Montgenèvre, le secteur du Chalvet fait sa révolution

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Montgenèvre, le secteur du Chalvet fait sa révolution

Deux télécabines 10 places, 32 millions d'euros et le plus gros investissement de l'histoire du domaine skiable et de la montagne française en 2026. Pour sa 120e saison, la doyenne des stations françaises offre une seconde jeunesse au secteur du Chalvet, son versant ensoleillé.
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RARM Montgenèvre, Maxime Petre
Adieu les petites cabines 6 places de 1981 et le vieux télésiège biplace à pinces fixes et ses dix minutes de montée dans le vent pour rejoindre la crête du Chalvet à presque 2 600 mètres.
Dès les vacances de Noël 2026, le secteur du Chalvet se redécouvre avec deux télécabines 10 places dernière génération, qui relient le cœur du village, près de l'obélisque Napoléon, au sommet du domaine en un temps record. Un chantier qui redessine tout un versant de Montgenèvre dans la continuité de l'élan pris par la station ces dernières années avec la construction de la télécabine du Rocher de l'Aigle.

Le Chalvet, le versant du soleil

Montgenèvre soufflera en 2027 ses 120 bougies. La naissance de la station a été en effet marquée en 1907 par l'organisation du premier grand concours international de ski sous l'égide du Club Alpin Français (CAF), soucieux d’intéresser le public à la cause du ski et de répandre cet exercice militaire dans les régions neigeuses. Ce village situé sur un col frontalier entre France et Italie devient ainsi le berceau historique du ski français.

Dans les années 30, Montgenèvre est l'une des premières stations françaises à s'équiper d'un téléski avec l'implantation d'un appareil fourni par l'équipementier suisse, Constam.

Après-guerre, le tourisme d'hiver décolle et l'engouement pour Montgenèvre se dessine. En 1948, une publicité du journal "L'Antenne" vante ce « pittoresque village » perché au sommet du col, à 2 km de Clavière : ensoleillement excellent, ciel pur, neige abondante de décembre à fin avril, deux remonte-pentes, une école de ski de sept classes et de belles itinérances à skis vers les Gondrans ou le Grand Charvia.

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Aussi, dans les années 50, alors que plusieurs téléskis équipent les pentes côté montagne du Chenaillet, la station regarde de l'autre côté du col : une face sud baigné de soleil et au potentiel immense. Y est alors installé le télésiège-télécabine du Chalvet, un appareil hybride biplaces en deux tronçons. Premier téléporté de la station, il marque une gare intermédiaire au plateau de la Bergerie avant de bifurquer vers la cime du Chalvet offrant aux pratiquants de la neige 700 mètres de dénivelé négatif. Le ski sur ce versant est né et bien né.

Les années 80 signent la grande modernisation du secteur. En 1981, le premier tronçon cède la place à une télécabine 6 places Agudio, qui conserve le tracé originel. En 1985, le second tronçon est remplacé par un télésiège fixe biplace Montaz Mautino, qui hisse les skieurs vers les pentes de la Combe du Loup et des Fournéous où un téléski dessert déjà une belle piste noire depuis 1975.

Le secteur s'est ensuite étoffé, avec le télémix de Serre Thibaud pour mieux relier adret et ubac, puis l'enneigement de culture des pistes du Chalvet. Mais plus de quarante ans après leur mise en service, les deux appareils de la ligne historique ne répondaient plus aux attentes des skieurs d'aujourd'hui : capacité limitée, confort rustique, montée longuette et exposée sur le biplace.

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Deux télécabines pour un nouveau Chalvet

Déjà en 2012, le renouvellement du second tronçon était à l'ordre du jour avec un projet de télésiège 6 places. Plutôt que de remplacer les appareils un par un, la Régie Autonome des Remontées Mécaniques a choisi de repenser le secteur d'un seul tenant. Avec un budget de 32 millions d'euros, c'est le plus gros investissement de l'histoire du domaine skiable et de la montagne française en 2026. Construites par Doppelmayr, fabricant également retenu pour le Rocher de l'Aigle, les deux nouvelles télécabines 10 places entreront en service pour les vacances de Noël 2026.

Premier étage, la télécabine Chalvet reprend le rôle de l'ancienne 6 places, depuis le village (1 854 m) jusqu'au plateau (2 137 m). Avec un débit de 1 700 personnes par heure et une vitesse de 6 m/s, le temps de trajet est divisé par deux. Ce départ rapide depuis le front de neige va mieux répartir les skieurs sur le domaine, notamment à l'heure d'ouverture. A l'arrivée, les skieurs auront le choix de poursuivre la montée en télécabine, de saisir la perche du téléski de l'Alpet ou de s'offrir une première mise en jambe sur les pistes tranquilles de Suffin ou Pharo. Les cabines panoramiques de 10 places assises restent ouvertes aux piétons, pour rejoindre le restaurant d'altitude Les Terrasses et la luge Monty Express.

Seconde section, la télécabine Fournéous remplace le télésiège biplace et grimpe de 2 137 à 2 572 mètres, soit 435 mètres de dénivelé. Son débit est plus élevé avec 2 015 personnes transportées par heure et le temps de trajet est divisé par trois. Elle ouvre un accès facilité à l'un des plus beaux sommets de Montgenèvre, à la piste panoramique de la Combe du Loup et à la piste sportive des Fournéous. Ce tronçon sera aussi la première remontée mécanique des Alpes du Sud équipée du système AURO de Doppelmayr, qui permet une exploitation autonome de l'appareil, sans conduite humaine. Le personnel, toujours présent sur site, sera ainsi davantage tourné vers l'accueil et l'information des skieurs.

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Une attractivité indéniable

Si Montgenèvre peut s'offrir le chantier le plus ambitieux de son histoire, c'est qu'elle bénéficie d'une aura construite depuis des décennies. Dès décembre 1931, la revue "Les Stations françaises" la présente comme « le rendez-vous de tous les skieurs », grâce à ses champs de ski très vastes et de configuration très variée.

Son secret tient aussi à la météorologie. La même revue souligne que, plus encore que l'enneigement constant, c'est l'ensoleillement qui fait la différence : il peut neiger 48 heures d'affilée grâce au fameux retour d'est, puis un coup de vent chasse les nuages et « Maître Phébus reprend sa place dans notre ciel ». Près d'un siècle plus tard, la garantie neige reste intacte : Montgenèvre est chaque année la première station des Alpes du Sud à démarrer, fin novembre, pour cinq mois de ski non-stop jusqu'à fin avril.

L'autre force de Montgenèvre, c'est son ouverture sur l'Italie. Depuis 1977, la station est reliée à la Vialattea, le plus grand domaine skiable du Piémont et le deuxième d'Italie. Avec ses 400 kilomètres de pistes, la Voie Lactée est l'un des deux seuls domaines franco-italiens de France, aux côtés de La Rosière. Le tout à 20 minutes de navette de la gare TGV d'Oulx et à 4h40 de train de Paris.

Enfin, la station a toujours su investir pour franchir des caps : la télécabine des Chalmettes en 1977, qui révolutionne l'accès au domaine d'altitude en consolidant le ski sur les pentes du Gondran, celle du Chalvet en 1981, puis deux télémix en 2008, Serre Thibaud et Chalmettes. Régie publique depuis 1980, l'exploitant réinvestit systématiquement ses bénéfices dans le développement du territoire, et la désignation comme site de compétition des Jeux Olympiques d'hiver 2030 offre un nouvel horizon avec l'accueil des disciplines de neige parmi les plus spectaculaires.

Les deux télécabines du secteur du Chalvet s'inscrivent dans cette lignée : le versant ensoleillé, que des remontées vieillissantes avaient peu à peu relégué dans le cœur des skieurs, retrouve toute sa place, pour du ski contemplatif et sportif, avec ses pistes variées et un panorama circulaire de premier ordre face aux massifs des Écrins, des Cerces et du Queyras.

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Côté italien, une nouvelle liaison en altitude

Autre nouveauté de l'hiver, mais portée cette fois de l'autre côté de la frontière : le télésiège Gimont - Colletto Verde, piloté par l'administration italienne. Il marque une nouvelle étape dans le partenariat entre la Régie de Montgenèvre et Sestrières S.p.A., exploitant de la partie italienne de la Voie Lactée.

Ce télésiège 4 places débrayable n'est autre que l'ancien télésiège du Col Saurel, inexploité depuis 2015. La gare aval reste quasiment au même endroit, au niveau du refuge Gimont, tandis que la ligne est réorientée vers le Rocher de l'Aigle : la gare d'arrivée s'installe ainsi sur la plateforme frontalière, juste à côté de la gare amont de la télécabine éponyme, à 2 560 mètres.

Ce tracé inédit ouvrira une liaison d'altitude dans le sens Italie – France et un nouveau sens de circulation entre les deux versants, sans redescendre en vallée.

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Rendez-vous sur les pistes pour découvrir toutes ces belles nouveautés !

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Article sponsorisé, rédigé en partenariat avec Montgenèvre
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Texte, Photos Maxime Petre
Cette montagne que l'on découvre...Au loin de toutes parts est presque toujours devant nos yeux
 

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