La place des femmes en montagne n’a pas toujours été sur les sommets, encore moins en tête de cordée et ce, durant de longues années. On ne les attendait pas là, on ne les voulait pas. La montagne est longtemps restée une affaire d’hommes, un lieu dangereux où la gente féminine n’était pas la bienvenue. À tel point qu’elles n’étaient pas admises dans les clubs d’alpinisme ni, plus tard, dans les écoles de ski ou les compagnies de guides, pas plus que dans les compétitions ou les expéditions, et encore moins dans les revues relatant les exploits des alpinistes et des sportifs. Pourtant, pas à pas et discrètement, année et après année, les femmes ont fini par s’imposer. Exploratrices, alpinistes, compétitrices, monitrices, guides, entrepreneures, les pionnières ont marqué l’histoire, participé au développement du tourisme de montagne et entraîné dans la pente, à la montée comme à la descente, les millions de pratiquantes qui sillonnent la montagne aujourd’hui.
Hélas, les femmes restent minoritaires, encore trop souvent derrière. C’est pourquoi des initiatives sont se montées pour les encourager et les mener, si possible en tête, à accomplir leurs rêves. C'est par exemple le cas de la Women2Women Academy, un programme imaginé par la guide Aurélia Lanoë. Orchestré en collaboration avec les marques Tecnica, Blizzard et Petzl, le but du projet est de permettre aux femmes d'améliorer leurs connaissances de la montagne, de la pratique du ski de randonnée, de leur enseigner comment organiser une sortie en toute sécurité et diriger un groupe. Mais avant d'en parler plus en détail, petit tour d’horizon de la place des femmes en montagne et son évolution.
Bien avant l’avènement de l’alpinisme et le développement du tourisme, les montagnes étaient perçues comme ce qu’elles étaient, hostiles. Les habitants s’en tenaient à l’écart, tout en leur portant le respect que ses dangers imposaient. En effet, jusqu’au 18ème siècle, la haute montagne n'était ni parcourue, ni habitée en permanence. Seuls quelques audacieux bergers en quête d'alpages d'été, chasseurs de chamois, chercheurs de cristaux et autres contrebandiers se risquaient dans ces zones inconnues au-dessus des forêts. Et, plus rarement, des expéditions avaient été montées dans les Alpes ou les Pyrénées par des nobles pour asseoir leur supériorité ou, plus tard, par des aristocrates en quête d’aventure.
Dès 1760, la science donne une justification idéale à l’ascension des sommets. Les ascensionnistes et les excursionnistes se pressent alors dans les vallées, le métier de guide est inventé pour les accompagner et les mener. En 1786, Michel-Gabriel Paccard et Jacques Balmat gravissent le Mont-Blanc pour la première fois. Un siècle plus tard, la pratique du ski en tant que sport commence à se déployer. Puis, au tout début du 20ième siècle, les stations se développent. En 1907, Montgenèvre devient la première station de ski de France. Le tourisme de montagne est né. Et ce qui est frappant, c’est que, bien que présentes dans toute les phases de cette évolution, les femmes ne sont presque jamais citées. Rarement encensées, faiblement honorées, quels que soient leur rôle, leur participation ou leur réussite, comme si elles ne comptaient pas.
Et pourtant, c’est en 1786 exactement, (la même année que la victoire au Mont-Blanc) que la première ascension féminine fût enregistrée. Les 3.096 m du Mont Buet furent gravis par les sœurs Parminter, accompagnées de leur cousine du Devonshire et 2 guides. Exploit qui passa largement inaperçu jusqu’à la parution d’un article de Gavin de Beere dans la revue « Alpine Club Review », paru en 1957. Il en resta néanmoins au Mont Buet le surnom de « Mont-Blanc des dames », probablement inspiré de cet épisode. Malgré tout, voire même envers et contre tout, les femmes se frayèrent peu à peu un chemin et réussirent à s’imposer là où on ne les attendait pas.
Elizabeth Le Blond fonda le tout premier regroupement d’alpinistes féminines, le « Ladies Alpine Club » en 1907. La Baronne Noémie de Rotschild fit bâtir l’Hôtel du Mont-D’arbois à Megève en 1921, amorce de la création de la station. À cette même période, les femmes réussirent à s’émanciper enfin de leurs jupes fort convenables mais si peu commodes à leurs pratiques sportives, au profit des pantalons, puis des fuseaux pour le ski. Prémices à d’autres évolutions dans l’habillement et le matériel qui faciliteront leurs activités, que nous verrons plus tard. En 1931, les femmes obtinrent le droit de participer aux épreuves de ski alpin internationales, puis olympiques en 1936. La première femme moniteur de ski, Georgette Thiolière, obtint son diplôme en 1933 mais il fallut attendre 50 ans de plus pour voir Martine Rolland devenir la première femme guide d’Europe. Et, c’est seulement en 1985, que la très fermée Compagnie des Guides de Chamonix, accueillit Sylviane Tavernier en ses rangs.
En résumé, de Marie Paradis à Lise Billon, en passant par les sœurs Goistchel, Annie Famose, Perrine Pellen, Catherine Destivelle, Christine Janin, Laurence de la Férrière et, plus récemment, Liv Sansoz, Tiphaine Duperier, Aurélia Lanoë, Tessa Worley, Romane Miradoli ou Emily Harrop, nombreuses sont celles qui ont fait bouger les lignes et inspiré des milliers d’autres femmes à pratiquer leur passion sans complexe. Les femmes représentent d’ailleurs en France actuellement 44% des skieurs, 42% des grimpeurs et 30% des skieurs de randonnée. Une participation loin d’être anecdotique. On constate cependant sur le terrain que peu d’entre elles prennent la responsabilité de l’encadrement d’un groupe, encore moins un groupe mixte. Ce n’est guère mieux côté professionnel. Elles ne représentent encore que 2,5% des guides de haute montagne et 25% des moniteurs de ski. Comment expliquer cela ? Seraient-elles moins capables que les hommes de mener des cordées ou de faire la trace ? S’en sentiraient-elles moins capables ? Le milieu leur accorderait-il moins de crédit ? Ou bien encore manqueraient-elle d’équipement adéquat pour exercer ?
En ce qui concerne ce dernier point, force est de constater que les choses ont bien évolué depuis le 18ème siècle. Côté textile, exit les convenances, la jupe et les manteaux longs. Bienvenue aux vêtements confectionnés en matières techniques légères, compressibles, extensibles, qui protègent du froid, du vent, de l’eau, évacuent la transpiration et dont les coupes s’adaptent parfaitement à la morphologie féminine et aux besoins des sportives.
Côté matériel, la chose semble moins évidente, moins naturelle. En 1967 toutefois, la première chaussure de ski spécialement adaptée à l’anatomie du pied féminin est lancée. Cela, grâce à l’utilisation du plastique et des résines polyester dans la composition des chaussures modernes. Au fil des décennies qui suivent, toutes les marques développent à leur tour des chaussures pensées pour les spécificités anatomiques et morphologiques de la femme. Et pour les différentes pratiques de montagne : ski alpin, ski de randonnée, alpinisme, etc…
Il faudra attendre le début des années 2000 pour que les fabricants de ski s’intéressent à la chose et développent les premiers produits pour femmes. Les décors se féminisent radicalement. En 10 ans, les gammes femmes et filles sont devenues incontournables. Plus ou moins différents des modèles unisexes, les skis spécialement conçus pour les femmes bénéficient parfois d’une construction spécifique. Ils sont généralement plus courts, plus étroits au patin, plus légers, montés en avant (place des fixations sur le ski).
Enfin, pour compléter la panoplie, les plus grandes marques proposent aujourd’hui des bâtons, casques, sacs à dos, baudriers, sacs de couchages et autres accessoires adaptés à la morphologie des femmes et à leurs besoins exclusifs. Impossible donc de dire que le matériel serait un frein à la pratique féminine et, en particulier, à l’autonomie des femmes en montagne.
Il semblerait plutôt que les réticences soient de nature culturelle. Et pas seulement parce que la montagne serait un « milieu d’hommes », une sphère un peu trop misogyne qui met ces dames à l’écart. Mais peut-être aussi, et plus globalement, par un manque de confiance en soi, un sentiment de ne jamais être prête, un syndrome de l’imposteur, tous trois bien ancrés dans l’esprit de la gent féminine.
C’est ainsi que, partant de ce constat, des groupes féminins (associations Lead The Climb et Girls to the Top), des blogs, un festival dédié (Femmes en Montagne), ont émergé depuis une dizaine d’années, afin de faire découvrir et valoriser la pratique au féminin, l’encourager, former les pratiquantes à l’autonomie et au leaderships dans les sports de montagne. Ce qui était déjà l’esprit du « Ladies Alpine Club » mentionné plus haut. Mais, contrairement à l’époque, la diversité et la puissance des moyens de communication actuels ont permis de porter plus haut et plus loin la voix des athlètes, des professionnelles et des influenceuses.
Ces communautés, dans lesquelles chacune peut trouver de quoi s’inspirer, partager, découvrir, explorer, apprendre ou s’amuser, voire tout à la fois, sont primordiales dans l’évolution des mentalités et dans l’évolution de la place des femmes en montagne. Quelques marques l’ont bien compris et se sont investies auprès de ces communautés ou les ont même développées, afin de soutenir et encourager aussi bien les pratiquantes que leurs initiatives.
C’est le cas par exemple de Petzl et Tecnica- Blizzard. Depuis longtemps déjà les deux entreprises proposent des produits adaptés aux femmes et sponsorisent des athlètes féminines. Mais, l’une comme l’autre, et de manière différente, ont mis en place des actions destinées à encourager les femmes, à les former et à stimuler la sororité.
Pour Petzl, il s’agit avant tout d’inclure les femmes à tous les niveaux, et de favoriser leur pratique des sports de montagne. Une démarche axée particulièrement sur l’alpinisme, le ski de pente raide et de randonnée, la cascade de glace et autres disciplines hivernales ou estivales pour lesquelles un équipement dédié est nécessaire. Depuis une dizaine d’années, le fabricant investi auprès des femmes, bien qu’elles soient moins nombreuses que les hommes dans l’univers de la verticalité. Moins nombreuses aussi « à demander des partenariats » confie François Kern, responsable communication sport France chez Petzl. « Probablement parce qu’elles se sentent moins légitimes, parce qu’elles n’ont pas envie de se mettre en avant » complète-t-il. Toujours cette question de confiance en soi…. La marque donc, soutient des athlètes féminines d’horizons variés comme Tiphaine Dupérier, Lise Billon, Julia Chanourdie, Maud Vanpoulle et, depuis quelques temps, une influenceuse outdoor, Camille Auriol. En parallèle, Petzl apporte un support matériel ou financier à nombre d’initiatives consacrées aux femmes, à la création de films qui consacrent leurs exploits, à l’organisation d’événements ou de stages 100% féminins avec ses ambassadrices, Aurélia Lanoë en tête.
Pour Tecnica-Blizzard, l’année 2015 marque un véritable tournant. Cette année-là, sous l’impulsion de la skieuse et responsable produits et marketing Mariaelena Rizzieri, le groupe inaugure le programme Women2Women. Un engagement à rendre l’expérience du ski inclusive, encourageante et amusante pour toutes les femmes. Cela via des développements de produits exclusifs (faits par des femmes, pour des femmes), des programmes éducatifs variés (visant à augmenter les compétences des participantes dans leur domaine de prédilection) et la création d’une communauté internationale inspirante, qui englobe toutes les skieuses, quelles que soient leur pratique et leur expertise, de la débutante à l’athlète de haut-niveau. Une approche globale qui trouve rapidement écho auprès des femmes. En particulier grâce aux actions menées partout dans le monde, directement par l’entreprise, ou en partenariat avec celle-ci.
En France, cela se traduit par un planning complet d’événements qui se déroulent sur la saison d’hiver. Pour les skieuses débutantes à intermédiaires, Tecnica-Blizzard organise 6 sessions de ski alpin ou de randonnée axées autour de l’aspect communautaire et du plaisir, en partenariat avec la communauté GirlsUp. En parallèle, plusieurs séjours courts de ski de randonnée et yoga ou Pilates dans les Alpes, encadrés par des ambassadrices de la marque et monitrices de ski Britt Monnier et Laura Peythieu, viennent compléter le dispositif à destination des sportives de niveau intermédiaire à expert. Cette saison, Laura propose en supplément deux séjours d’une semaine en Norvège, fin avril, début mai.
Deux autres projets visent, quant à eux, les skieuses plus expérimentées ou les amatrices d'alpinisme. Le premier, en lien avec l'association Lead The Climb, a pour but de financer un stage "grande course", qui consiste à emmener les alpinistes féminines dans des grandes voies, type face nord de l'Aiguille du Midi. Pour ce faire, Blizzard a choisi de reverser 100€ de don à l'association pour chaque paire de son ski Black Pearl 88 en édition limitée vendue en France. Un soutien financier important qui permet à Lead The Climb d'accompagner plus de femmes, plus loin et plus haut. Le second projet, conçu pour accompagner les expertes en ski de randonnée, est celui de la Women2Women Academy que nous allons découvrir en détail ci-après.
La Women2Women Academy est un projet ambitieux qui regroupe, sur des pratiques communes, à la fois Tecnica-Blizzard et Petzl. Co-organisé par les deux entreprises et la guide Aurélia Lanoë, le projet vise exclusivement les amatrices de ski de randonnée de niveau expert, habituées aux pratiques de type alpinisme, à l’aise avec le matériel technique (crampons, piolet, cordes, mousquetons, dégaines, amarrage, etc…).
Réparti en trois stages de trois jours, le projet a plusieurs objectifs. En premier lieu, aborder les différentes facettes du ski de randonnée. Mais également, voir ou revoir les notions de cartographie, nivologie, la recherche en avalanche, les techniques de corde. Ensuite, pour se perfectionner, découverte des techniques spécifiques à la pratique sur terrains variés, comme par exemple, sur glacier. La priorité des stages étant mise sur l’apprentissage de l’organisation et de l’encadrement d’itinéraires en sécurité et en autonomie.
Les trois séjours Women2Women Academy de l’hiver 2026 se sont tenus, pour les deux premiers, début février, dans le Massif de la Vanoise, puis dans la vallée de la Clarée. Le troisième, quant à lui, s’est déroulé début mars quand le Queyras. Chaque stage, d’une durée de trois jours, regroupe au maximum six participantes triées sur le volet. Chacune débourse une somme forfaitaire de 250€ qui finance en partie la guide à l’initiative des stages, Aurelia Lanoë. Le complément (encadrement, hébergement en refuge, repas) est financé par le duo Petzl / Tecnica-Blizzard. En prime, les partenaires et co-organisateurs prêtent du matériel approprié : chaussures, skis et peaux, pour Tecnica-Blizzard ; crampons, baudriers, piolets et kits de secours en crevasse pour Petzl.
Chaque session possède sa particularité. Assez logiquement, celle du Col de la Vanoise, qui permet des itinéraires sur glacier, porte en grande partie sur les techniques d’alpinisme, les spécificités du terrain glaciaire et le secours en crevasse. La seconde, en Vallée de la Clarée, insiste sur la cartographie et la préparation d’itinéraires. La dernière dans le Queyras, plus générale, revient sur toutes les notions de bases du ski de randonnée, sans oublier les techniques de cordes.
Le programme, qui existe depuis quatre ans déjà, a vocation à perdurer. Toujours avec plusieurs étapes par hiver, selon les conditions d'enneigement et ce qu'il sera possible de faire. Des stages à la fois similaires et uniques, adaptés chacun au massif sur lequel il se déroule, permettant d’acquérir ou approfondir son expérience et ses compétences. À l’avenir, l’envie perdure d’accueillir de nouvelles venues chaque année, de découvrir de nouvelles pratiques, comme par exemple le ski de pente raide, et de s’aventurer sur de nouveaux territoires, d’autres massifs, avec en ligne de mire, pourquoi pas, les Pyrénées.
Les participantes se retrouvent au point de rendez-vous fixé par Aurélia, guide et organisatrice. C’est elle qui fournit et répartit l’équipement prêté par Tecnica-Blizzard et Petzl. Après vérification des sacs et de leur contenu, du bon fonctionnement du matériel de sécurité, en particulier du DVA, du bon réglage des skis, elle annonce le déroulé des trois jours à venir, rappelle quelques règles et s’assure que chacune ait bien une carte (papier ou digitale) du massif qui va être parcouru. Durant le stage, la plus grande majorité du temps sera employée à évoluer en peau de phoque (à descendre un peu aussi). Les enseignements et ateliers divers sont mis en œuvre par Aurélia au fil de la montée et des particularités du terrain.
Des rappels essentiels sur la sécurité, le bon usage de son équipement et l’importance de l’hydratation, jusqu’aux exercices de sauvetage en crevasse, en passant par les manipulations de cordes diverses, l’utilisation des crampons, les descentes en rappel, rien n’est oublié durant le séjour. Chacune passe en tête à son tour. Régulièrement, Aurélia revient sur l’importance de l’observation des pentes, de leur exposition et de la neige, des traces, des autres randonneurs sur site. Elle n’oublie pas de revenir sur la nécessité de prendre l’ensemble du groupe en considération, les souhaits des participantes, l’importance de s’assurer que tout le monde suit dans de bonnes conditions et la capacité de la chef de file à prendre les (bonnes) décisions pour le groupe. Chaque instant est source d’apprentissage.
La soirée au refuge laisse la place à un temps d’échange pour faire le bilan de la journée et préparer celle du lendemain. C’est l’occasion de découvrir les prévisions météorologiques, le BERA, de revenir sur la lecture de carte, la préparation d’un itinéraire et d’un plan B, voire d’un plan C. Aurélia demande à chacune d’imaginer quel sera son parcours, les pentes sur lesquelles il faudra faire des conversions, celles sur lesquelles il faudra prévoir un équipement spécifique, type crampons, ou des manœuvres de cordes. C’est également le moment de revoir le contenu de son sac ou de le réorganiser pour la sortie à venir et de vérifier le bon réglage du matériel qui pourrait être nécessaire. C’est aussi l’occasion de faire connaissance, d’échanger sur son expérience et ses attentes, de créer la cohésion de groupe. Chaque stage est unique mais pour chacun d’entre eux, Aurélia s’attache à ce que l’ensemble des engagements soient tenus et que les participantes en sortent plus compétentes et plus confiantes, des étoiles plein les yeux et l’envie de se lancer en tête de cordée.
Le profil des femmes sélectionnées à ces stages est, outre l’expérience et le niveau de pratique qui font partie des pré requis à l’inscription, assez homogène. Celles que nous avons rencontrées au cours du séjour de la Vanoise étaient, bien sûr, jeunes (25/35 ans) et en très bonne forme physique malgré, pour l’une d’entre elles, un long parcours de rééducation toujours en cours. Ayant grandi dans les montages ou installées à proximité, toutes pratiquent assidument plusieurs activités de montagne en plus du ski de randonnée. Enthousiastes, motivées pour apprendre, partantes pour toute expérimentation, studieuses et concentrées, elles sont venues chercher quelque chose et entendent bien repartir avec, plus compétentes encore, et plus autonomes. Un de leur point commun marquant cependant, et la raison de leur présence : leur manque de confiance en elle. Ce sentiment de n’être pas encore prêtes à diriger une sortie et encadrer un groupe, malgré leur expérience confirmée.
Et pourtant, on ne peut pas dire qu’elles manquent de tempérament. Rien que leur pratique le prouve. Et, aussi, leurs métiers respectifs. De ceux qu’on appelait à une certaine époque, des « métiers d’hommes ». L’une est architecte et dirige des ouvriers sur les chantiers, une autre est monitrice de canyoning et gère déjà des groupes mixtes, mais pas dans la neige, c’est vrai. Les autres sont ingénieur en informatique, interne en anesthésie, ex-responsable RH en train de monter sa propre activité et enfin, responsable de la communication d’un exploitant de remontées mécanique en station, dont la mission la mène régulièrement à grimper dans l’hélicoptère qui permet aux pisteurs de déclencher le PIDA aux aurores. Bref, des femmes fortes, au caractère bien trempé, largement capables de diriger une petite troupe vers les cimes. Votre métier ne vous sera pas demandé pour participer, mais il est fort à parier que vous aurez quelques points communs avec Diane, Marie, Caroline, Coline, Maud et Loriane. Si l’expérience vous tente, n’attendez plus, foncez ! Le planning de la prochaine saison sera en ligne à l’automne prochain, mais l’entraînement commence maintenant.
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