Pourquoi et comment porter un baudrier en ski?

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Pourquoi et comment porter un baudrier en ski?

Petzl
Le premier point est donc de savoir pourquoi on porterait un baudrier.
Le ski sur glacier a toujours existé, mais la récente mode de la pente raide et des lignes tortueuse a multiplié les cas d'utilisation d'un baudrier en ski. On ne parle pas ici du skieur qui va faire de l'alpinisme, avec tout le matériel et les connaissances appropriées. On parle plutôt du skieur qui pourrait avoir besoin d'un bout de corde ponctuellement pour se sortir d'un mauvais pas ou franchir un rappel avant de poursuivre sa descente.

L'alpiniste ne se pose pas la question, il va être encordé pendant la majeure partie de sa journée, il va passer un certain temps suspendu sur la corde et il va sans doute porter un paquet de matériel d'assurage et de progression, toute une quincaillerie technique suspendue à ses porte-matériels.

Pour le skieur, le baudrier ne va servir à rien la plupart du temps. Il va le porter sur lui sans que rien n'y soit attaché, juste au cas où. Sur glacier, le plus probable est que le baudrier ne sera jamais mis en tension, un peu comme un DVA qu'on porte chaque jour sans qu'il ne soit jamais utile, et heureusement.

En pente raide, le programme comporte généralement une montée en solo et une descente à skis éventuellement ponctuée d'un rappel. Pas d'encordement donc, sauf imprévu ou passage de rimaye, mais le baudrier sera réellement utilisé pour ce qu'il est, avec même un temps en suspension sur la corde. On aura besoin d'y connecter un descendeur, et sans doute une longe pour se protéger au relais en attendant son tour.

Car le baudrier ne sert à rien tout seul, il n'est que l'outil pour connecter votre corps à un système d'assurage.

Le cas le plus facile, c'est le ski avec un guide. C'est lui qui gère tout le matériel à votre place, vous aurez peut-être au baudrier un mousqueton ou une longe pour vous encorder rapidement en cas de besoin, mais vous n'avez même pas besoin de vraiment comprendre pourquoi.

Le cas général demande plus d'implication de votre part, car si vous portez un baudrier, c'est que vous portez du matériel avec vous, et que vous savez à quoi il sert. Si vous ne savez pas, revenez vite à la ligne juste au dessus et demandez au guide de vous expliquer !

Préparation du RAD System en fonction de la situation prévue.

Donc, pour deux skieurs autonomes, on peut trouver différents matériels en fonction du terrain abordé.

Sur glacier, le baudrier porte souvent une longe, qui servira à se connecter rapidement à un amarrage en cas de besoin. Deux broches à glace, une de chaque côté du bonhomme, pour avoir un amarrage où connecter votre longe dans la crevasse ou au juste au dessus si vous êtes restés en surface et que votre pote a chuté. Un anneau de sangle pour relier les deux broches si possible, et le nécessaire pour organiser un mouflage de base (une poulie bloqueur, un bloqueur léger et la corde qui sort du sac). Tout ça nous fait trois à cinq mousquetons connectés au porte matériel du baudrier, ou même à la bretelle du sac à dos. Ca va commencer de faire un peu gling-gling en skiant mais ça reste léger.

En pente raide, on peut avoir le même besoin s'il y a de la glace, plus encore si on prévoit de pitonner des rappels de fortune, mais on sera souvent beaucoup plus léger. Par exemple en terrain rocheux avec un seul rappel prévu sur relais en place, la longe au baudrier reste une bonne base pour se connecter au relais, mais pour le reste, tout peut se trouver dans le sac et sortir tranquillement lorsqu'on installe le rappel. Dans ce genre de cas, certains skieurs portent même leur baudrier sous le pantalon, avec uniquement la boucle de connexion du harnais qui sort par dessus la ceinture. On n'a pas encore bien compris la raison de cette pudeur excessive, mais ce souci de style existe et mérite d'être mentionné.

Justement, tous les baudriers ne peuvent pas se porter si facilement sous le pantalon, il en faut un avec un point de connexion haut, comme le Fly. Avec un point de connexion avant comme on trouve sur la plupart de baudriers, on peut imaginer faire sortir la boucle par la braguette du pantalon, mais chacun son truc... Ceci nous amène au fait que tous les baudriers ne se ressemblent pas, et que pour le ski, à part le détail qu'on vient de voir, il y a un paquet de spécificités qui peuvent orienter votre choix.

En premier lieu, comme on a vu plus haut, on ne va pas passer beaucoup de temps suspendu dans le baudrier, il faut donc surtout privilégier le confort en ski. Les sangles larges et rembourrées sont inutiles, et lourdes. On n'a pas besoin de gros porte-matériels non plus, et c'est autant de poids et de volume en moins. Un baudrier spécifique pour le ski (Altitude ou Fly) pèse moins de la moitié du poids d'un baudrier polyvalent d'alpinisme (Aquila) et il y a plus de 200 g de différence à taille égale. On en connait qui paieraient cher une telle différence de poids entre deux skis... Mais surtout, si le poids semble accessoire, c'est le gain de volume qui est appréciable. Plus fin quand on le porte, plus fin sur les lombaires là où porte le sac à dos, et vraiment tout petit une fois plié dans le sac, un détail qui n'en est pas un quand la compacité du sac à dos participe au plaisir du ski.

Il est intéressant aussi que le baudrier soit réglable à la fois à la ceinture et aux cuisses. On ne porte pas le même pantalon en janvier et en avril, mais on ne va pas s'amuser à avoir plusieurs baudriers, donc c'est bien de pouvoir ajuster. Cela permettra aussi de détendre le serrage pour la marche et pour la descente, et de reprendre un peu de précision au moment de se suspendre dans le rappel, sachant qu'une grande part du confort d'un baudrier se joue là: quand la ceinture et surtout les cuisses sont trop larges elles se placent mal et réduisent le confort en suspension.

Enfin, une caractéristique spécifique des Fly et Altitude (comme d'autres modèles dautres marques), c'est de pouvoir les mettre sans les enfiler par les pieds. Si vous skiez le matin en station avant de partir faire un itinéraire plus funky l'après midi, vous apprécierez probablement de ne pas avoir à enlever les chaussures de ski pour mettre le baudrier? En fait vous pouvez même les enfiler en gardant les skis aux pieds, un cas qui ne se présente pas souvent quand on anticipe les choses correctement, mais un avantage pas négligeable pour autant dans l'activité ski.

Pour être complet, il faut citer une différence essentielle entre le Fly et l'Altitude : le premier est un harnais extrémiste, vraiment léger, vraiment minimaliste. Avec ses deux points d'attache séparés, qui doivent absolument être connectés ensemble lors de l'encordement, il n'est pas pratique d'y fixer une longe, puisqu'il faudrait l'enlever et la remettre à chaque fois qu'on enfile le baudrier. On peut de toutes façons questionner l'intérêt de choisir le harnais le plus léger du marché pour le "plomber" avec 120g de longe. L'Altitude, légèrement plus lourd, légèrement moins discret sur soi et dans le sac, peut maintenant faire figure de harnais classique et polyvalent à côté du Fly.

Dans les deux cas, ce sont des solutions légères et efficaces, qui ont le mérite de se faire oublier pour ne pas détourner le skieur de son sujet principal : skier.

Article sponsorisé, rédigé en partenariat avec Petzl.

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