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"Au temps" ou "Autant" pour moi ???
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byron le 25 février 2008 11h27

Mr_Moot (25 février 2008 10 h 47) disait:

Ô grand prophète, dis-nous où sont les lames de fond, parce que pour les gens ordinaires comme moi, il faut peut-être cinquante années de recul avant de savoir où elles étaient.
Exemple : Robbe-grillet vient de mourir. Il y a eu 80 personnes aux obsèques du "pape" du "nouveau roman". On l'a encensé en son temps, les snobs en ont fait un rénovateur de la littérature, mais vois-tu, il n'en reste pas grand chose, si ce n'est des pavés imbuvables qui seront bien vite oubliés et que seuls les spécialistes en mal de sujets de thèse connaîtront.

Et justement, avec 50 années de recul ou même 70 ans, on peut reconnaître ceux qui se sont plantés dans les grandes largeurs, et ceux qui ont eu l'intuition, sur le moment, de la lame de fond... Parce que là, tout ce que tu nous proposes, c'est un maelstrom sentencieux selon lequel de toute façon on n'en sait rien, personne ne sait et on ne saura que dans 50 ans... D'une part en usant de cet argument, tu décrédibilises tes propos précédent quand tel un dindon tu te gaussais des nouvelles entrées dans le dictionnaire (au pire on n'aura qu'à les sortir !), puisqu'on ne peut savoir avant 20 ou 50 ans, d'autre part tu te trompes et tu planques un engagement craintif derrière un conservatisme crispé...


La Culture, c'est comme l'Histoire, ceux qui la font en sont rarement conscients, parce que leur importance "définitive" se révèle bien après leurs actes, et la plupart du temps, leurs vies. Le "phénomène culturel de l'année", c'est une opération marketing, dont la pérennité pour les siècles n'est rien moins que douteuse.
Je me suis toujours opposé à l'artificiel éphéméride culturel. Et je m'y arrête pas simplement, je l'ignore totalement, je ne me sens aucunement engagé par le moment médiatique (contrairement à toi par exemple qui a l'air de le subir très personnellement). Quant à cette idée que les acteurs ne sont pas conscient de leurs faits, je serai bien curieux que tu me détailles cette idée plus précisément... ça sonne bien, mais ça n'en reste pas moins un cliché ! Demande à Céline s'il a eu un doute (conspué par un académicien qui trouvait qu'il devrait parler de choses qui élèvent plus que de traiter de la fange), demande à Proust s'il ne se rendait pas compte de son oeuvre...

Tu nous ressors le coup de la "langue fasciste", c'est bien, tu connais par cœur ton Barthes et ton Bourdieu. Bon, m'enfin, là, on est bien obligé de descendre au niveau des discussions de comptoir : cette affirmation a causé le sabordage de l'enseignement du français.

Comme souvent, Moot, dans ton emportement réactionnaire, tu confonds les causes et les effets ! Le constat est juste, et ce n'est pas parce que la solution proposée a parfois été ridicule ou inappropriée, qu'elle remet en cause ce constat !!! On ne pourra pas reprocher à la gauche de ne pas avoir tenté des solutions et quand bien même tes cris d'orfraies, je ne pense pas que le mal fût plus grand que le problème... Je ne crois pas que l'élite académique se rétrécisse, et je ne pense pas que l'ascenceur soit bcp plus en panne aujourd'hui qu'il y a 30 ou 50 ans... Surement qu'on a eu tort de faire croire à beaucoup de gens qu'ils pourraient améliorer leur situation, qu'en travaillant ils pourraient gravir les échelons de la société... Pas plus, mais pas moins non plus qu'hier...


Quant à l'Académie Goncourt, elle n'a jamais eu d'autre destination que de décerner un prix littéraire et de réunir des écrivains. Elle n'est en rien une concurrente de l'Académie française.
Bah, justement, le seul prix jusque là était celui de l'académie française (il n'était pas encore connu pour ses croisades orthographiques, comme dit Sandy, quand on n'a plus le lyrisme...) et l'académie Goncourt s'est faite sur la ringardisation de la frenchy... Les goncourt reprochaient à la Française d'être passée à côté des grands écrivains du 19ème siècle, Flaubert, Zola ou Beaudelaire...

chocard le 25 février 2008 13h37

vosgesfreeride (24 février 2008 15 h 26) disait:
"autant pour moi" est beaucoup plus juste, sur le plan sémantique: "autant" apporte une notion quantitative, plutôt que temporelle.

C'est plus juste dans une discussion du genre
"Tu prends combien de pommes de terres avec ton steak?
-Trois.
-Autant pour moi!"

"Autant pour moi", ça ne me paraît pas plus juste, sémantiquement que "au temps". Comme il s'agit d'une expression, qui a certainement une origine, puis qui a été déformée, pourquoi vouloir l'écrire à sa façon?

C'est comme ça qu'on se retrouve avec le verbe "nominer" dans le dictionnaire (merci la télé-réalité, et que bientôt on aura des mots issus du langage SMS!

Mr_Moot le 25 février 2008 14h46

Parmi tout ce fatras byronesque, je ne pouvais tout commenter, il m'a fallu faire un choix.

byron disait:
Comme souvent, Moot, dans ton emportement réactionnaire (1), tu confonds les causes et les effets (2)! Le constat est juste, et ce n'est pas parce que la solution proposée a parfois été ridicule ou inappropriée, qu'elle remet en cause ce constat !!! On ne pourra pas reprocher à la gauche de ne pas avoir tenté des solutions et quand bien même tes cris d'orfraies, je ne pense pas que le mal fût plus grand que le problème (3)... Je ne crois pas que l'élite académique se rétrécisse, et je ne pense pas que l'ascenceur soit bcp plus en panne aujourd'hui qu'il y a 30 ou 50 ans (4)... Surement qu'on a eu tort de faire croire à beaucoup de gens qu'ils pourraient améliorer leur situation, qu'en travaillant ils pourraient gravir les échelons de la société (5)... Pas plus, mais pas moins non plus qu'hier...

(1) -> petit rigolo, va. Tu brandis ton épouvantail. Je préfère être réactionnaire plutôt que béni-oui-oui.
(2) -> c'est pourtant facile : la cause se produit toujours avant l'effet.
(3) -> le mal est visible, pourtant, il suffit de voir la production écrite de la plupart des bacheliers d'aujourd'hui. Quant au problème, il n'y en avait pas à ce niveau.
(4) -> bien sûr que si. Il suffit de voir la proportion d'élèves issus de milieux modestes dans les Grandes écoles les plus prestigieuses, là où le niveau n'a presque pas baissé. Les fameuses "élites sociales" se reproduisent encore plus efficacement qu'à l'époque de Bourdieu.
(5) -> on a fait exactement le contraire : leur faire accroire qu'ils avaient tous droit à un "niveau supérieur".

byron le 25 février 2008 14h57

Mr_Moot (25 février 2008 14 h 46) disait:

(1) -> petit rigolo, va. Tu brandis ton épouvantail. Je préfère être réactionnaire plutôt que béni-oui-oui.
(2) -> c'est pourtant facile : la cause se produit toujours avant l'effet.
(3) -> le mal est visible, pourtant, il suffit de voir la production écrite de la plupart des bacheliers d'aujourd'hui. Quant au problème, il n'y en avait pas à ce niveau.
(4) -> bien sûr que si. Il suffit de voir la proportion d'élèves issus de milieux modestes dans les Grandes écoles les plus prestigieuses, là où le niveau n'a presque pas baissé. Les fameuses "élites sociales" se reproduisent encore plus efficacement qu'à l'époque de Bourdieu.
(5) -> on a fait exactement le contraire : leur faire accroire qu'ils avaient tous droit à un "niveau supérieur".

(1) te force pas sur les insultes, tu sais que je n'y réponds jamais. Réactionnaire, il n'y a que toi pour y voir une insulte...
(2) oui, c'est bien... Mais tu éludes la problématique, et tu penses que parce que le remède proposé était inadapté, la cause n'est pas légitime... On appelle ça un sophisme...
(3) bah, effectivement, quand il n'y avait que 10% d'une classe d'âge qui atteignait le bac, il y avait surement moins de problème en orthographe... Effectivement, il y avait moins de problèmes à ce niveau...
(4) On est d'accord sur le constat d'échec, au moins certaines personnes ont tenté de faire quelque chose...
(5) non, c'est bien ce que j'ai dit, on n'aurait pas du leur faire croire que leur situation allait être meilleure... Pour qui se prennent-ils ?!

Mr_Moot le 25 février 2008 16h54

Mais non, not'Byby, le problème, c'est que tu es hypnotisé par cette affirmation : "la langue est fasciste". Or c'est une belle connerie, voilà tout.

Mr_Moot le 25 février 2008 16h57

N.B. : tu pourrais non pas comparer le "niveau Bac" de jadis avec celui d'aujourd'hui, puisque ledit niveau a salement baissé, mais simplement le niveau du Certificat d'études primaires, que bien plus de gens avaient, avec le Bac.

byron le 25 février 2008 17h00

Du tout, ça c'est ta petite interprétation parce que ça colle à ta grille de lecture simplifiée...

J'ai expliqué qu'il s'agissait d'un instrument de domination, tout comme le latin le fût à une époque et servait à confisquer le pouvoir... Alors c'est plus subtil de nos jours, la ficelle est moins grosses, mais il y a apparemment toujours autant d'aveugles... Avoir pour désir d'émanciper les gens est nettement plus compliqué à mettre en oeuvre que maintenir les gens asservis, ça n'en reste pas moins plus noble...

Mr_Moot le 25 février 2008 17h01

Je m'étouffe de rire. C'est grave, docteur Byby ?

Mr_Moot le 25 février 2008 17h04

Bon, ben, tais-toi, tu fais usage d'un instrument de domination et ça ne saurait coller avec tes convictions intimes et profondes autant que sincères (un quatrième cliché ferait bien, mais je suis à court) .

byron le 25 février 2008 17h05

byron (25 février 2008 17 h 00) disait:

Du tout, ça c'est ta petite interprétation parce que ça colle à ta grille de lecture simplifiée...

J'ai expliqué qu'il s'agissait d'un instrument de domination, tout comme le latin le fût à une époque et servait à confisquer le pouvoir... Alors c'est plus subtil de nos jours, la ficelle est moins grosses, mais il y a apparemment toujours autant d'aveugles... Avoir pour désir d'émanciper les gens est nettement plus compliqué à mettre en oeuvre que maintenir les gens asservis, ça n'en reste pas moins plus noble...
Je répondais à ta remarque caricaturale (en gros tout ce qui n'est pas toi devient une caricature) sur le langage fasciste...

J'ai tendance à penser tout le contraire, que c'est seulement par la langue qu'on s'émancipe, que le verbe précède l'action...

byron le 25 février 2008 17h10

Mr_Moot (25 février 2008 17 h 04) disait:

Bon, ben, tais-toi,
Tu vois, jamais je ne demande à quiconque de se taire...

vosgesfreeride le 25 février 2008 17h13

chocard (25 février 2008 13 h 37) disait:

C'est plus juste dans une discussion du genre
"Tu prends combien de pommes de terres avec ton steak?
-Trois.
-Autant pour moi!"

oui, c'est bien, tu sais te servir de google, bravo à toi, malheureusement on est tous tombés sur le même exemple au cours de nos recherches sur le sujet. évitons le réchauffé, si possible.



C'est comme ça qu'on se retrouve avec le verbe "nominer" dans le dictionnaire

et alors? quel est le problème, si ce n'est la formidable capacité qu'a une langue à s'adapter à la réalité et à l'évolution des choses?

le langage sms doit se retrouver dans un dictionnaire ou dans au autre, puisqu'on l'utilise! ce langage est un formidable témoin de notre temps, et de la tendance économique vers laquelle tend toute langue! (l'économie d'énergie et de temps est une des règles fondamentales de toute langue, tant à l'oral qu'à l'écrit; de ce concept proviennent les contractions ("isn't it" plutôt que "is not it" par ex), les apostrophes, la transformation du "s" en accent circonflexe, et dernièrement, en allemand, du "ß" en "ss" etc, etc.

le langage sms est le témoin du coût du texto, et de la supériorité de la sémantique (le sens) sur les règles (la loi). ce serait criminel qu'aucun dictionnaire ne rende compte de cette évolution de la langue, et de son rapport avec le coût d'une lettre chez les opérateurs téléphoniques.

de même, les nouvelles notions scientifiques ou techniques doivent être nommées!

une langue s'adapte à la réalité, c'est son objectif, sa raison d'être.

c'est ainsi que les mots "ski", "frigo", "ordinateur" "téléphone", etc, etc, n'existaient pas avant l'existence des objets qu'ils désignent. ces mots-là sont-ils pour autant erronés, inadaptés? mais non, puisque tout le monde les utilise et s'entend sur leur signification!

les Inuits ont près de 20 mots (noms communs uniques) différents pour décrire la neige, selon qu'elle soit fondue, dure, gelée, transformée, fraîche, sale, etc, alors que nous sommes obligés d'utiliser différents adjectifs pour qualifier cette neige; nous n'avons qu'1 seul mot pour "neige", ils en ont 20!

pourquoi? parce que la neige fait partie intégrante de leur réalité, de leur quotidien, et pas du nôtre.

byron le 25 février 2008 17h21

Mon intime conviction est que l'histoire du "au temps pour moi" est un canular monté par un facétieux académicien un premier jour d'avril... Vous avez vérifié sur les sites d'hoax s'il n'était pas répertorié ?

sandamianu le 25 février 2008 17h35

C'est beauuuuuuuu! Mais si!! Vous êtes en train de vous étriper (virtuellement, s'entend...) pour l'orthographe d'une expression. Tout comme aux XVII ou XVIII eme siecle, dans les salons... Cela prouve que notre intérêt pour la langue n'est pas mort, et que, même ici, sur un forum de ski, on ouvre des débats sur un sujet qui serait sensé lasser nos concitoyens.

gruik le 25 février 2008 17h41

gruik à tous!

cette source a t-elle été citée ? http://atilf.atilf.fr
Au fig. [Pour admettre son erreur et concéder que l'on va reprendre les choses depuis leur début] Au temps pour moi! Un peu plus tard, il avait fait une erreur dans un raisonnement délicat et il avait dit gaiement: « Au temps pour moi ». C'était une expression qu'il tenait de M. Fleurier et qui l'amusait (SARTRE, Mur, 1939, p. 170).
Début de l'objet 1 de la requête (Paragraphe)Rem. La graph. autant pour moi est plus courante.: Autant pour moi! Où donc aussi, Avais-je la cervelle éparse? (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p. 157).


Fermez le ban!

hautezalpinette le 25 février 2008 17h43

ça me fait penser à la fameuse histoire de machin truc qui est né en deux coups de cul hier à Pau

ou bien à d'autres exemples classiques comme l'origine du mot "tennis" (déformation du français "tenez" ou des trucs comme ça. ça a dû chier sur les forums à l'époque!

matbri le 25 février 2008 17h46

hautezalpinette (25 février 2008 17 h 43) disait:

ça me fait penser à la fameuse histoire de machin truc qui est né en deux coups de cul hier à Pau


oui ou "le con serre tôt en sol mineur" aussi

gruik le 25 février 2008 17h51

hautezalpinette (25 février 2008 17 h 43) disait:

ça me fait penser à la fameuse histoire de machin truc qui est né en deux coups de cul hier à Pau

ou bien à d'autres exemples classiques comme l'origine du mot "tennis" (déformation du français "tenez" ou des trucs comme ça. ça a dû chier sur les forums à l'époque!


Pour ace, au tennis, je vous renvoie à une excellente explication trouvé sur un forum consacré à l'étymologie des termes de sports. C'est en allemand mais nul doute que cela vous intéressera :
Ass/As: Aufschlag, bei dem der Ball vom Gegner nicht berührt werden kann. As: 'höchste Spielkarte' (18. Jh.). Entlehnt aus frz. as m., wo mit diesem Wort die „Eins“ auf Würfeln, Dominosteinen usw. bezeichnet wurde (13. Jh.), danach auch die Karte mit dem höchsten Spielwert (da sie nur eine Markierung ihrer Spielfarbe aufwies (16. Jh.)). Das französische Wort geht zurück auf l. as m., das die kleinste Münze bezeichnete, ursprünglich ein Wort für 'Plättchen, Scheibe', ne. ace. Allgemein für das Höchste oder Beste (18. Jh.). Quellen: Kluge 200224, Hoad 1996. tah.

Serviteur!

Exilatu le 25 février 2008 18h25

tiré de http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-autant.htm

"Il est surprenant que cette question revienne si souvent. Après l'accentuation des capitales, c'est la seconde entrée dans la FAQ du forum fr.lettres.langue.francaise par ordre chronologique. Or ce n'est pas un sujet majeur ; il est même, pour tout dire, relativement anodin.
Toutefois autant pour moi reste revendiqué comme ellipse de c'est autant pour moi. Même si cette revendication est minoritaire, elle n'est pas nécessairement infondée."

Et si vous voulez en rire un peu allez voir :
http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-bis.htm


sandydidou le 25 février 2008 20h40

la supériorité de la sémantique (le sens) sur les règles (la loi). ce serait criminel qu'aucun dictionnaire ne rende compte de cette évolution de la langue, et de son rapport avec le coût d'une lettre chez les opérateurs téléphoniques.

Déclaration manifeste d'un conflit oedipien non résolu dans lequel le nom/non du père n'a pu être objectivé et s'est déplacé jusqu'à adopter la forme d'une perpétuelle recherche de marqueurs identitaires socialement estimés, amenant le sujet depuis un non-moi forcément aliénant à une stase libidinale exacerbée

Iiej76 le 25 février 2008 20h45

matbri (25 février 2008 17 h 46) disait:

hautezalpinette (25 février 2008 17 h 43) disait:

ça me fait penser à la fameuse histoire de machin truc qui est né en deux coups de cul hier à Pau


oui ou "le con serre tôt en sol mineur" aussi



ALors là, mon Mathounet, j'suis pas d'accord, je connais très bien la petite ville de Serres, dans les hautes Alpes, c'est mignon tout plein, très calme et il n'y a pas de cons à ma connaissance. (dailleurs, le 05 est probablement un des plus beaux départements des Alpes avec le 04 )

Alors, ça va, hein ?

Mylka le 25 février 2008 21h16

Haha ! Merci Liej.

Iiej76 le 25 février 2008 21h25

Mylka (25 février 2008 21 h 16) disait:

Haha ! Merci Liej.


On en a déjà discuté, hein ?

Si c'était plus accessible depuis la Normandie, c'est là bas que je me serais installé.

Mais je n'ai pas perdu l'envie d'acheter une tite maison du côté d'Embrun, pour me tapper le Parpaillon en Vélo ......

vosgesfreeride le 25 février 2008 21h29

sandydidou (25 février 2008 20 h 40) disait:

la supériorité de la sémantique (le sens) sur les règles (la loi). ce serait criminel qu'aucun dictionnaire ne rende compte de cette évolution de la langue, et de son rapport avec le coût d'une lettre chez les opérateurs téléphoniques.

Déclaration manifeste d'un conflit oedipien non résolu dans lequel le nom/non du père n'a pu être objectivé et s'est déplacé jusqu'à adopter la forme d'une perpétuelle recherche de marqueurs identitaires socialement estimés, amenant le sujet depuis un non-moi forcément aliénant à une stase libidinale exacerbée




(un peu trop lacanien à mon goût néanmoins).

chocard le 25 février 2008 21h38

vosgesfreeride (25 février 2008 17 h 13) disait:

oui, c'est bien, tu sais te servir de google, bravo à toi, malheureusement on est tous tombés sur le même exemple au cours de nos recherches sur le sujet. évitons le réchauffé, si possible.

?

et alors? quel est le problème, si ce n'est la formidable capacité qu'a une langue à s'adapter à la réalité et à l'évolution des choses?[quote]
Oui, mais l'évolution ne se décrète pas, du style "je préfère cette chose écrite comme ça, alors on doit changer le dictionnaire". Les évolutions sont plus lentes que ça. Pour les mots nouveaux, c'est différent, je pense.

Ajouter des mots comme "blog" ou "internet", c'est plutôt bien. Rajouter des mots qui existent déjà écrits autrements (nominer), pourquoi pas... si c'est pour enrichir la langue : Nominer c'est le fait de nommer spécifiquement pour un concours, un prix.

Par contre si demain on remplace dans le dicitonnaire "c'était", "avec", "bonjour" et "bien" par "ct", "ac", bjr" et "bi1"... je crois qu'on a du soucis a se faire.

[quote]de même, les nouvelles notions scientifiques ou techniques doivent être nommées!
Nominées, non?
Je fais moyennement confiance aux scientifiques. J'en ai entendu un qui voulait "paterner des lignes". Moi même, j'ai parlé de "calibration" pendant 2 ans et demi par ignorance et influence. C'est assez "craignos"

Oui, la langue doit s'adapter, mais sans précipitation quand même.

Bon, prochaine étape, le "malgré que". Ca ne semble pas plus juste que "malgré le fait que", tout le monde l'utilise pourtant.. De quoi faire un bon débat aussi.

Il y a un mot aussi, que je trouve de plus en plus -sur internet et notamment les forums- mal orthographié, c'est "or", la conjonction de coordination (les fameux mais-ou-et-donc-or-ni-car) : de plus en plus de gens l'écrivent "hors". Ce mot sera bientôt dans le dictionnaire avec une autre définition?

Mr_Moot le 25 février 2008 22h37

byron disait:

Mr_Moot (25 février 2008 17 h 04) disait:

Bon, ben, tais-toi,
Tu vois, jamais je ne demande à quiconque de se taire.
Si un jour quelqu'un te traite de sale con, je suppose que tu seras indigné. Et si le même te réplique : "sale con, il n'y a que toi pour y voir une insulte", que diras-tu ?

Mr_Moot le 25 février 2008 22h41

hautezalpinette disait:

ou bien à d'autres exemples classiques comme l'origine du mot "tennis" (déformation du français "tenez" ) ou des trucs comme ça. ça a dû chier sur les forums à l'époque!
Sauf que là, cétaient les Anglais qui avaient déformé. Ils ont aussi fait "ticket" à partir de "étiquette". Dans les deux cas, le mot passé à la langue anglaise est revenu dans la langue française, parce qu'il avait au passage acquis un sens différent et sans équivalent.

Mr_Moot le 25 février 2008 22h42

gruik disait:
Serviteur!
Tu es de service ?

Mr_Moot le 25 février 2008 22h45

J'aime bien celle-là (extraite d'un des cites mentionnés ci-dessus) :

LE GARÇON
— Pour Monsieur ?
PREMIER CLIENT
— Un demi.
LE GARÇON
— Et pour Monsieur ?
SECOND CLIENT
— Autant pour moi [un demi]...
Euh... Au temps pour moi ! Un café.

hautezalpinette le 25 février 2008 23h59

Mr_Moot (25 février 2008 22 h 41) disait:

Sauf que là, cétaient les Anglais qui avaient déformé. Ils ont aussi fait "ticket" à partir de "étiquette". Dans les deux cas, le mot passé à la langue anglaise est revenu dans la langue française, parce qu'il avait au passage acquis un sens différent et sans équivalent.

ouais, ben imagine des français qui jouaient à la balle contre des anglais qui leur disaient "tennis", si y'avait pas de quoi devenir zinzin!
et puis peut être que le autant pour moi est influencé par le "as much for me"
allons savoir....

hautezalpinette le 26 février 2008 00h01

j voulais smaïleter pi j'ai oublié..

Mr_Moot le 26 février 2008 00h05

hautezalpinette disait:
imagine des français qui jouaient à la balle contre des anglais qui leur disaient "tennis", si y'avait pas de quoi devenir zinzin!
Et le cheval, alors ? Il poussait un grand "tennisman" !

byron le 26 février 2008 11h31

Mr_Moot (25 février 2008 22 h 37) disait:

Si un jour quelqu'un te traite de sale con, je suppose que tu seras indigné. Et si le même te réplique : "sale con, il n'y a que toi pour y voir une insulte", que diras-tu ?
Oui, oh, en attendant je ne t'ai traité de rien... Et jamais je n'ai demandé à quelqu'un de ce taire... Ce sont des méthodes qui ne sont pas les miennes...

Mr_Moot le 26 février 2008 11h42

byron disait:
Oui, oh, en attendant je ne t'ai traité de rien (1). Et jamais je n'ai demandé à quelqu'un de ce taire (2). Ce sont des méthodes qui ne sont pas les miennes (3).
(1) -> ai-je dit le contraire ? Sais-tu ce que l'on pourrait faire avec des "si" ? On finirait par croire que, dans ton inconscient, tu meurs d'envie de "traiter".
(2) -> j'en déduis que c'est toi qui décide de ce qui est "premier degré" et "second degré" dans les remarques que l'on te fait. Belle "grille de lecture" ! Méfie-toi qu'un jour l'un ou l'autre, y-compris dans la "vraie vie", t'ordonne réellement et sincèrement de te taire.
(3) -> qui te parle de méthodes ? C'est la méthode N.S. voudrais-tu insinuer ? De plus, il n'y a rien de plus douteux que les déclarations de sincérité et de vertu en général : "la vertu qui fait du tapage n'est déjà plus de la vertu" (allez, dis-nous d'où je tire cette citation ) !

byron le 26 février 2008 11h56

Tu soliloques Moot...

Pour ce qui est qu'on me demande de me taire, je ne vois pas pourquoi et de quoi je devrais me méfier ? Tu peux expliciter ?

Alors c'est vrai qu'il y a des gens prompts à faire carpette et à s'assoir sur tout un tas de principe pour un peu que quelqu'un beugle plus fort qu'eux...

carambole le 26 février 2008 12h54

Tu as du temps à perdre MrMoot ?

Mr_Moot le 26 février 2008 20h36

carambole disait:

Tu as du temps à perdre MrMoot ?
Vois-tu, j'en ai parfois. Ce matin en l'occurence. Et puis avouons que je sers à quelque chose quand je le fais : je justifie l'existence de certains (du moins à leurs propres yeux).

Mr_Moot le 26 février 2008 20h37

Bon, m'enfin, on finit par se lasser d'essayer de vider la mer. Demain, j'éteins le soleil !

max_rastafarider le 03 mars 2008 18h12

Affligeant !
Plus de 60% de la population de skipass se méprend sur l'orthographe correct de "au temps pour moi".

byron le 03 mars 2008 18h31

Et quel pourcentage ne sait pas compter ?? Tu le vois où ton 60% ?

max_rastafarider le 03 mars 2008 18h35

Ouias, 63%. On va pas chippoter...

byron le 03 mars 2008 18h57

Allez, allez, ne te laisse pas abuser par un canular de l'académie, c'est une bande de joyeux drilles...

Mr_Moot le 03 mars 2008 19h34

Tiens, ce sujet schtroumpfe encore ? Pas possible ! Que fait la tornade schtroumpf ?

chiill le 03 mars 2008 19h52

voila un sujet dont on a vraiment rien foutre

et ôôôô temps pour moi c'est bon aussi non

rhaa la la

 
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