chapichapo, Kdr&co, derdide et 4 autres aiment ce Skipass LIVE
- Tester des qst 106 en shift
- Faire un trou dans la neige et regarder un peu la constitution du manteau neigeux. Une couche fragile persistante semble bien cachée selon le slf.
- Et accessoirement... Profiter de la poudre 😁
Direction le Gurbsgrat, la météo est parfaite, il fait beau, plutôt doux, et à l'ombre la neige est encore bien conservée.
Beaucoup de fréquentation sur le massif. Je discute avec des membre d'un groupe qui monte au Cheibehorn, passablement visité les deux derniers jours malgré les pentes raides. Beaucoup de fréquentation ce dimanche également.
La montée se passe bien, aussi bien qu'avec une enclume à chaque pieds. Aucun signe d'alerte nulle part, aucune avalanche ces trois derniers jours visible.
À 2056m, je sors la pelle. Il y a environ 80cm d'épaisseur jusqu'au sol. Ça a du souffler un peu par là, je m'attendais à plus... je creuse.
Une dizaine de cm de neige compacte repose sur une horrible couche de gros sel, épaisse d'environ 8cm sur le lieu de la coupe. Plus proche du sol , une couche fragile très fine est aussi présente. C'est plutôt moche. Au test, la couche de gobelets rompt après plusieurs contraintes, mais pas de propagation de rupture. Bon attention, c'est pas un test ect normé, pour moi voir et sentir ces couches est déjà un élément suffisant pour envisager un comportement plutôt défensif.
Avec le vent, j'imagine des accumulations potentiellement bien plus importantes plus haut.
Une douzaine de randonneurs me doublent, curieux de me voir creuser.J'échange avec certains d'entre eux, dont un groupe de 4 qui prévoit de chercher de la bonne neige vierge. Comme tout le monde en fait.
Fin de la récré, rechaussage des enclumes énormes, je m'amuse dans les conversions rapprochées sous le col avec ces machins d'1m89. Les qst 106, c'est sans doute mieux pour descendre que pour monter.
Au sommet, pause agréable, il fait doux, belle ambiance.Le groupe de 4 est seul à basculer sur un autre versant, je les observe gravir l'arrête skis sur le sac, c'est beau.
Là pente que je souhaite skier a été bien parcourue depuis vendredi, il reste toutefois quelques places libres pour de belles traces en cette fin de matinée.
En m'engageant dans la face, je note un gros dépôt d'avalanche en bas que je n'avais pas vu avant. Possible qu'avec la lumière, je n'y fis pas attention à la montée. Je doute un peu d'avoir pu le rater, il a l'air balaise: l'avalanche est partie du versant juste à côté et a traversé une zone plate conséquente.
La pente avait été skié par un soliste vendredi, rien n'avait bougé. Je ne vois pas de trace dedans.
J'imagine que l'avalanche date de la veille.
Je termine la descente de la face, fort bonne d'ailleurs, les qst font des merveilles.
Petite pause en bas, je me rends compte qu'il est impossible que j'ai raté ce dépôt à la montée, je l'aurais vu.
Je reprends les photos faites du sommet; elle n'est pas dessus... Jje réalise qu'elle est partie durant ma pause en haut. Incroyable, je n'ai rien entendu, c'est pourtant une grande avalanche. Merde, le groupe de 4 partait exactement là bas...
Je scrute, pas de traces engagées. Ça a l'air ok. Mais coup de stress, un hélico de la rega arrive, merde, merde. J'aurais pu atteindre le cône durant ma descente et faire une recherche dva par précaution, je ne l'ai pas fait en pensant qu'elle était plus vieille. Quel con, je le fais d'habitude, mais pourquoi pas aujourd'hui ? Merde merde merde.
Je suis beaucoup trop loin maintenant.
L'hélico tourne, mais ne se pose pas, il repart rapidement. Tout semble ok. Soulagement.
En toute honnêteté, on n'est pas passé loin d'un accident aujourd'hui. L'avalanche a descendu 400m de dénivelé, entre 2200 et 1800m environ. Zone de cassure typique, sous une crête avec quelques rochers, pente de 35/40° au niveau de la cassure, large d'environ 150m. Aucune idée de la nature du déclenchement. Spontané, à distance par le groupe évoluant sur la crête?...
J''étais parti pour faire un peu de nivologie, je suis servi. C'est une journée riche d'enseignements. Hormis faire une coupe, sur le terrain, rien ne permettait de déceler une instabilité potentielle.
Beaucoup de retours de sorties dans le coin ces 3 derniers jours faisaient état d'une neige de cinéma (c'est vrai) dans des conditions stables.
Cette matinée est encore une fois une belle leçon d'humilité pour moi. La retenue et la vigilance sont de mises dans de nombreuses régions en ce moment. D'après le SLF cette couche fragile persistera encore un moment. Patience donc avant de s'engager dans des pentes sérieuses.
De retour sur les pistes du Wiriehorn, l'affluence est importante, je descends la piste béton et retour maison.
Qualité du ski : 4/5
Lieu :
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