Depuis quelques années, à cette période, j'arrive à m'organiser quelques jours de rando avec un quelconque organisme de voyage. C'est un peu le truc que j'attends pendant 6 mois, que je peaufine, que j'anticipe, bref, c'est mon petit plaisir de grand enfant.
Alors quand je commence à tomber malade 2 jours avant le démarrage, c'est psychologiquement un peu compliqué de prendre une décision. J'y vais, j'y vais pas?
En bout de course, je rate donc le départ sans trop de regret au vu des conditions météo, le reste du groupe réalisant leur première montée dans une tempête qui avait l'air assez abominable.
Je les rejoins le lendemain au refuge, déjà un peu plus facilement et dans des conditions météo beaucoup plus correctes.
L'accueil au refuge est top, on y mange, comme souvent, très bien. Confort à l'ancienne dans les dortoirs... Ils étaient 8 la veille de mon arrivée, ça montera à 40 pour le we. Ca ne fait toujours pas grand monde dans les vastes pentes au pied des aiguilles, mais on se sent un peu plus serrés dans un espace clos.
Le lendemain, montée au col des aiguilles par le long vallon au dessus du refuge. Le soleil est au rendez-vous, la neige excellente, et la vue au sommet sur les grandes rousses est merveilleuse. Notre guide sait nous montrer les versants à skier, à quelques mètres près on passe d'une vilaine croûte à une chouette neige fraîche. Les explications qui vont avec me permettent de comprendre énormément de choses, ça vaut vraiment le coup.
Puis dimanche, montée à la pointe des Ratissières, en traversée depuis le refuge. Les couteaux sortent rapidement, on ne profitera pas de la vue et la redescente vers Bonnenuit se fera collés serrés sur toute la première moitié, pour ne perdre personne dans la purée de pois qui nous recouvre. Neige excellente à skier, la fin de la descente est donc un régal, une belle poudre sur fond dur, un plaisir, avec un petit border cross dans la forêt pour arriver au parking.
En bout de course, une ambiance de groupe excellente (c'est toujours sympa ce genre de we, mais là c'était... mieux), une grosse frustration de m'être senti limité tout du long (la crève au dessus de 3000, je ne recommande pas), des sorties que je pourrais refaire en autonomie si les conditions sont bonnes, et la découverte de tout un secteur que je ne connaissais qu'à peine à 2 pas de ma station d'adoption.
La vie est quand même chouette!
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