Je vous rassure, le chicot dont je vous parle n'est pas de lait, mais plutôt de pierre. J'ai beau être grenoblois pure souche et faire du ski de rando depuis quasiment mon adolescence, je n'avais encore jamais skié la Dent de Crolles. L'impair est désormais réparé 😀.
Bonne nouvelle, on chausse au parking (enfin à peine 100 m après le bloc de béton qui barre la route du col du Coq à 1200 m d'altitude). Pas de neige pour couper dans la forêt, alors on prend la route. Pendant une bonne partie de la montée (attaquée vers 9h30), les nuages viennent envelopper le sommet de la Dent de Crolles par intermittence, immédiatement poussés par le vent. Ce dernier donne une certaine fraîcheur, et complique les choses pour savoir si on enlève la veste, on la remet, on l'enlève, on remet une deuxième couche plus légère, etc 🥴.
La montée de la prairie se passe sans encombres, il n'y a qu'à suivre la trace, efficace sans être trop raide. Vers le sommet de celle-ci, on aperçoit une harde de chamois venus brouter un peu d'herbe sur une zone dégarnie.
On met les crampons avant d'attaquer la montée du Pas de l'Oeille. Ça passe plutôt bien - globalement la trace est faite - mais il y a tout de même certaines sections un poil plus tendues, où la neige est encore bien dure, sans être gelée pour autant. Je ne regrette pas d'avoir pris le piolet, c'est plus rassurant. Arrivés au sommet vers 11h40, avec toujours pas mal de vent qui a tendance à retarder le décaillage, on se dit qu'on a intérêt à se faire une petite descente sur le plateau sommital, afin de redescendre dans le bon timing.
Sur cette petite descente d'environ 200 m de dénivelé, la neige est encore assez dure, mais comme il y a peu de pente et surtout que c'est parfaitement lisse, ça se skie facilement.
Petit pique-nique rapide, puis on repeaute. On est de nouveau au sommet de la Dent de Crolles, vers 12h45. Le timing est parfait : la neige a eu le temps de se transformer pile comme il faut. Avec les passages précédents (depuis plusieurs jours), c'est comme une piste damée. On est évidemment très concentrés (la chute est interdite ici, sauf à avoir une aile de base jump prête à être degainée 😱), mais pas stressés car la neige est hyper rassurante à skier.
Après la partie exposée, on peut se lâcher en carving dans la prairie, où on est sur de la transfo un peu plus lourde mais toujours rapide, et où on sent peu les reliefs. Bref, c'est franchement top. La fin de la descente, sur la route, présente moins d'intérêt. Mais au moins elle n'est pas (trop) collante.
Au niveau des horaires, le bon timing actuellement pour descendre se situe entre 11h30 et 12h30, de façon à ce que ce soit transfo dans le Pas de l'Oeille sans être trop mou dans la prairie. Aujourd'hui ça passait plus tard, mais c'était à cause du vent.
Un commentaire
Bravo pour le titre; Pépite !
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