Arrivé avant l'ouverture des remontées mécaniques, la journée promet d'être belle.
Il fait froid, le regel nocturne à dû être de belle qualité, je vise des faces sud sud-est en faisant le pari du bon timing pour une neige bien revenue.
Histoire d'affiner les choix et accessoirement de profiter d'une ouverture de piste billard, j'emprunte le télésiège du Sparrhorn et descend direct.
Le désenchantement est brutal: c'est une croûte magnifique qui recouvre l'ensemble des pentes alentours. Majoritairement cassante, parfois portante, une neige horrible à skier.
Même les peaux dans le sac à dos ne veulent pas se risquer sur ce substrat douteux. Je profite des pistes encore presque désertes pour monter plus haut.
Le constat est identique. Sud, sud-est, sud-ouest : croûte, croûte et croûte (on dit aussi croûte dans le sud ouest ☺️)
Changement de mindset. A défaut de faire du d+, autant enquiller du d-. C'est donc avec le matos de rando que je profite des pistes parfaitement préparées pour tailler des courbes agréables. La neige est dure le matin, mais accrocheuse.
La fréquentation s'accentue en milieu de matinée, surtout sur le secteur haut et le tk vers le hostock. Il y a parfois 2 minutes d'attente, rendez-vous compte.
À 11:26, l'envie de manger du gruyère me saisit. Pause le cul posé sur un rocher face aux magnifiques massifs valaisans.
Le sandwich rapidement avalé, je décide de faire preuve de témérité et de profiter d'une descente hors piste. Histoire de s'amuser à trouver la plus belle croûte, et travailler les conversions à la descente. Un run me suffit. Ne pas abuser des bonnes choses.
La suite se passera sur le haut, déserté par le reste du monde qui bronze en terrasse. Les conditions deviennent franchement très bonnes sur les pistes, avec une neige revenue parfaitement. De 12:12 à 14:14, c'est la régalade absolue. Pas de pause, à fond, c'est bon.
Fin du bal, heureux d'une journée où l'on peut parfois trouver ce qu'on est pas venu chercher.
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