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Aujourd’hui, j’ai skié pour toi, Olive.
Bientôt un an que tu nous as quittés, emporté par celle que tu aimais tant, cette montagne que tu connaissais si bien, que tu respectais tant. Un an déjà… et pourtant, ta présence continue de glisser avec nous, quelque part entre le silence des combes et le souffle du vent.
Ce matin, en préparant mon sac, j’ai pensé à toi. À ces années passées à apprendre, à t’écouter, à essayer de comprendre ce que la montagne murmure à ceux qui prennent le temps de l’entendre.
Aujourd’hui, j’ai essayé d’être digne de cet apprentissage.
Ces combes, je les regardais depuis longtemps. Avec des yeux d’enfant, fascinés, presque impatients. Elles m’appelaient sans cesse, promettant autant de beauté que d’exigence. Il fallait simplement attendre le bon moment. Savoir renoncer, encore et encore… jusqu’à ce que tout semble enfin s’accorder.
Alors hier, j’ai vérifié. Encore et encore. Le matériel, la météo, le BRA… Comme un rituel. J’ai même oublié le support de la GoPro. Et au fond, c’est mieux ainsi. Certaines journées ne demandent pas d’images. Elles s’impriment ailleurs, plus profondément.
Ce matin, j’ai allumé le DVA. J’ai annoncé ma ligne aux pisteurs. J’ai partagé ma position aux copains sur les pistes. J’ai pris le temps. Observer. Douter. Ressentir. Lire le manteau, écouter les signes discrets. La montagne réserve tant de secrets...
C’est aussi ce que tu nous as transmis.
Et puis je me suis élancé.
La neige était là. Juste comme il faut. Le corps répondait. L’esprit suivait. Et pendant quelques instants, tout était simple, fluide, évident. Une forme de justesse rare, presque fragile.
Arrivé au sommet pour le dernier run, je me suis arrêté.
Le temps suspendu.
J’ai levé les yeux vers le ciel, comme on cherche un regard.
J’ai souri.
Je t’ai fait coucou.
Et je suis descendu une dernière fois, avec cette sensation étrange d’être à ma place, exactement là où je devais être. Heureux...
Ce soir, je rentre chez moi. Retrouver mes enfants, ma chérie. Entier. Vivant, comme tu aurais du le faire il y a un an... Avec, en moi, quelque chose de plus.
Une trace invisible, mais essentielle.
Merci pour tout,
Merci Olivier.
Sortie en station du 24 mars 2026
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