La cinémathèque de Toulouse, en plein hommage à Daniel Toscan-Duplantier, accueillait ce lundi 29 septembre le Burton World Tour. Sous titré "28 rideurs, 22 arrêts, un monde", cet évènement avait choisi, après Innsbruck, Barcelone et Londres (entre autres), la Ville Rose comme seule et unique étape française. Idée loufoque a priori, mais pas pour déplaire au public du coin, friand du moindre flocon -fût-il virtuel- en ces temps d'été indien. Le principe, c'est que les riders viennent faire un tour de promo en accompagnant les vidéos Burton et en prenant le temps dans chaque ville de visiter, éventuellement, le shop local, les spots de skate et les bars qui le font. Le soir, c'est signature d'autographes, matage des vidéos en présence des snowboarders qui sont dedans, puis soirée au bar. sympa, sur le papier...On ("on", c'est moi, mon photographe était en vacances et ma traductrice veut plus sortir avec moi le soir. Bon, en l'occurence j'avais quand même mon assistante) s'y est donc rendu avec un peu d'appréhension quand à l'affluence qui risquait de friser le ridicule après les délires à Barcelone ou Innsbruck. | | 
| Eh bien il n'en fut rien. Devant l'entrée de la cinémathèque, une foule se presse, il est 19h30, et le vigile contrôle les badges nécessaires pour accèder à la soirée. Dedans, les autographes ont commencé, les riders dédicacent de jolis posters Burton. Il y a là en vrac Victoria Jealouse, très demandée, Romain de Marchi, Pacôme Allouis, Jussi Oksanen, Anne-Flore Marxer...A coté les psykopits (très présents) ont installé un stand de tir et font gagner des ticheurtes et autres joyeusetés. C'est gavé de monde, et la buvette ne suit pas. Des filles sur leur 31, pas mal de beaux gars aussi selon mon assistante, on retrouve le Jim, killer de Cauterets, et quelques riders Pyrénéens. Un peu plus tard, dans la salle de projection, bondée, pour la première scéance, présentation des "stars", blagues potaches (le speaker se retrouve sans pantalon et son caleçon déchiré finit dans la salle, entre autres) et psykopits déchaînés. D'ailleurs j'en ai vu deux avec une grosse caméra qui chassaient la jolie blonde, ambiance je te dis. | Un américain s'assied à coté de mon assistante, chaleureux, il serre la main, "whatsyournème?" je lui fais en américain, "Kir" il me réponds. On papote 2 minutes, et je suis tout surpris de le voir monter sur scène à l'appel de son nom, car c'est bien môssieur Keir Dillon, ça m'apprendra à lire un peu la presse.  Victoria, Anne-Flore, Keir, Jussi, Romain, ... On finit donc par s'éblouir avec les vidéos tant attendues, "The Process" d'abord, le gros mix promo de burton, je crois qu'ils ont essayé de caser toutes leurs planches et du coup ça fait un peu bazar : de la grosse poudre, du kicker backcountry, du pipe, du rail, etc. A noter une fabuleuse séquence "Kids" qui vaut le détour, ça vole bien ces gosses. Et puis les énormes satellisations du DCP, et Anne-Flore bien puissante et féline sur les rails... Ensuite vient "Saturation" de chez Absinthe Films, avec un hommage tout poignant à Tristan Picot au début, et une petite heure de gros freestyle backcountry avec des vrais morceaux de freeride dedans (et un hélico qui ne chôme pas quand Axel Pauporté est dans les parages). Cette vidéo m'apprend tout d'abord que le rose fuschia est fashion et ensuite que le freestyle a encore quelques inventions à proposer, enfin, personnellement je suis impressionné par les rodéos 540 "late" de Nicolas Muller, je trouve qu'en plus du style, il innove, et ça fait du bien après 2h de rotations (ouais, j'aime bien faire mon blasé). Ce qui m'amène dans une jolie transition à mon interview de Keir, que je retrouve tout tranquille dans son coin à la sortie de la salle. skipass - est-ce que t'as déjà fait du ski, et qu'est-ce que tu en penses? Keir - ben j'ai commencé par le ski, j'en ai fait pendant 7 ans, et j'aime bien remonter sur des lattes, plutot pour envoyer en hors piste, avec des skis rigides et pas trop longs. s - c'est quoi ton endroit préféré ? kd - ben j'aime bien les fruits de mer (j'enlève ma clope de ma bouche et je recommence) (ndlr : confusion : place /plate) s - non, je veux dire, c'est quoi ton endroit préféré ? kd - ben j'aime bien les îles, genre la Jamaïque, tout ça... s - je voulais dire, pour rider ;) kd - ah (rire) je connais pas trop en France, mais sinon, Whistler et saas Fee, ça dépends les années, l'an dernier c'était bon en Europe, il y a deux ans, meilleur par chez nous... s - qu'est-ce que tu pense des innovations en snow, quand je regarde les vidéos de ce soir, j'ai pas l'impression qu'on ait beaucoup évolué et je trouve que le ski, au niveau freestyle, propose plus. kd - ben tu sais le snow vient du skate, je crois qu'on a pas mal exploré tout ça, maintenant ce qui compte c'est le style, l'amplitude. Le ski, ça a été mort pendant un moment pour le freestyle, je pense que dans quelques années, tu constateras le même phénomène. s - des gars comme Thovex t'impressionnent? kd - je connais pas s - pour finir, tu casses combien de boards par an? kd - aucune, j'en essaie beaucoup, donc je les garde jamais assez longtemps pour en casser. s - merci Keir, sympa. kd - à ton service | Keir Dillon, le gars qui tue sur la neige, tout tranquille et sympa (avec la casquette de Jussi Oksanen en prime) | Un peu plus loin, je retrouve Romain de Marchi, Rod Ramrod et Pete Dickinson (?) en pleine conversation. skipass - je suis en train de faire un petit sondage, combien de planches vous cassez par an? rdm - pas plus de 3, les planches Burton c'est du solide! pd - about 4. rr - only one per year, I land smooth, when you land smooth you don't break boards (rires des trois). rdm - oh, come ooon!
| | Plus tard je discute avec Jacques, qui bosse pour la boite de com' / Rp de Burton et Leo, un des chefs de Burton France, qui me donnent la même réponse à la question "pourquoi Toulouse?". En gros, envie de changer, d'aller visiter des villes ou le snow attire de toute façon plein de monde mais qui ne sont pas forcément à la montagne, pour partager un peu, et pourquoi pas Paris l'an prochain? Leo se dit content du retour de A Snowboards (pardon Apocalypse Snowboards), même si c'est un gros concurrent sur la France. Burton squatterait de toute façon actuellement plus de 40% des ventes de snow dans l'hexagone. Il m'apprends aussi que les riders sponsos par Burton le sont de la planche aux vêtements, en passant par les fix. La totale. Fin de soirée à l'Ambassade, les choses sérieuses ont l'air de commencer pour les Psykopits chauds comme la braise. La dance n'a pas l'heur de plaire à mon assistante et de toute façon demain y'en a qui bossent, une bonne soirée avec le team Burton, décidément une grosse machine, mais qui sait aussi (se) faire plaisir. Mon seul regret c'est de n'avoir pas réussi à coincer la délicieuse et souriante miss Jealouse pour une interview... | Texte&photos : Mathieu Ros Spichieule sankses : Jacques B. et La Loutre pour l'assistance. | |
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