26 octobre 2010
/ Texte Guillaume Desmurs
_ Photos Christophe Margot et Tero Repo
_ Vidéo Focus Prod
-C'est l'aboutissement de plusieurs années de ride entre potes, dans ce milieu professionnel. Le but est de se retrouver, de partager un moment pendant 15 jours, retranchés loin de notre monde électronique, revenir à la source du freeride. Nous sommes posés au coeur de la montagne, nous ridons les pentes avec les moyens à disposition : motoneige et rando. On pourrait le faire en rando uniquement mais ce n'est pas simple pour ramener des images.
-Doù vient l'idée ?
-C'est Cornillat et moi en Russie, en 2008 sur le Freeride World Tour. Serge me lance : "allez, on essaie d'organiser un truc en hémisphère sud ?". Voilà c'est tout simplement parti de là. La première édition a eu lieu en Argentine, la seconde au Chili, dans la région de l'Alto Biobio, autour du volcan Callaqui, territoire des indiens Mapuches). La troisième, l'année prochaine, sera du côté argentin. A chaque fois c'est un terrain différent. Le fil conducteur : rider le plus possible.
-On retrouve l'idée des rassemblements (sans compétition) qui avaient fleuris au début de années 2000.
-Oui, c'est dans cette lignée : rider sans se mettre de la pression tout en ramenant des images pour nous et les partenaires qui nous soutiennent (sinon ça ne marche pas, les marques ne vont pas te filer des thunes pour t'amuser sans rien en retour !).
-Tu aimes en même temps la compétition !
-Bien sûr ! Mais c'est quand même très perso. Il n'y a qu'un seul champion du monde. Là, dans mon Invitacion, tout le monde est au même niveau, tout le monde revient avec des images pour ses partenaires et tout le monde a vécu un bon moment sans pression. Il faut goûter à tout. Etre un rider au XXIè siècle, ce n'est pas simplement être sponsorisé et partir en trip parce que ton sponsor l'a organisé. il faut être multicartes : j'organise, je ride, je mets en relation avec la presse, je vais chercher des sponsors, je monte un film. C'est du bénévolat pour le moment !
-Tu avais une belle palette de riders, d'âges très différents ?
-Ca allait de 24 ans (Richard Permin) à 48 ans pour Glen Plake. On se retrouve avec trois générations : celle de Glen, celle de Vitelli et la nouvelle avec des Permin, Adrien Coirier, Bichon. Glen chausse les peaux sans rechigner pour marcher 3 h pour le plaisir... la dernière génération est moins habituée à marcher, tout est tellement facile dans notre milieu l'hiver avec les hélicos et les remontées.
-Tu retrouves un petit morceau de l'histoire du ski à travers toutes ces personnalités ?
-Oui, je vois l'évolution du ski. Glen reste super professionnel. Quand il repère un truc, il va voir Tero (l'un des deux photographes de l'équipée), moi, on en parle. Tu sens l'expérience à scruter le moindre endroit pour une photo. Le moindre virage, il le pose à l'endroit parfait. En regardant Glen, je me revoyais faire. Les plus jeunes, ils vont faire la même chose, mais sans y prêter trop attention, ce sera plus de l'improvisation sur place.
-En fait, le Seb Michaud Invitacion, c'est une façon pour toi de préparer ta reconversion ?
-Reconversion ? T'es fou ! Je multiplie les facettes de ma passion. Je n'ai pas vraiment d'envie d'après-carrière. Je suis toujours présent sur le FWT cette année, tant que les douleurs aux genoux me laisseront faire. Ca m'éclate toujours autant !

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(16 réactions)
ça vaut bien le coup d'organiser tout ça
Bien filmé, bon montage, des belles images de montagnes et de ski, bon esprit
Le surf pour finir en beauté
Fresh
Y manque quand même d'un ptit vitelli turn mais bon
Top ride
Top Michaud !