Refresh fait partie des meilleurs films de la cuvée 2009 que nous avons pu visionner à l'
IF3.
Parmi les points forts de la production de Josh Berman (fondateur de Level 1, qui propose avec Refresh son 10ème film), la participation comme film rouge de Warren Miller, pionnier des films de ski, avec 55 films à son actif. Le message délivré par Level 1 et Papy Miller, 84 ans, est clair : le sport a évolué, mais les raisons pour lesquelles nous le pratiquons et la passion qui nous anime restent les mêmes. Voix off et images d'archives de la collection personnelle de Warren Miller viennent appuyer ce propos trans-générationnel, qui a d'ailleurs été acclamé à l'IF3.
Mais là où ça coince, c'est que Mr Miller a vendu son activité de production mais aussi les droits d'usage de son nom (qu'il est possible de considérer comme une "marque"), de son image et de sa voix, à une société en 1985, IME rebaptisée depuis WME, pour Warren Miller Entertainement, bien que le dit Warren Miller n'y soit plus impliqué.
Et il se trouve qu'aujourd'hui WME attaque Level 1 et réclame la suppression des témoignages de Warren Miller et autres éléments d'archive, en plus on s'en doute de dommages et intérêts.
Pour sa défense Level 1 précise que Warren Miller s'exprime à titre personnel de skieur, et non en tant que Warren Miller réalisateur de films de ski. Et surtout Josh Berman a raison en déclarant que cette déclaration ne pouvait avoir qu'un seul effet : augmenter la reconnaissance du nom Warren Miller auprès de la communauté Freeski et étendre par là même la notoriété des productions de Warren Miller ENtertainement.
Il ne s'agit pas pour nous de nous prononcer sur la réalité juridique du problème mais nous ne pouvons que regretter la voie radicale choisie par WME pour tenter de le régler. Car WME demande de vider Refresh de sa substance et pousserait par là même Level 1 dans une position très inconfortable : en période de livraisons de DVD, sur un marché qui est loin d'être resplendissant, rater une saison (car c'est ce dont on parle) pourrait s'avérer dramatique.
Warren Miller Entertainement cherche le KO technique (l'interdiction de diffusion à effet immédiat demandée n'a pas été prononcée par le juge heureusement), et est bien parti pour se mettre une grosse partie de la communauté Freeski à dos, ce qui n'est pas forcément leur clientèle traditionnelle ceci dit. Ils ne vendront donc certainement ni plus ni moins de leur nouveau film cette saison suite à cet incident, baptisé Dynasty, mais c'est l'industrie du film de ski dans son ensemble qui y perdra. Reste à savoir comment réagiront athlètes, sponsors, shops et medias, qui ont aussi leur mot à dire, chacun à leur façon.
Le jugement est attendu pour le 5 octobre.
Dynasty... tiens vous ne trouvez pas que ça ressemble un peu à Royalty, le film de Poorboyz datant de 2001?

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Je souhaite de tout coeur a WME de ne vendre aucun dvd!
Il a aussi "vendu" son nom et son image, ce qu'il n'etait pas vraiment obligé de faire, mais qui dans les faits lui a rapporté de l'argent.
Que WME l'oblige à respecter ses engagements moi ça me choque pas. On est pas chez les bisounours, faut assumer et Miller (et donc certainement Level 1) le savait... Dommage qu'on en arrive là, mais surtout dommage que un peu tout le monde ait voulu jouer au con, WME mais aussi Level 1 et Mister Miller...
c'est vraiment moche pour le sport d'aller se plaindre d'un truc ridicule comme ca qui en plus lui fait de la pub!!!
Pourquoi choisir le procès couteux et bien mediatique qui risque de faire très mal à Level 1, mais qui en plus va rendre la WME extremement impopulaire auprès de la jeune génération de skieurs qui du coup n'acheterons pas Dynasty...??
Condamner quelqu'un en se detruisant soi même, c'est vraiment minable...
Le nom et l'image et les attribues de la personne ne sont pas dans le commerce, même au états-unis, en fait il a vendu tout ça pour "l'usage commercial", c'est a dire qu'il n'a pas le droit de les réutiliser à but commerciaux mercantiliste mais il est toujours en droit d'intervenir normalement.
Sinon tu crois qu'il devrais parler la voix déformer le visage flouté et tout?
le débat juridique est juste de savoir si son témoignage est a but commercial est rentre dans le domaine de possession de son nom... Ou si c'est un témoignage à titre d'information, à but informatif, et qu'il n'est pas argument de vente principal brandé.
Je suis pas spécialiste en droit américain de la propriété intellectuel, et les articles que l'on lit sont de la vulgarisation, il nous faudrait les vrai chef d'accusations pour savoir ce qu'il en retourne exactement, ainsi que le contrat de cession de l'utilisation du nom de "Warren Miller".
et je vous le dis comme ça mais si Mickeal Jordan avait vendu ça marque de chaussure à son nom, puis était intervenu dans un film de basket pour témoigné seulement je pense qu'il aurait eu le droit.
Et sur la forme, inflation juridique, gros sous, manque de contact humain, manque de morale... l'amérique capitaliste quoi.