"J'étais cuisinier et en 95 je me suis cassé le dos en snowboard. Je me suis réveillé à l'hôpital en me disant : je veux devenir photographe". Et photographe, il est devenu : portrait, voyages, publicité et même animaux... mais c'est dans le ski que Nicklas a une place particulière.
Il shoote peu, ses images de neige sont rares, donc d'autant plus précieuses. Il soigne la texture de ses images à l'extrême pour créer cette atmosphère particulière, souvent sombre, très contrastée. Et pourtant, il avoue qu'il "ne passe pas beaucoup de temps en post production sur les photos, je fais juste les niveaux et des ajustements de couleurs. Le truc, c'est de savoir exactement ce que tu veux au moment où tu prends la photo".
Comme pour marquer encore plus sa distance avec l'esthétique classique des images de ski, il estime que "les photographes de snowboard sont bien plus créatifs que les photographes de ski. Ces derniers devraient regarder un peu plus ce qui se fait en snowboard, en skate et dans l'art". A bon entendeur...

Matos :
Deux boîtiers Canon Mark II and Mark III 1DS.
Objectif : 70-200 f2,8 (principalement pour le ski).
Macbook Pro.
Flash Elinchrome.
Quatre sacs de matos.

Texte : Guillaume Desmurs

Rendez-vous pour le prochain portfolio, celui de Ian Coble, le 6 novembre.