vonderberg (20 déc 2011) disait:
Juste une ou deux questions de la part d'un non spécialiste de l'économie de montagne.
L'achat de logements à titre individuel n'a-t-il pas été développé par les stations afin de favoriser une certaine fidélisation de la clientèle (quand tu es propriétaire d'un appartement dans une station tu y retournes tous les ans et tu vas plus difficilement aller skier ailleurs) et assurer des rentrées fiscales via les impôts locaux ?
Ca c'est un discours. Mais c'est totalement faux. Si Pierre et Vacances, Maeva et autres commercialisent les lits qu'ils vont exploiter la raison en est très simple: Ils ne veulent pas assumer le risque foncier.
Ainsi P&V c'est une société de promotion et de transaction immobilière et une société de gérance de biens. Si leur immeuble ne fonctionne pas, ils s'en foutent royalement, ils ne perdent pas d'argent car ils ne snt pas propriétaire du foncier. Leur investissement est nul leur risque de perte aussi
La vente en multipropriété (voir les bronzés ) n'avait qu'un seul objectif: reccueillir l'épargne de ceux qui n'avaient pas la surface financière d'acheter en pleine propriété, pour enrichir des groupes tels Merlin Top Loisirs...
Le revers de la médaille c'est que les stations française se sont développées sur un modèle économique particulier puisque ce sont les lits qui finançaient les remontés...
vonderberg (20 déc 2011) disait:
Certes, si les intéressés ne louent pas leurs logements quand ils ne les occupent pas, cela fait des lits inexploités pour la station pendant une majeure partie de la saison. Mais il y a une quasi certitude que les propriétaires seront là une ou plusieurs semaines par an, en général lors des vacances scolaires.
Ca n'est hélas pas si ceratins que ça. Et une semaine d'occupation pour une période d'activité de 20 semaines ça ne suffit pas. Il faut remplir avec les saisons creuses. Et c'est là l'intérêt purement mercantile d'aller chercher les étrangers
dont les congès ne correspondent pas à nos dates.
vonderberg (20 déc 2011) disait:
Question complémentaire : pourquoi l'offre hôtelière a-t-elle baissé en station si la demande est bien présente et difficilement satisfaite ? L'activité est-elle aléatoire au point de décourager les exploitants éventuels et ces derniers, habitants de la station, ne peuvent-ils la cumuler avec une autre activité (magasin de sport ou autre, moniteur de ski, agriculture, ...) ? Les stations aureaient-elles fait l'erreur de systématiquement privilégier d'autres formes de logements, du genre copropriété, au détriment de l'industrie hôtelière ?
Plusieurs problèmes rencontrés lors de la passation.
Un truc que les gens n'aiment pas entendre: Parmi les enfants des fondateurs, il manque une partie de la cohorte. Année folle, pognon, absence des parents qui faisaient tourner la structure 28 heures par jour

, et pas mal de gamins de cette génération qui se sont foutus en l'air dans toutes formes d'abus. De ceux qui restent certains ont vu ce que c'est que l'hôtellerie et ont dit non merci.
Donc un paquet de structures sans succession. Structures vieillissantes et chers, impossible économiquement à reprendre. Certaines ont été réhabilités en résidence de tourisme et d'autres données en gestion à des anglais (notamment ) qui finissent de les achever en ne faisant même pas les travaux minimum relevant du locataire...