bumtribegirl (25 avril 2006 19 h 17) disait:
blahblahbla.....etc...Par respect pour les gens qui y ont bossé des années et qui se sont fait planter à cause de la course au profit.
Faudrait quand même cesser ces enfantillages, hein. La course au profit, c'est un peu court comme argument... Mauvaise gestion, mauvais management, mauvaise lecture du marché et mauvaises prises de décision (enfin, quand y'a des décisions...), ça je veux bien.
La loi du marché dicte aux entreprises ce qu'il faut faire et ne pas faire. Après, y'a toujours eu des entreprises pour croire qu'elles pouvaient rester aveugles et sourdes. Les managers s'en vont, les ouvriers restent sur le carreau, et les syndicalistes "dénoncent" la course au profit... là où il n'y avait qu'absence d'anticipation et gestion à court terme.
Le profit, c'est pas un gros mot, ok ? C'est même une valeur : sans profit, on périclite. On n'investit plus, on régresse, on meurt.
Tu veux parler redistribution des profits ? OK, on peut : dans un pays comme la France où l'investissement est loin d'être un réflexe ou une seconde nature, mais plutôt une crainte, si on redistribue les profits plus en faveur des salariés, on va droit dans le mur ! Le problème est donc de changer d'abord de mentalité, de système de valeurs, d'éducation face à l'entreprise, à l'investissement, à la culture économique mondiale. Ensuite seulement, on pourra redistribuer. Mais on ne peut pas vouloir à la fois la sécurité et le profit, l'emploi stable et la dynamique de marché.
Un emploi instable, c'est pas une tare si on l'intègre dès le départ dans sa carrière et surtout si le marché de l'emploi est dynamique. Mais pour le rendre dynamique, il ne faut pas surprotéger l'emploi ! Grave erreur française...
D'ailleurs on la commence quand, la maturation de la mentalité française ? Parce que les autres pays, ils sont déjà en plein de dedans !!!