Bonjour Le Cantalou,
Le dénivellé du TSD6 est de 300m achetez les DNA d'aujourd'hui super article sur la station en page région
Article DNA du 12 septembre
1 300 m sans toucher terre
Une enveloppe de neuf millions d'euros, dont la moitié pour son télésiège, aura été engagée dans la modernisation du Lac Blanc. Une opération d'envergure qui s'inscrit dans le programme de soutien lancé par le Département du Haut-Rhin en direction de ses stations de ski.
D'une longueur de 1 300 m, le télésiège du Lac Blanc apparaît aujourd'hui comme le symbole de cette volonté de relancer des sites pour la plupart à la traîne de leurs homologues vosgiens. Hormis le Gaschney, où s'est assoupi un télésiège antédiluvien, aucune station alsacienne ne disposait jusqu'ici d'un tel équipement, alors que Gérardmer, Ventron, La Bresse et La Schlucht en sont dotés depuis longtemps.
Des banquettes de six places
Sorti des ateliers du constructeur Pomagalsky, le télésiège du Lac Blanc est suspendu à treize pylônes, de douze mètres de haut maximum, sur un parcours de 1 300 m. Les fûts et les potences ont été mis en place ces jours-ci par hélicoptère.
Comme il est débrayable, sa vitesse passera de 5 m seconde à un mètre seconde en gare. Chaque banquette a une capacité de six places.
Sur un dénivelé de 300 m, son tracé emprunte celui d'un des deux téléskis qui grimpent la pente près de l'auberge du Vallon, où sera construite la gare de départ. Grâce à son nouvel outil, le débit de la station devrait passer de 8 à 9 000 skieurs à l'heure.
Skier sous la route
Curieusement, la gare d'arrivée n'a pas été implantée au sommet de la station, ce qui aurait peut-être permis d'accéder aux pistes de l'autre versant, vers le lac, sans reprendre une autre remontée mécanique. Pour éviter de gêner les écoles de ski qui pratiquent sur le haut de la station, moins pentu, elle a été posée à hauteur de la route de crêtes qui relie le Calvaire au Bonhomme, juste au-dessus des pylônes d'EDF. Pour gagner le bas de la station, les skieurs devront presque immédiatement s'engager dans un tunnel creusé cette fois sous la route qui mène au col de Louspach.
Rien que pour le télésiège (terrassement, travaux d'installation, structures et gares), l'investissement s'élève à près de 4,5 millions d'euros, soit la moitié du budget.
Pistes de pionniers
Le coffre en béton du tunnel : c'est par là que s'engageront les skieurs pour rejoindre le bas de la station.
Berceau des écoles de ski, ces pentes ont aussi lancé les descentes de nuit sur pistes éclairées
Quand Germaine et Jean-Paul Jaeglé s'installent au Bonhomme, en 1971, la station du Lac Blanc n'est encore qu'un rêve. D'abord hôtelier au Markstein, le couple s'engage corps et âme dans un combat dont « le dernier round », selon les termes de Germaine elle-même, s'est enfin ouvert cet été avec l'implantation du télésiège.
Le site au-dessus du Bonhomme a pourtant une déjà longue histoire. C'est par là, sur les pentes de la Tinfronze, que Charles Diebold a ouvert dans les années vingt la première école de ski française avant de poursuivre son oeuvre à Val d'Isère.
Au début des années 70, un téléski y est encore exploité par le ski-club du Lac Blanc d'Orbey. Les Jaeglé voient plus grand et lancent sur leurs propres deniers un projet courageux. La forêt est défrichée, deux premiers téléskis sortent de terre, suivis de deux autres. Dix ans plus tard, le domaine skiable s'appuie sur huit téléskis qui desservent une dizaine de pistes.
Peu à peu, le Lac Blanc gagne en notoriété : dès le tout début de ces années 80, des canons à neige y sont installés et dans la foulée - l'option est alors inédite - un éclairage pour le ski nocturne.
Gérée aujourd'hui par la société Lac Blanc Tonique, la station (850 à 1230 m) est l'une des plus dynamiques du versant alsacien. Elle souhaite néanmoins rester, avec ses 14 km de pistes, à l'échelle humaine. « Les usines à ski ne sont pas une solution », estime son gérant, Etienne Perrin, pour qui « la modernisation de la station permettra aux Alsaciens de profiter, près de chez eux, d'une qualité de ski de très bon niveau ».
Parkings et canons
Le télésiège suit le tracé d'un des deux téléskis au départ du Vallon.
Visible de partout depuis les hauteurs alentours, le chantier se terminera à la fin du mois d'octobre avec l'ensemencement des pistes.
La création d'un parking (150 emplacements pour commencer, à terme de 300 places) au bas de la station et l'implantation de la gare de départ du télésiège doivent encore être menées à terme avant les premières chutes de neige. Actuellement, des équipes sont encore à l'oeuvre notamment à la gare d'arrivée et au tunnel sous la route vers Louspach, une boite en béton de dix mètres sur six qui pourra laisser passer les dameuses.
Le reprofilage des pistes concerne notamment celle de la Maze, sur la droite du domaine, qui sera bleue sur toute sa longueur, éclairée et raccordée au réseau de neige artificielle d'une puissance totale, dès cette saison, de 110 canons.
En 2006, le programme se poursuivra avec l'extension des parkings, l'aménagement d'un stade de slalom pour les compétiteurs, la création d'un snowpark, d'un jardin des neiges et la construction d'un bâtiment d'accueil en haut de la station avec garderie et centre ESF. Ce même bâtiment abritera également des WC publics qui font parfois encore cruellement défaut dans certaines stations alsaciennes.
Bonne lecture et à plustard je repondrai à Romu dans la semaine