Paru le 18/03/05 dans le Dauphiné Libéré en page France, en voici les grande lignes :
"Malgré un hiver enneigé et froid, le sud de Rhône-Alpes et la région PACA souffrent d'un manque d'eau plutôt inhabituel à cette époque de l'année. Un déficit pluviométrique de plusieurs mois et des nappes phréatiques au plus bas laissent présager d'une situation estivale préocupante. Tout le monde se prépare à gérer une pénurie inéluctable.
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Embrun n'a reçu que 104mm des 204mm qui tombent habituellement en moyenne à cette époque. Le mois de Janvier a été l'un des plus secs de ces vingt dernières années à Montélimar qui n'a reçu que 5mm au lieu des 63 en moyenne soit un manque de 92 %.
Cette pénurie est également enregistrée en Savoie aussi bien à Chambéry qu'en Tarentaise mais aussi à Grenoble (moins 36% en février). Du point de vue pluviométrique on se croirait dans une situation de canicule comme en août 2003!
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Pourquoi parle-t-on de sécheresse alors qu'on est encore en hiver et qu'il ne fait pas si chaud ?
Parceque le manque de précipitation est général. Le déficit dépasse 50% dans beaucoup de régions et surtout il dure depuis l'hiver. La station météo départementale de l'Ardèche constate : "Aubenas n'a été arrosé que du 1/5 de sa pluviométrie normale".
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D'où le constat de Serge TABOULOT, le climatologue de Météo-France à Bron pour la région Rhône-Alpes et Centre-Est : "S'il pleut beaucoup en Avril, cela évitera une sécheresse superficielle préjudiciable à l'agriculture mais cela ne changera rien à l'état des grands réservoirs d'eau du sous-sol qui ne se remplirons à nouveau qu'à partir de l'automne".
La fonte des neiges ne va-t-elle pas permettre de remédier à cette situation ?
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D'abord il y a un déficit de neige de l'ordre de 40% sur les Alpes-du-Sud mais également en altitude dans les Alpes du Nord.
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Seule les petites nappes de fond de vallée vont recevoir des apports significatifs. C'est en tout cas ce qu'expliques Thierry POINTET, un spécialiste du BRGM.
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on peut considérer que la ressource en eau de notre région souffre encore des conséquences de la canicule de 2003 car cet épisode a obligé à puiser fortement dans les réserves et a été suivis de 2 automnes et hivers pus secs que la normale."
Pour le reste des cellules de crises ont été mises en place dans la plupart des départements concernés. EDF et la CNR sont aussi concernés...
Vous pouvez me dire quel rapport avec les station de ski en France (titre du forum) ?
_D'abord cet artcicle relate bien l'enneigement ou plutôt son défficit que nous avons eu cet hiver.
Ensuite, les nappes phréatiques et la consomation en eau concerneent directement les stations (neige artificielle, consomation individuelle etc ...)
--->>> Cependant il ne s'agit pas ici de pointé le doigt sur l'économie des sports d'hiver, directement concernée par les précipitations hivernales et qui, malgré son utilisation quelque peux abusive de la ressource en eau n'est pas responsable de ce manque de précipitation.
De plus nous nous plaçons ici a l'échelle de massifs et des régions.
L'hiver est t-il toujours ce qu'il était ?
Il ne fait nulle doute que les communes de montagnes seront touchées par la sécheresse estivale.
Pour exemple,la ville de Moutiers, en Tarentaise, au pied des grandes stations des Alpes du Nord, vient de vider les dernières gouttes des ses réservoires et à été obligée de demander à la commune de St-Jean-de-Belleville de l'approvisionner en eau potable.
On peut par ailleurs se demander qu'elles seront les répercussions sur les nappes phréatiques des communes de montagnes et notamment dans les Alpes du Sud.
Deplus, qui dit manque d'eau dit manque de "matière première" pour la neige artificielle.
Quelle sera la réaction des stations l'hiver prochain si celui-ci s'annonce aussi sec que celui que nous venons de terminer ?