voici qui devrait intéresser les très bons amateurs que vous êtes ainsi que les non praticien(ne)s comme moi. Enfin, surtout ceux qui passent de temps à autre à Paris puisque s’est ouverte hier, à Orsay, une exposition magnifique sur la naissance de la photographie... le daguerréotype.
Ces premières plaques sur cuivre révélées par vapeurs de mercure sont d’une précision et d’une beauté artistique étonnantes. Daguerre, décorateur de son état, entre autre pour l’Opéra, a su jouer avec la lumière rendant ainsi une superbe profondeur, limite tridimensionnelle, à ses tirages... le rendu est impressionnant.
Pour en savoir plus http://www.rmn.fr/fr/03expo/01calendrier/2003/daguerreotype/page.html
A côté des contextes artistique et populaire qui ont accueilli cette possibilité de mise en boîte de la réalité, une philosophie somme toute très particulière si on se met à la place de nos aïeux, vous pourrez également voir des personnages ou des vues inhabituelles puisqu’elles datent des années 1840, tels qu’un vétéran des guerres napoléoniennes, le dernier porteur de vin assermenté, ou encore le glacier de l’Aar bien chargé.
Enjoy history

)> un peu difficile financièrement... mais toujours moins que d’aller admirer ce travail au Metropolitan de New York, la prochaine et seule autre escale des plaques de cuivre 
héhé...toujours au bon endroit au bon moment


Claaaaasse...

merci d'avoir pollué ce sujet avec cette remarque puérile, à bon entendeur.
Ce type de photographie est réalisé sur une plaque de cuivre argentée soigneusement polie comme un miroir puis exposée dans une chambre noire immédiatement après sensibilisation. L'action des vapeurs d'iode sur l'argent forme le iodure d'argent sensible à la lumière, mais seulement dans la région des bleus et UVs du spectre solaire (<400nm).
L'introduction des substances accélératrices, comme le brome et le chlore, se pratique dès 1841 grâce au brevet d'Antoine Claudet. Ce qui permit de réduire les temps de pose à une seconde environ.
L'image latente subit ensuite un développement aux vapeurs mercurielles et elle est finalement fixée par l'hyposulfite de sodium.
L'avivage de l'image daguerrienne au chlorure d'or fait son apparition grâce à Hippolyte Fizeau en 1840. L'application d'une solution de chlorure d'or à chaud augmente les contrastes et la lisibilité de l'image.
Bien protégé de l'air, le daguerréotype peut traverser les siècles.
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