kjohann disait: Tuer les élèves seraient une possible solution.
À chaque rentrée des professeurs, j'en entends qui disent "ah ben c'est dommage, si le lycée pouvait être comme ça tous les jours, ce serait bien". Je rappelle que les professeurs rentrent
un jour avant les élèves.
Plus sérieusement, on pourrait avoir plus de facilité à mettre dehors ceux qui dérapent. Dans ce sens, je suis favorable à plus d'autonomie pour les établissements :p. Et j'ajoute que l'instruction obligatoire est un devoir
des familles, que la démagogie a pour ainsi dire transféré à l'État.
S'il fallait remettre à plat les principes, je les énoncerais ainsi :
- l'instruction est obligatoire jusqu'à x ans, selon les programmes minimaux fixés en fonction de l'âge par l'État.
- l'État (on devrait presque dire "la Nation", en fait) assure un service d'instruction gratuite conforme à ses programmes, ouvert à tous sans conditions.
- l'acceptation dans les écoles publiques est subordonnée au respect d'un réglement conforme à des normes fixées par l'État. Un élève dont le comportement serait incompatible avec ledit réglement sera exclu de son établissement, à charge pour sa famille d'assurer son instruction, éventuellement dans un autre établissement, y-compris public, en mesure de l'accepter.
Mais les élèves pénibles ne sont pas le pire des problèmes de l'E.N., le nombrilisme administratif, la démagogie attenante, la perte de sens des "niveaux" et des diplômes eux-mêmes (devenus incontournables sur le marché du travail et en même temps vidés d'une grande partie de leur contenu), la course aux gadgets (TICE et autres "projets" mirobolants), le flicage et les intimidations, etc., tout cela forme un cocktail mortel.
inscrit le 28/8/06
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