Voilà, sans vouloir relancer forcément des débats qui n'apportent que rarement quelque chose ici, voici la triste nouvelle.
BERLIN (AFP) - L'ours brun "Bruno" qui semait la panique depuis mai au Tyrol (ouest de l'Autriche) et en Bavière (sud de l'Allemagne) a été abattu par des chasseurs dans la nuit de dimanche à lundi en Bavière.
Après deux semaines infructueuses de traque pour capturer vivant l'ours qui n'hésitait pas à s'approcher des habitations, les autorités tyroliennes et bavaroises avaient annoncé samedi que l'ours serait abattu à la première occasion.
Bruno s'était échappé début mai du Haut Adige italien pour traverser le Tyrol et sévissait depuis des semaines à la frontière austro-allemande. Il avait décimé au moins deux dizaines de moutons et de nombreuses volailles. N'ayant pas encore atteint l'âge adulte, ce spécimen était le premier à s'aventurer en Allemagne depuis 170 ans.
Après les premières apparitions en Bavière de l'ours, les autorités bavaroises avaient déjà décidé de l'abattre mais étaient revenues sur leur décision, des organisations écologistes ayant violemment protesté.
En Autriche vivent une trentaine d'ours qui ont été lâchés au cours des dix dernières années par l'organisation de la protection de la faune et la flore, WWF, dans des provinces qu'ils peuplaient jusqu'au début du 20ème siècle -Tyrol, Carinthie (sud) et Basse Autriche. D'autres ours venus de Slovénie se sont également implantés en Autriche.
Pendant un bon moment, l'ours flirtait avec la frontière austro bavaroise, avec d'un côté des hordes de chasseurs teutons avide d'un trophée devenu rare (sic), et de l'autre des randonneurs photographes autrichiens. La bêbête s'était taillé une sacré réputation de malin, en repassant à chaque danger la frontière. Et lors de nos randos dans les vallées susceptibles de l'abriter, c'est vrai qu'on rêvait secrètement d'apercevoir le farceur.
Mais le lobby des chasseurs autrichiens (qui arrivent à faire fermer des zones au ski HP/rando en hiver... c'est dire leur pouvoir) et le comportement de l'ours a convaincu les autorités autrichiennes de changer de camp. Et donc de rejoindre la position de l'Allemagne, où la peur de l'ours est viscérale..
C'est bien dommage.
Une opinion partagée aussi par un pote norvégien, qui trouve cette peur ridicule: chez lui, en Norvège, 8 attaques d'hommes par l'ours ont été recensées depuis 1900. 7 concernaient des ... chasseurs.
BERLIN (AFP) - L'ours brun "Bruno" qui semait la panique depuis mai au Tyrol (ouest de l'Autriche) et en Bavière (sud de l'Allemagne) a été abattu par des chasseurs dans la nuit de dimanche à lundi en Bavière.
Après deux semaines infructueuses de traque pour capturer vivant l'ours qui n'hésitait pas à s'approcher des habitations, les autorités tyroliennes et bavaroises avaient annoncé samedi que l'ours serait abattu à la première occasion.
Bruno s'était échappé début mai du Haut Adige italien pour traverser le Tyrol et sévissait depuis des semaines à la frontière austro-allemande. Il avait décimé au moins deux dizaines de moutons et de nombreuses volailles. N'ayant pas encore atteint l'âge adulte, ce spécimen était le premier à s'aventurer en Allemagne depuis 170 ans.
Après les premières apparitions en Bavière de l'ours, les autorités bavaroises avaient déjà décidé de l'abattre mais étaient revenues sur leur décision, des organisations écologistes ayant violemment protesté.
En Autriche vivent une trentaine d'ours qui ont été lâchés au cours des dix dernières années par l'organisation de la protection de la faune et la flore, WWF, dans des provinces qu'ils peuplaient jusqu'au début du 20ème siècle -Tyrol, Carinthie (sud) et Basse Autriche. D'autres ours venus de Slovénie se sont également implantés en Autriche.
Pendant un bon moment, l'ours flirtait avec la frontière austro bavaroise, avec d'un côté des hordes de chasseurs teutons avide d'un trophée devenu rare (sic), et de l'autre des randonneurs photographes autrichiens. La bêbête s'était taillé une sacré réputation de malin, en repassant à chaque danger la frontière. Et lors de nos randos dans les vallées susceptibles de l'abriter, c'est vrai qu'on rêvait secrètement d'apercevoir le farceur.
Mais le lobby des chasseurs autrichiens (qui arrivent à faire fermer des zones au ski HP/rando en hiver... c'est dire leur pouvoir) et le comportement de l'ours a convaincu les autorités autrichiennes de changer de camp. Et donc de rejoindre la position de l'Allemagne, où la peur de l'ours est viscérale..
C'est bien dommage.
Une opinion partagée aussi par un pote norvégien, qui trouve cette peur ridicule: chez lui, en Norvège, 8 attaques d'hommes par l'ours ont été recensées depuis 1900. 7 concernaient des ... chasseurs.







