Allez, petit sondage pour introduire cet article.
La montagne en hiver, pour vous, excepté le fait de contempler le blanc manteau qui recouvre progressivement le jardin (ou le parking de l?immeuble), c?est quoi ? la bataille rangée avec les collègues de bureau, à celui/ceux/celle(s) qui décrochera(ont) sa/leur semaine pendant la bonne période, se livrer au dilemme entre aller suivre le petit au Melka Trophy de l?ESF et ne pas laisser Jolie-Maman seule dans la location, s?imaginer dévalant la Saulire entre des cohortes de skieurs en tous genres ou aller poser sa trace où bon vous semble (mais dans la limite du raisonnable !) ?
Après avoir usé, copieusement même, de l?avant-dernière proposition (les deux premières étant matériellement impossibles !) , j?ai décidé de goûter à la dernière. Certes, j?ai déjà connu les rando raquettes, en restant malgré tout dans un certain rayon d?éloignement (faible, en l?occurrence) du monde civilisé, le ski nordique façon glisse ou crève (vive les sorties scolaires? !) , mais ce n?était pourtant pas suffisant pour m?éloigner du système du ski-artifice, n?en déplaise à certains.
J?avais envie de repousser les limites à l?intérieur desquelles j?étais resté si longtemps, de goûter à une autre approche du ski dont j?entendais parler bien sûr mais dont je ne parlais pas en tant qu?acteur, puisque ne pouvant pas encore partager d?expérience à ce sujet.
C?est avec la volonté de taire cette frustration intérieure et bien sûr de me coucher le soir suivant un peu moins bête sur la chose skieuse, que le sire Spooky et moi-même avons monté une petite expédition journée, au topo rondement concocté, servie sur un plateau ou presque (les conditions n?étaient pas ce qu?on pouvait qualifier de désagréables, pour le moins.)
Accompagnés par le chant de maître Tétras-lyre, sur son nuage perché, nous aurons gravi en deux étapes près de 1500 mètres de dénivelé, ponctués par les conversions ?classiques? rando pour Sébastien, les miennes étant un peu plus laborieuses car ? diantre ! ? ?je ne remontais pas à ski, faute de fixations adéquates !
Au final, il ne se sera agi pour moi que d?une initiation partielle puisque les raquettes ont remplacé les peaux, mais entre les éléments environnants, l?atmosphère dans lesquels nous avons évolué, même si le « vrai » jour J est encore à venir pour moi en ce qui concerne le ski de randonnée, j?ai découvert ce que c?était de lire son itinéraire dans la montagne, de gérer son souffle pour atteindre le but fixé, quelques centaines de mètres en amont, et, du haut du col, de dominer enfin cette interminable montée dont on ne pouvait plus, et surtout, le plaisir de faire sa trace sans la contrainte, derrière soi, du « pisteur-balai » fermant le domaine skiable.
Comme souvent, la suite ne se détaille ni même ne se raconte, elle se regarde (vous savez où se trouvent les photos :))
Vous vous attendiez à mieux comme compte-rendu, je m?en doute. Moi, depuis ce 25 février 2006, j?attends de me faire la prochaine. Elle va arriver, ne reste plus que de bonnes conditions nivo et météo, et je trouverai de quoi ajouter un nouvel article? Promis.
Bonne journée :).







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