Alors voilà, tout commença par un test apparemment anodin durant le mondial du ski.
moi -Bonjour, j'aurais voulu savoir ce que vous aviez en grandes tailles?
eux -Vous avez de la chance, il nous reste une paire de manjii en 195
moi (en tatant le flex) -tiens, ils m'ont l'air assez rigide, il se skie assez vite non?
eux -Plutôt oui, va les tester, tu nous en dira des nouvelles après...
moi -merci, donc assez vite alors....?
4h passée dessus avec une banane jusqu'aux oreilles bien visible par mes collègues, je me décide malheureusement à leur rendre, avec une jolie cicatrice jusqu'à la structure...
eux -Alors, t'en as pensé quoi?
...
Savoir ce que j'en avais pensé, pfff, une seule hate, pouvoir remonter sur de tels skis un jour.
Du coup, je me renseigne sur les tarifs et là, dur retour à la réalité, un prix exhorbitant, dans les 1000 euros la paire nue, aïe aïe aïe, mauvais pour le porte-feuille ça!
Bon, pas grave je me dis, je les aurais au moins ridé une fois :(.
Retour dans les vosges et là, je discute avec steph, un pote qui tient un shop de ski, sur les différents skis testés durant ce mondial. Je lui parle alors de mes fameux bohèmes, il semble intéressé pour les diffuser et prend finalement contact avec eux.
La saison se poursuit, il les commercialise, en vends quelques paires, et me redonne un coup de fil, me proposant un tarif plus qu'avantageux sur l'achat d'une paire de bohème...
Banco, je dis oui, et là, coup de fil à l'atelier, ma paire va se fabriquer...
1 bon mois plus tard, re-coup de fil du steph, il me dit avec un plaisir dans la voix que je peux aller chercher mes skis dans un bled à côté de St-marcellin.
Et là c'est parti pour l'aventure:
Objectif n°1: trouver l'atelier, dissimulé derrière un vieux camion renault, avec un imposant sticker bohème et un petit freesurf, marque au combien chère aux nostalgiques...
Toc toc toc, la vieille porte en fer s'ouvre et olivier m'accueille: ''c'est toi julien, tu viens chercher tes skis?''
Tiens, il m'attendait encore en plus, pas, de doute, on est bien dans de l'artisanal...
Il me montre tout de suite les skis, puis me demande si je veux faire un tour?
''plutôt deux fois qu'une, voir comment ces skis sont shapé ca le fait !!''
La visite commence, les machines à bois font plus croire à première vue qu'on se trouve dans un atelier de menuiserie qu'à un atelier de ski.
Olivier me montre les noyaux, les fibres en carbone et en kevlar pour les rigidifier.
Partout durant la visite on est entouré de protos sur les murs, le plafond, on sent la nostalgie de freesurf ( dont il était déja le shapeur).
On arrive à la presse, qui ne permet de prendre que deux planches, loin des grosses industries...
Autour d'un café il me confirme vraiment la volonté de rester artisanal, de faire de la board et du ski de freeride pur, de ne pas risquer de compromettre une passion au détriment de quelques dollars en plus.
Bref, je le sent animé par ses réalisations, le mot passion revient plusieurs fois.
road trip : 1 mois de grimpe... Concepteur paysagiste, kezaco?
Une petite visite chez Bohème
par roulio, mardi 17 mai 2005



réactions (10 réactions)
Bien la petite visite par procuration