''On croirait le Beaufortain crée pour le randonneur'': telle était la phrase que j'ai lu dans un montagne magazine daté du mois de Septembre 2004. Bien entendu, les rédacteurs de cet article sur le Beaufortain n'ont pas manqués d'illustrer leurs propos par de magnifiques photos. En tant que juriste patenté ;)(non je déconne), il fallait bien vérifier ces propos afin de savoir s'il ne s'agissait pas d'une publicité mensongère.
Bien entendu, le fait que ce GR soit moins courtisé que son illustre cousin du Mont Blanc n'était pas pour me déplaire. Rendez-vous est donc pris en ce 31 juillet 2005 avec 3 potes (dont une à nichon: désolé mais c'est comme ça que Dujardin qualifiait Alexandra Lamy avant de filer le parfait amour avec elle). Pour commencer, nous avons droit à une bonne rincée (on s'en fout, on est sur l'autoroute:)). Pour se donner des forces avant le départ on décide de s'arrêter sur Annecy histoire de se bouffer une petite raclette.
Ensuite, les choses sérieuses commencent. Départ de Queige sous un soleil de plomb pour une rando de 7 jours selon les différents guides. La première étape se fait pour l'essentiel en forêt avec 1200 mètres de dénivellé. Ce n'est que vers 16 heures que nous apercevons les premières cimes pour notre plus grande joie. C'est sur les coups de 18 heures que nous arrivons au chalet refuge de Lachat où le proprio très roots nous propose de planter les tentes.
Après une bonne douche, nous nous autorisons une bonne poellée savoyarde (et ouin, on a laissé les lyophilisés au fond du sac).
Après une bonne nuit de sommeil nous reprenons le sentier pour une étape traversant la station des Saisies et de nombreux alpages. Après 1000 mètres de dénivellé, nous arrivons au refuge de Roselette (au dessus des Contas) où nous boirons quelques bières. Puis, nous marcherons une heure avant de trouver un endroit sympa pour planter la tente (cette nuit là, je m'en souviendrais: mon ventre me faisait la gueule)
La troisième étape empruntait le GR du Mont Blanc et nous mena via 2 cols (col du Bonhomme et du grand fond )au refuge du presset). Arrivée sous la pluie accompagnés de 3 gars qui font le Tour du Beaufortain en monocycle (non, vous ne rêvez pas). Cette étape est certainement la plus belles de toute car la plus alpine et la plus importante niveau dénivellé: 1700 m (le col du grand fond n'est rien d'autres qu'une interminable vallée qui finit sur un pierrier) et l'esprit qui y règne est indescriptible: la Pierra Menta nous fait face, le refuge n'est qu'une petite cahute sans eau ni électricité.
L'avant dernière étape sera light (on a réussi à faire le tour en 5 jours. Et ouin, vous croyez quoi: on s'entraine dans les Vosges pas à Montmartre)en raison de d'une pluie continue. Nous passerons la nuit au refuge de la Coire en charmante compagnie:
Snif, dernière étape synonyme de retour à la civilisation (ça c'est horrible, le bruit...). Après s'être embarqués sur des chemins impraticables car jonchés de je ne sais pas quoi mesurant plus de 2 mètres. Nous bouclons ce tour du Beaufortain à minuit après 52 km de marche, les pieds ornées d'ampoules (comme des malins, on a eu la bonne idée de couper dans des champs où l'herbe était mouillée)
Voilà, c'est un tour magnifique qui n'a rien à envier aux autres si ce n'est que le nom (c'est sûr Mont Blanc ça jette) que je conseille à tout le monde.
PS: désolé s'il n'y a pas de photos de la non moins célèbre Pierra Menta mais à notre arrivée nous étions plus animés par une irrésistible envie de bouffer que d'une envie de prendre des tofs. Résultat: une heure après, le brouillard s'est levé et je n'ai plus jamais revu ce cailloux si ce n'est sur des cartes postales.





réactions (3 réactions)
romblanc,t'es qu'une grosse raclure!