Episdodio 10

Santiago City
Un peu de culture ne fait pas de mal. . .
Mais juste un peu alors . . .

Vendredi 17 heures, je quitte Ensenada pour Puerto Varas ou je vais prendre un bus direction Santiago. En effet, mes amies irlandaises rencontrees la semaine derniere a Bariloche y seront pour le week-end avant de s?envoler le lundi suivant vers la Nouvelle-Zelande, nouvelle etape dans leur tour du monde . . . Vers 21 heures je me dirige vers l?arret de bus. La je monte dans un bus mais a ma place se trouve une personne. . . Ha. . . bon, peut-etre me suis-je trompee, je vais donc demander a la personne en charge et, je ne crois pas si bien dire quand je dis que je me suis peut-etre trompee. . . En effet, je me suis trompee de bus ! Ha, le drame ! Mais comme on n?a fait qu?une centaine de metres, le bus s?arrete et je descends morte de honte sous les yeux des autochtones déconcertés. . . Je retourne vers l?arret de bus ou j?ecope a nouveau de regards surpris. Pendant la vingtaine de minutes qui suivit, je demandai a tous les bus s?arretant s?ils etaient le mien avant qu?enfin je ne monte dans le bon. . . Comme je l?avais dit dans l?episode 9 Bariloche, ici les bus sont d?un extreme confort parce que souvent les distances sont tres longues et que c?est un moyen pratique et commun de voyager au Chili. Par exemple, de Puerto Varas a Santiago, je vais mettre une douzaine d?heures. J?ai choisi de les faire de nuit.
Mon voisin est un charmant monsieur d?une cinquantaine d?annees tres propre sur lui travaillant dans l?edition et donc assez cultive et ayant quelques connaissances sur la France. Apres avoir un peu discute de ce que je viens faire a Santiago, celui-ci me dit qu?hier, ce meme bus partant a 21h45 de Puerto Varas et devant arriver a Santiago vers 9h30 du matin est arrive a 16h de l?apres-midi, a cause des graves intemperies qu?ont connu la region de Santiago et alentours et qui ont fait ceder des ponts!!! No es posible !! Non la c?est pas possible ! D?une part parce que. . . 16 heures de l?apres-midi ! Et puis surtout parce que j?ai rendez-vous avec les filles a 11 heures du matin et que si je loupe le rendez-vous, je n?ai nul moyen de les contacter sachant qu?elles n?ont pas de portable et que je ne connais pas le nom de leur hostel. . . Je prie donc pour qu?ils aient trouve une solution et que j?arrive a l?heure prevue. . . Malgre ce petit coup de stress, il commence a se faire tard et je suis un peu fatiquee . . . Et bien c?est dommage pour moi. . . En effet, je suis tenue eveillee par cet ersatz de film, absolument deconcertant, sur les aventures d?un pere de famille chilien (qui plus est moche au possible avec une moustache et une chemise a la Magnum) qui part en vacances avec sa petite famille et a qui il arrive tous les malheurs du monde comme par exemple se coincer la « chose » dans les toilettes de l?avion apres une turbulence. . . et d?etre oblige d?aller a l?hopital apres avoir atteri avec le couvercle de la cuvette dans les mains, la chose coincee dedans. . . And so on, and so on. . . Je vous passe les autres gags scatologiques. . . Le tout en espagnol, donc fort, et n?allez pas me demander pourquoi ils n?ont pas utilise les casques audios qui prennent en plus beaucoup de place au-dessus de nos tetes, je ne sais pas ! Donc vers les minuits et demie, ils me laissent enfin dormir. . . Sur le coup de 3, 4 heures, je me reveille en sursaut, la gorge seche, litteralement en sueur . . . Je ne sais pour quelle raison, le chauffage est pousse plus fort que le maximum et comme je suis cote fenetre, tout mon flanc gauche est carbonise. . . J?enleve toutes les couches que je peux et tente tant bien que mal de me rendormir, sans vraiment pouvoir a cause de cette fournaise. Vers 7h30, j?entends un peu d?agitation, notamment de la part de mon voisin, debout en train d?enfiler son blouson. Les premiers arrets vont commencer. Ce dernier me dit que tout va bien, que nous n?avons aucun retard et que je pourrai retrouver mes amies dans les temps. . . Quelle joie !! Je me ravie vraiment de cette nouvelle et m?empresse d?ouvrir les rideaux. Oh ! Il fait un ciel magnifique ! Alors qu?il y a 3 jours il y avait des pluis diluviennes qui ont meme tue un carabinier, aujourd?hui est une sublime journee et en me tournant sur ma droite, je peux facilement et panoramiquement decouvrir la Cordillere des Andes, deja si haute dans cette region, deja si majestueuse. Un peu plus de deux heures et demie plus tard j?arrive a la Borja, la station centrale. La je prends un taxi pas super aimable mais bon, qui m?emmene jusqu'à la Plaza de Armas (il y en a une a peu pres dans chaque ville), point de rendez-vous avec les filles. La je cherche le restaurant Chez Henry comme convenu mais surprise. . . Il n?existe plus ! Haha, je l?avais donne aux filles car le nom etait facile a retenir, je l?avais trouve dans mon Lonely Planet 2004. . . Ha, c?est comme les entraineurs de foot, ils vont et ils viennent aussi vite que cela et vu qu?il n?y a pas d?update automatique sur un livre. . . Je trouve quand meme les murs ou il se trouvait et decide d?attendre devant en esperant qu?elles aussi aient la meme idee, de toute facon je suis la premiere donc je ne peux pas les louper. Mais apres dix minutes, une camera s?installe a quelques metres de moi, des pauvres assistants qu?on traite comme des chiens s?affairent a installer des panneaux solaires, isoler les cables avant qu?un grand jeune homme, type latin au possible sorte de sa voiture avec chauffeur et s?avance vers ce qui est apparement le directeur. Plusieurs personnes commencent a s?arreter autour de la camera et regarde ce jeune homme. Serait-il connu ? Je comprends rapidement que je suis sur le tournage d?une serie, sans doute tres populaire mais a en juger les premiers shootings, tellement hispanophone. . . « Como ? Hernanda, te has acostado con Ignacio ? Si pero, ya no ama su esposa ! Pero Hernanda, vas a haber una wawa de Roberto! Si pero, el no lo amo, amo Ignacio. . . « (Comment? Hernanda, tu as couche avec Ignacio? Oui mais il n?aime plus sa femme! Mais Hernanda, tu vas avoir l?enfant de Roberto! Oui mais je ne l?aime pas, j?aime Ignacio. . .) De ce genre la vous voyez ? Ce que je suis en train de voir est un petit peu navrant et je prie pour que les filles arrivent vite vite vite ! Mais la, l?assistant-chef ou je ne sais qui, prend son megaphone et crie : « toutes les personnes qui ne sont pas acteurs et ne font pas partie de l?equipe de tournage, merci de quitter les lieux ou alors ne regardez pas la camera, a aucun moment pendant que l?on tourne, merci ! » Moi, ni une ni deux, je prends mes clics et mes clacs et quitte les « lieux de tournage » comme il dit et me trouve un banc un peu plus loin. Une vingtaine de minutes plus tard, j?aperçois les filles de loin et je suis tentee entre m?amuser a les laisser chercher le restaurant vainement ou les appeler. Je choisis la deuxieme solution. . .
Qu?il est bon de se revoir ! C?est comme si l?on ne s?etait pas quittees et comme si on se connaissait depuis des ans alors que l?on ne se connaît que depuis une semaine ! It?s funny. Apres les embrassades, on se dirige vers mon hotel pour deposer mes affaires avant de partir. . . visiter. . . oui ! Visiter ! Oui Maman, oui Tante Agnes, vi-si-ter ! Juste un petit mot avant sur mon hotel. Il se trouve dans le barrio (quartier) Paris Londres, dans un cadre tout a fait enchanteresque, qui me rappelle ma visite des studios d?Hollywood ou un mini New-York est entierement reproduit. Les deux, trois rues qui constituent ce barrio sont un peu desertes, ce qui accentue l?impression de decor. Le Londres Plaza Hotel se situe dans la calle Londres (ca ne s?invente pas) et meme si le nom en jette, ainsi que la facade exterieure d?ailleurs (!) rassures-toi Papounet, le prix est tout a fait raisonnable. Je me depeche de monter mes affaires parce que les filles m?attendent mais j?ai le temps d?apprecier cette architecture et ce decor tres parisien des annees 30, 40. C?est absolument charmant et ma chambre est tout aussi seduisante.
Nous partons direction le barrio Bella Vista pour visiter le Musee La Chascona. Sur le chemin, en traversant le fleuve Mapocho qui separe le barrio du centro, je m?arrete, interloquee, frappee. J?essaie de commuiquer, rien ne sort. . . « L. . .l . . .l . . look ! » Boudiou, la-bas s?eleve la Cordillere, plus haute que jamais et pourtant a portee de main. C?est une vue comme celle de toutes les cartes postales du Tibet avec une petite barraque en premier plan et le monstruo (en taille) ? majestueux Himalaya derriere. La c?est pareil sauf que c?est moi, et les Andes. Je suis presque obligee de me casser le cou pour l?admirer. C?est absolument breathetaking de se trouver la, en pleine ville au milieu des immeubles et de la circulation (tiens, je manque de me faire ecraser d?ailleurs . . .) et d?avoir cette vue. C?est. . . waouw !
On continue malgre tout notre route et arrivons donc a ce musee. La Chascona veut dire choucroute capillaire (en gros, traduction imagee pour une meilleure compression !) et fait reference a la troisieme et derniere femme du tres grand poete chilien Pablo Neruda. C?est donc la visite de sa maison que nous faisons pendant pres d?une heure. Je dois dire, moi qui revais d?un grand chalet a la montagne avec plein, plein de pieces, j?ai change d?avis. . . Cela sera toujours a la montagne bien sur, Gratianne sera toujours Gratianne, mais je voudrai ma maison comme celle de Pablo : magique. En effet, le poete l?a voulue comme un bateau et c?est bien un univers marin envoutant qui submerge chaque invite. Moi qui ne suis pas tres attiree par le monde et l?atmosphere maritime que je trouve bien trop engoissants, je suis emerveillee par ce bar de bateau francais ou il y a des trous pour les bouteilles pour qu?elles ne tombent pas dans les roulis, par cette piece appelee « le phare » ou il y a une lampe telle celle d?un vrai phare, posee sur une authentique proue de bateau, ramenee de je ne sais plus quel pays. En effet, Neruda etait un collectionneur compulsif ou plus exactement, un homme qui « aimait garder tous les objets qu?il aimait », comme il aimait a le dire. Ainsi il a une collection de poupees russes posees sur une table basse, une collection de verres vert et rouge ramenes du Portugal, etc, etc. C?est rellement surnaturel et chaque recoin de chaque piece est explore meticuleusement. Helas la fin de la visite arrive et nous repartons des etoiles plein les yeux en direction de Bellavista centre pour manger un morceau, rien de tres typique mais quand il fait faim, il fait faim. Ensuite nous nous balladons un peu dans les rues avant de rentrer a l?hostel des filles se reposer un peu avant de partir vers LE Mall de Santiago pour aller voir un film. La culture americaine est belle est bien presente ici : un immense complexe cinema avec cochonneries a devorer pendant le film (genial ! j?adore entendre quelqu?un farfouiller dans son carton de pop-corn pour manger la bouche ouverte derriere mon oreille. . .) et autres boissons XL. Une fois le film fini ou ai-je envie de dire une fois le film « enfin » fini (Superman le retour. . . j?aurais du m?en douter et ne pas me laisser entrainer mais c?etait malheureusement le seul en VO et c?est quand meme un chouillat mieux qu?un film en castellano. . . desolee . . .) nous nous sommes dirigees toujours dans ce meme mall, vers un restaurant encore une fois extremement typique : TGI Friday?s. . .Comment ? Ce n?est pas chilien ?! On m?aurait menti ?! Qu?a cela ne tienne, cela me rappelle des bons souvenirs de mon annee en Californie, et je ne m?arrete pas en si bon chemin puisqu?au sortir de table, nous allons toutes chez Starbuck?s, elles pour un Latte Grande et moi pour acheter plein de Blueberry Muffins qui me manquent tant !!! Vers minuit, nous sommes de retour dans nos hostels et nous endormons comme des loires.
Apres une douce nuit de sommeil et une succulente douche chaude (souvenez-vous, cela fait environ trois semaines que je n?ai pas d?eau chaude et j?avais presque oublie comment cela faisait !) , je retrouve mes irlandaises devant le musee des Beaux Arts. Oui, le musee des Beaux Arts ! Les expositions ne sont pas transcendantes a part quelques copie colles de dollar bills ingenieux de l?artiste Morell, mais on pourra dire qu?on y etait. Apres le dejeuner, nous sommes passe aux choses serieuses. . . Enfin, pour tout bon buveur. . . Ce qui n?est pas mon cas. En effet, nous sommes allees visiter les vignobles de Concha & Toro, tres connues au Chili et qui ont des vignes de Cabernet Sauvignon. Mais bien que je ne bois pas, je reste francaise, issue d?une famille de fins amateurs, qui plus est originaire d?un petit village non loin du Jurancon, en realite le seul vin que je tolere, blanc et doux. Nous avons donc pris le metro, change deux fois et pris un bus avec un charmant chauffeur qui nous a depose juste devant les grilles de la Concha. La visite a dure environ une heure, dans une superbe propriete (voir photos) et un charmant guide. Nous avons pu deguste deux vins, malheuresement rouge, a mon plus grand. . . degout. Mais j?ai tout bu ! Non desolee, je n?ai pas pu mais je l?ai jette discretement, en toute politesse. Notre groupe etait constitue de nous trois bien sur, un couple americain typique en Ralph Lauren venant de Pensylvanie et dont la femme me regardait chaque fois que le guide parlait de la difference entre les barils francais et americains et evidemment de la meilleure qualite du bois francais, mais toujours sans rancunes car tres francophile, deux italiens paparazzis qui n?arretaient pas de prendre des photos de tout et absolument tout : le verre plein, le verre a moitie-vide, le verre vide, le premier baril de l?allee, le deuxieme, etc, c?etait absolument insupportable et a la limite de l?incorrection, deux dames snob au possible de je ne sais ou et bien sur, un groupe de japonais. A la fin de la visite, notre verre de degustation nous a gracieusement ete offert. Je ne sais pas s?il arrivera entier en France mais ce qui est sur c?est qu?il ne finira pas le tour du monde des filles !
Apres avoir repris le bus et retrouve ce meme adorable chauffeur qui nous a laissees juste devant la bouche de metro, nous sommes rentrees en centre-ville. Avant d?arriver dans le centre de Santiago, le metro est aerien. . . Vous devinez ?. . . Oui, encore une fois mes cables s?electrochoquent et je n?ai plus de reseau. . . La vue est a nouveau subjuguante et imprenable depuis l?interieur du metro ! Ca parait fou mais c?est vrai. Les sommets que nous voyons doivent bien atteindre les 4000 metres, tous blancs, me tendant les bras ! Bientôt mes amis,. bientôt, je reviens debut Aout et serai entierement a vous ! Pour l?heure, nous retournons donc en centre-ville et flanons, en faisant un crochet au milieu par Dunkin Donut, la maison des Donuts dont raffolent les filles. Santiago est vraiment tres joli, comme le barrio Paris Londres bien que tres petit mais la Plaza de Armas est tres belle avec sa Cathedrale Metropolitana, le Palacio de la Real Audiencia, la statue de je ne sais qui et le kiosque entoure de Palmiers. Et puis on se pose dans un cafe et discutons de tout et de rien, c?est un plaisir de reparler anglais et de plus, je ne me lasse pas d?ecouter leur accent irish. C?est so delightful ! Nous parlons aussi de leur Tour Du Monde et de leur depart imminnent pour l?Oceanie. Elles me racontent aussi comment elles ont ete menacees par des guns lors d?une excursion intra-forestiere au Bresil et que n?ayant pas de liquide sur elles, tout ce qu?on leur a vole c?est leurs appareils photos et leurs. . . chaussures. . . ! Heureusement leur guide avait reussi a calmer les « bandits » et les faire s?en aller, apres tout de meme que tout le groupe ait ete plaque au sol les mains sur la tete. Scary.
Apres un leger diner et une grosse glace, les adieux sont malheureusement imminents, je dois partir prendre mon bus. A cause du stress de faire encore 12 heures de bus et de rentrer et me retrouver seule dans ma grande maison sans eau chaude, je ne puis retenir quelques larmes. Je me sens un peu bete mais de toute facon, elles m?ont deja vue pleurer la semaine derniere apres les penaltis et la victoire des @#$%^&*() italiens. . . Je pleure aussi parce que meme si je ne les connais que depuis une semaine, j?adore ces filles, me caen muy bien comme on dit ici, je m?entends vraiment bien avec elles et je suis triste de ne pas pouvoir les suivre d?une part et aussi parce que meme si je sais que l?on se reverra (j?essaie de leur faire faire un dernier stop par la France dans leur TDM), cela ne sera pas avant un peu moins d?un an et demie. . . Mais bon, c?est la Vie, maintenant c?est « Back To Reality ». . . Bye girls. . .
Dans le taxi, je sanglotte un petit peu et aimerait bien n?avoir qu?a parler pour donner ma direction mais le chauffeur est bien determine a me laisser entendre le pseudo francais qu?il connaît. C?est gentil mais c?est pas trop le moment. Soudain, on passe devant un sublime monument avec un bassin eclaire devant et je demande alors qu?elle est ce monument. Il me repond que c?est le Palacio Del Gobierno et pile son tacot pourri en plein milieu de la plus grande avenue de Santiago le boulevard O?Higgins ou plus communement appelle l?Alameda. Je suis prise de panique, et lui prie de redemarrer en lui lancant : « Heu mais, heu, merci, merci, j?ai vu, heu, vous ne pouvez pas vous arreter la, on va se faire. . . ? Vous inquietez pas, j?ai mis les warnings » Et il continue dans son petit historique du Palais. . . Ah oui c?est sur je suis rassuree avec les warnings qui je suis sure, ne se voit meme pas de dehors tant sa voiture est pourrie ! Il se decide a repartir quand meme et me demande alors combien de pays j?ai visite. Je lui reponds 11 et c?est tout ce qu?il lui faut pour continuer en me disant que lui en a vu 70 et il commence a toucher son tableau de bord : « il ne faut pas toucher ca , il ne faut pas toucher ca » Je commence a avoir un peu peur, je me demande ce qu?il raconte. Il continue : « Il ne faut jamais toucher ca, moi pour me deplacer, je volais des voitures mais je ne touchais jamais les affaires, jamais, il ne fait jamais toucher. Je laissais toujours tout et je laissais la voiture sur une route des que je n?en avais plus besoin, sans rien toucher » Ah d?accord, c?est limite s?il ne fait pas le plein avant de laisser la voiture ! Freak ! Je souris ou plutot feinte un rictus. . . Je ne suis vraiment pas tres a l?aise. . . La si je dois pleurer ce n?est pas par tristesse mais bien par peur. . . Je lui demande dans combien de temps on est a la station. Il se retourne et me demande : « Je vous fais peur ? ». A ton avis ? « Heu non non, pas du tout, c?est juste que je voudrais etre sure de ne pas louper mon bus c?est tout » . . . monsieur le gentil chauffeur pas du tout creepy qui conduit n?importe comment. Une fois a la station, je suis tellement heureuse d?ouvrir la portiere a l?arret sans avoir eu a sauter pendant qu?il roulait, que je lui jette son argent et me sauve vers la foule. . . Ouf il ne me suit pas.
La, j?attends mon bus et une fois arrive, je monte dedans et retrouve ces memes sieges confortables. Je m?installe, mange mon petit sandwich offert et commence a m?allonger pour m?endormir. . . Oh non, c?est pas vrai ! C?est reparti ! La TV aussi fort que si l?on etait dans un stade et que l?on retransmettait un match ! God Damn It ! Et pour arroser le tout, c?est le meme film cramoisi que je me suis tape dans l?avion pendant les 17 h de vol entre Paris et Santiago ! Antarctica 2 ou un truc du style avec certes le renversant Paul Walker mais quand meme. . . ! En plus, Paul Walker qui parle castellano, ce n?est vraiment pas aussi sexy que la version americaine, c?est le contraire meme. . . Et vous gentils gens de la Pullman Bus, rentabilisez vos ecouteurs bon sang de bon soir !! Donc apres deux nouvelles heures de torture sonore je reussis a m?endormir jusqu'à ce que vers les 2 heures du matin, mon voisin de siege, mes deux predecesseurs et mes deux voisins de siege lateraux ne soyons reveilles en meme temps dans le meme sursaut par des ronflements inimaginablement forts. Je crois que jamais je n?avais entendu quelqu?un ronfler aussi fort. La moitie du bus est reveillee. Meme en refufe, ou la pourtant des etudes devraient etre faites pour montrer la concentration de ronfleurs, je n?avais entendu cela. Et c?est d?autant plus difficile de se rendormir qu?evidemment on se concentre sur chaque ronflement mais surtout parce qu?on s?enerve de ne pouvoir dormir et ca nous enerve encore plus. C?est horrible. J?ai eu beau mettre mon mp3 a fond, les Foo Fighters en plus qui ne sont pas de la musique « easy listening », rien n?y a fait, impossible de dormir. Quelqu?un aurait-il une casserole et voudrait exercer son revers ? Personne. Je suis donc arrivee a Puerto Varas le matin les yeux exorbites et les cheveux en Charascona, seule et triste.
A part ca tout va bien. . . Hihi. . .

PS Qui dit 10 dit petit mot pour Mr Le Magicien...
ZIDANE FOREVER