C'est parti pour la chasse aux skips! Je me décide enfin à mettre du contenu dans ce carnet, et il était temps... Pour commencer, le récit de notre plus belle journée de l'hiver dernier.

Saisie de carpe sous-marine


Aaah la la!...
Le dimanche 12 mars 2006 fut une belle journée... De ces journées qui vous font oublier les conseillers pédagogiques, les odeurs de cigarette, les défaites du racing, et tout un tas de choses qui enquiquinent le quotidien. Une journée sans tracas, sans caca. Une journée partagée, qui plus est, avec un fellow plutôt tranquille, pas effrayé pour un sou quand je frôle le mur de neige à deux reprises dans la descente du retour, presque pas écoeuré par la pizza froide et infâme qui constituait notre pitance du midi.
Bref, quand tout va bien, faut pas se priver. En tout cas c'est pas notre genre. Nous on était venu au Belchen pour carper la diem, attirés par les bulletins météo de la veille. Ce qu'on a trouvé?

Un bon 2 mètres de neige, et surtout une couche de poudreuse de 30 à 50 cm légère, légère, légère!!!

Une télécabine, une piste, et ... de la forêt partout! La Grave, en Forêt-Noire... Je propose qu'on nomme désormais ce spot B******, pour taire ses atouts et nous les réserver!

Notre journée consista donc à tracer tout ce qui pouvait l'être, en recherchant les endroits pentus (on est sur une montagne à vaches tout de même...). On en avait touvé un bon, dès le début, juste sous la télécabine, mais à l'arrivée de notre troisième descente, un zouave surgit devant moi, les bras écartés, et m'apostrophe en teuton: ''Geben sie mir die Karte!!!''. Hein, quoi? Calvin et moi-même nous échangeons quelques regards interloqués, sans rien perdre de notre flegme, pendant que l'autre excité continue à brailler son injonction... Il m'apparaît alors que la descente sous la télécabine est interdite, et que le gars veut nous prendre nos forfaits (au bout de trois descentes!). Une rapide réflexion, pendant que Calvin gagne du temps en répétant qu'il ne comprend rien, m'amène à adopter la stratégie du repentant soumis. Ja, entschuldigung, wir wussten nicht, wir sind Franzosen, aus Strassburg... Ca marche! Il nous coupe nos forfaits, les donne à un sosie de Herbert Muntz (''Calme toi, Nanouk, tu vas nous faire une rupture d'anévrisme!...'') qui nous fait la morale dans son bureau pendant cinq minutes, puis nous les rend après promesse de notre part de ne plus nous aventurer dans un endroit aussi effroyablement dangereux... Willkommen in Deutschland!

Qu'importe, le domaine hors-piste de la station est assez large pour nous occuper toute la journée. Les averses de neige succèdant aux éclaircies, nous entreprenons d'explorer systématiquement cet éventail de possibilités.

Sur le haut, ça passe bien et la neige est bonne...

Plus bas dans les sapins, ça passe toujours et la neige n'est pas pire...

Bon, tout en haut, évidemment que ça passe, et la neige est plutôt amicale...

Mais tout en bas, au coeur de la forêt, ça passe carrément bien et la neige...

Magie...
Envoûtement...
Seules les crampes (et la fringale de Calvin qui n'avait pas fini son bout de pizza à midi...) pouvaient me faire rendre grâce...

Après un retour délicat, sans pneus neige, un constat s'impose: nous venions de skier notre plus belle poudreuse de l'hiver, après celle de Flaine, le dernier jour de notre semaine aux Carroz. Deuxième constat: pour la première fois de l'hiver, je n'avais pas eu la moindre douleur au genou!

C'est beau la vie!