Ce qu'il y a de bien quand on accomplit notre pélerinage annuel dans le Sellraintal, c'est qu'on sait où on met les spatules. Pas de mauvaises surprises, ou presque... Bon, cette année, c'est la tuile pour l'équipe de tournage de S'esch Freestyle Resurrection. Le premier camescope nous lâche au bout d'une journée, et le deuxième refuse dès le début de coopérer. Pas (ou peu) d'images, donc, et un planning qui risque fort d'être modifié pour la sortie de notre deuxième opus. Au chapitre ''pleureuses'',on déplorera aussi la rébellion de mon genou droit, touché au Feldberg une semaine avant le départ pour l'Autriche. Bobo.
Mais laissons tout ça de côté, et faisons le point de cette tarazimboumante semaine à la pension Ruetz (photo 1).
A notre arrivée, un constat. Il a neigé, et il neige. Suffisamment pour dissuader les sages riders que nous sommes de nous aventurer trop loin des pistes avant quelques jours. Session snowpark, donc, durant les trois premiers jours de la semaine. Un snowpark... énorme! (photo2)
La plus grosse table restera fermée, et nous n'aurons pas l'outrecuidance de l'ouvrir rien que pour nous. A la limite, ça nous arrange presque, parce que se faire catapulter sur presque 20 mètres, à 5 mètres de haut, ça frôle le suicide. Et puis il y a largement de quoi faire à côté, avec deux gros big airs, un hip, et une table plus petite mais bizarroïde .
Calvin perfectionnera sur cette dernière son 180 (photo 3).
Pendant que, las de réceptionner ses 540 sur la tête, Maupertuis reviendra finalement à ce qu'il sait faire: des 36 no style.
Mais le point fort du park reste les rails. De toutes les formes, de toutes les couleurs, ils se tiennent à leur place, debout, et invitent le rider à venir les caresser de ses carres. Mais souvent, celui-ci se dégonfle et passe à côté en baissant la tête...
Cette année, Calvin avait décidé de ne pas baisser la tête! Fort de sa préparation dans l'Eckbolsheim Superpark, et de sa confiance acquise sur les rails du Tanet, il s'est attaqué au plus long . La suite en image (photos 4 et 5)
Et un oeuf sur la fesse, un!
Mais chez les Rütz, c'est aussi le soir que ça se passe. Et quand on compte dans le groupe THE maître des jeux, on est assuré de ne pas s'ennuyer. Ainsi nous sommes-nous initiés, cette année, au célèbre poker. Mais pas le poker de cour de récréation, attention! Non, le vrai poker, avec les vraies règles, les vrais jetons, le vrai décompte sur ordinateur, les vraies lunettes et tout le toutim...
De gauche à droite, Calvin ''the Grudge'', Trifex ''the Scientist'', et ''Icy'' Maupertuis... ( photo 6)
Et le tout sans miser un centime de notre poche!
Vint ensuite le temps des escapades. Le soleil ayant stabilisé le manteau neigeux, et mon genou criant grâce, nous nous autorisons enfin à sortir des pistes.
Nous décidons de tracer un secteur complètement inconnu de nos spatules, bien à l'écart. Tellement à l'écart que la première fois, pour être bien certains de ne pas en rater l'accès, nous montons pendant une demi-heure, skis sur le dos, après l'arrivée du tire-cul!
Mais le panorama nouveau qui s'offre à nous en vaut la chandelle... (photo 7)
Alors, certes, les autres sont redescendus à la pension à midi pour se sustenter. Mais dans un tel paradis, est-ce qu'on a la tête à avaler une soupe, une entrée, un plat de résistance et un dessert? Hein? Je vous demande!
Bien sûr que non! Un sandwich fait à la va-vite au petit-déjeûner et une pomme, et c'est reparti! (photo 8)
Au loin, les dernières traces visibles... (photo 9)
Et puis, les descentes se succédant, nous prenons de l'assurance et de la vitesse. C'est tellement grisant de déchirer une pente vierge. Après chaque run, nous mettons les skis sur l'épaule et remontons à pied la route vers la station. Bref, arrive ce qui devait arriver: mon premier contact avec un sapin! (photo 10)
Un saut de rocher sans difficulté particulière, un ski qui s'enfonce juste avant l'impulsion et qui reste planté, un Maupertuis projeté en avant, quelques degrés de trop vers la droite par rapport à ce qui était prévu, et yaaaalah!!! Salto avant dans un sapin, j'ai juste le temps d'éviter le tronc avec mes bras, mais j'élague tout un côté de l'arbre, et laisse le ski qui me restait dedans.
Pas de bobo, mais une fix amochée.
Une de plus...
Peu importe, nous reprenons notre consciencieux travail de bûcheron... (photo 11)
Le soir venu, nous retrouvons femmes et enfants pour déguster un Apfelstrudel (photo 12). Ici, c'est une coutume, presqu'un rite, qu'on accomplit dans un café orné de superbes boiseries.
Pendant que dehors, le soleil disparaît. Les Teutons ont regagné qui son lit, qui son jacuzzi, qui son bar favori... (photo 13)
Pour la dernière journée, le ciel s'est couvert. Rares sont ceux qui quittent la pension Rütz et son confort douillet avec nous. Il faut dire que nous avons une idée en tête: nous allon enfin rider ''la combe'', ce spot exceptionnel, visible depuis le télésiège principal qui consiste en un large couloir assez raide qu'on peut enquiller à mach 2 ou déguster en petits virages, selon ses goûts. L'an dernier, une coulée avait emporté toute la neige juste avant notre arrivée, laissant l'herbe pratiquement à nu. Cela fait donc deux longues années que nous n'avons pas pénétré ce sanctuaire, mythique dans le monde entier depuis la sortie de S'esch Freestyle...
Neige lourde et visibilité réduite ne gâcheront pas l'épisode. Un vrai bonheur!
Calvin s'engage dans la partie qui surplombe la vraie pente.
(photo 14)
Et Maupertuis descend au taquet.
(photo 15)
Comment conclure une semaine aussi grandiose? Par le plus grandiose des plats bien entendu: les Kaiserschmarren!!! Foi de Maupertuis, entre la flam's et cette spécialité tyrolienne, mon coeur balance. C'est dire... Pas de photos hélas. Dans ces cas-là, je mange et j'oublie tout le reste!
Ride, poker et Kaiserschmarren vendredi 27 octobre 2006
Posté dans 'le ski' par maupertuis

mais bon ca craint le soir ^^ a part si ... 

. C'est vrai que le briquet c'est chaud pour ... 



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