Je l'aurais bien titré le Lac Vert était blanc mais une charmante accompagnatrice en a décidé autremement.

La destination était le Lac Vert dans le vallon de Fontanalba. J'avais vendu une rando sur terrain sec avec un peu de neige sur les crêtes et des eaux verdâtres entourées de mélèzes aux couleurs de l'automne. En fait cela ne s'est pas tout à fait passé comme ca: à ma grande surprise une couche de neige relativement abondante a ralenti notre progression dès la mi-parcours et le lac était presque gelé.


Pourquoi "rando monochrome" ? Parce que blanc le lac, blanche la neige et blanches les crêtes: pour une personne qui apprécie peu la neige il n'en fallait pas plus pour me charier.


Réveil à la bourre, sacs pas faits, on commence bien. Arrivée à Casterino à une heure de départ tout de même décente. Objectif du jour: dans la vallée des merveilles, une boucle au dessus de Castérino, le Lac Vert puis le lac des Grenouilles. Avec une température légèrement au dessus de zéro, l'air est vivifiant. Nous entamons la montée dans le vallon de Fontanalba, un peu raide au début mais finalement en pente tranquille par la suite. Les conditions météo sont au top.




A l'Est, nous découvrons les cîmes Italiennes plutôt bien platrées. Petit à petit nous rencontrons de la neige dans les zones non ensoleillées. Au dessus des mélèzes aux couleurs fauves, la lune est encore visible. Au dessous, au fur et à mesure de notre progression,  la présence de la neige devient continue. Les couleurs et les ombres jouent avec la lumière, c'est superbe.


Une fois le refuge de Fontanalba passé, nous entamons la montée finale qui réserve quelques surprises lors des passages où les raquettes ne seraient pas superflues. A l'ombre il fait froid. Après avoir passé des pinpins en courant dans la poudreuse (ils ne se sont même pas poussés ces c*ns...) on accélère le rythme pour pouvoir enfin nous poser devant le lac et manger au soleil.


En surface, Les eaux du lac ont déjà commencé à geler. La couleur du ciel et la lumière d'automne tiennent leurs promesses, c'est vraiment beau:

                   
 

Vus l'arrivée sur site tardive et le temps pris pour la montée, il est clair que nous ne pourrons pas aller au lac des Grenouilles sans forcer sur nos jambes qui ont envie de repos. Ca sera pour une autre fois. Alors que le soleil commence à décliner, l'ombre progresse dans les vallons. Il est temps de descendre. La neige devient ludique: le sillon des randonneurs créant un rail damé, un retour jusqu'au refuge en luge aurait été vraiment fun (quoique certaines personnes semblent ne pas avoir besoin d'accessoire pour la faire... ;) ). Sans luge, nous aurons eu le plaisir d'apercevoir un groupe de chamois nettement plus méfiants que ceux du Boréon.

La dernière partie de la descente vers Castérino sera éprouvante pour les ligaments endoloris du binôme. La pente est moyenne mais les blocs de pierre la rendent vraiment pénible pour les éclopés. Pour conclure cette belle journée, sur la route menant vers l'Italie, la lumière dans les gorges nous a offert de belles couleurs.





Comme d'hab, les tofs plus bas.