Dernier jour. Cette fois ci c'est concret, le jour du départ est arrivé.
Réveil matinal pour préparer mes sacs et petit déj avec deux jeunes francaises qui se font un trip de trois mois (elles ont tout compris...). Chargé comme un baudet, je déambule dans Bariloche pour un shopping ultime et zappe la séance photos que j'avais prévue: le temps passe trop vite.
Après le décollage pour Buenos Aires, j'ai la chance d'être à bord d'un avion qui survole le Nahuel Huapi pour rejoindre son couloir. C'est sympa de voir tout ca d'en haut mais cela ne suffit pas à effacer l'amertume du départ. Sans obligations, je serai resté sur cette terre qui m'a marqué. Arrivé à Buenos Aires, la chaleur et l'humidité suffocantes sont au rendez-vous. Au bout d'une demi-heure, le taxi qui a fait quinze mètres dans les bouchons finit par craquer, je continue à pied avec un plan approximatif et sans aucun repère visuel. C'est la panique, une manif monstre (protesta de trajabadores de la CNRT) en soutient à un politique qui se fait charger par ses ''copains'' paralyse la circulation. Pour rejoindre mon hôtel je traverse le cortège avec un peu de difficultés mais aucune agressivité de la part des manifestants. Les percussions qui accompagnent la marche évoquent plus une école de samba qu'une marche revendicative :).
Le lendemain, départ pour l'aéroport d'Eizeiza. Il pleut fort sur Buenos Aires et un peu dans le taxi d'Alberto Piedro Dziekowski. Nuit de regrets en carlingue, arrivée très matinale à Madrid où je croise un groupe de filles sympas dont une argentine qui me donne des conseils pour mon prochain voyage là bas car il est sûr que j'y retournerai.
Retour en France, un peu déboussolé. Je pense à ce pays magnifique dont je n'ai visité qu'une minuscule parcelle. Je pense à ces gens si acceuillants et leur sens de la convivialité. Je pense à ces élégantes croisées durant ce séjour. J'ai le bourdon et qu'une idée en tête: y revenir pour bien plus longtemps, voire toujours.
Remerciements:
- Olivier pour nous avoir concocté ce trip.
- Les membres de la secte des marcheurs enragés pour la sympathie, la convivialité et la cohésion du groupe.
- Le groupe pour m'avoir supporté.
- Sergio, Fernando et Frederico. Notre guide et les porteurs, pour leur gentillesse et leur professionalisme.
- Marcia
- Ceux et celles qui, un instant, m'ont fait oublier ce que je fuis.
- Greu, pour son Coolscan qui a chauffé à blanc ;-)
- Nikon pour des algos qui font parfois des miracles.
- Alticoop pour m'avoir aide a faire les bons choix.
Ah oui: j'ai appris à mon retour que j'ai de la famille là bas...
Gran desorden en Buenos Aires samedi 29 avril 2006
Posté dans 'Patagonia 2006' par maniac






réactions (2 réactions)
Mince ça m'a rendu tout triste, hallucinant comme tu sais faire passer les émotions ! Bravo pour ce reportage tant au niveau du texte que des photos. SUperbe.
J'espère que tu vas bien.