Fraichement établis chez notre pote à Anchorage, nous remarquons que les boardbag trépignent d'impatience dans le camping car et que les foies crient ''assez!'' contre le réfrigérateur qui ne désemplit pas. Réunion du conseil des décapsuleurs de double IPA et vote à main levée incontestable : il nous faut impérativement aller tâter la blanche locale.
Le lendemain, réveil comateu, l'IPA à encore durement frappé les troupes. Binouze est en chauffe, les coques sont revissées et les bottes humides et puantes renfilées.
Ca tangue sec, quelques rots mousseux ponctuent les ''wouahh'' , ''ca déchire'', ''ca bute un renard'' pour décrire le paysage et le bord de l'estuaire de Cook. Marée haute, soleil radieu et bonne humeure grandissante. Le joko du matin et nous voilà arrivé au pied de la station. deux accès aux pistes : le télécabine ou une succession de télésièges. Nous grimpons dans la télécabine et 5 minutes plus tard nous voilà en plein soleil, avec vue sur les cimes toutes proches et l'estuaire.
Direction le haut du domaine. On est au mois d'avril et les conditions sont printanières, mais la température est encore bien basse le matin (O° et en dessous). Quelques descentes sur les pistes verglassées et lisses comme des patinoires, bientot nous ressemblons à des hockeyeurs, surveillant de près les prises de carres.
La neige encore fraiche au bord des pistes nous fait bien envie mais les skipatrols guettent et l'amende de us$150 est là, assortie de nombreuses variantes toutes plus débiles les unes que les autres. On attendra donc la transformation de la neige en bas des pistes, sur la terrasse de l'unique resto en fumant le calumet avec les locaux qui nous rincent à la bière, bien contents de rencontrer des frenchies.
quelques pichets plus tard nous reprenons la benne pour le sommet, la neige se ramollit et le jib entre en action. Ca tournicote de partout, ca saute les cassures et on s'essaye meme au pipe en tshirt.
Il fait soif, retour au bar.
16h, on se dit que l'on va se taper la dernière, et oh surprise!, étant donné que le soleil se couche vers 21h30, le domaine est ouvert jusqu'a 17h30. La suite fut à la hauteur de nos espérances, bien imbibés, nous enchainons les drops suicidaires, pas mal de n'importe quoi et beaucoup de rigolade ainsi que l'étonnement des locaux qui croyaient etre les seuls déglingos.
L'heure tourne et la soupe a eue raison du gore tex. on rapatrie nos fesses trampées vers binouze, débrieffing à grands coups de bush light et retour vers Anchorage sous un soleil radieu. Encore une journée bien remplie.
attention les yeux !








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