Comme chanterait Florent Pagny, sur la route, je trace, je trace.....
Me revoilà pour vous raconter nos aventures Argentines qui se poursuivent...
Nous sommes partis le 21 avril de chez nous en vacances avec mon beau-frère Gael, venus nous rendre visite durant 3 semaines.Cap de chez nous ( Villa la Angostura Patagonie) à Cordoba. Nous avons récupéré les enfants à la sortie de l'école puis nous avons pris la route des 7 lacs, qui est une magnifique piste en terre sur 70 kms. Le temps n'était pas top mais l'ensemble des paysages vaut vraiment le coup d'oeil. Nous avons continué sur San Marin de los Andes, célèbre ville des Andes pour sa station de ski le Cerro Chapelco. Puis nous avons continué la route en longeant le parc national Lanin, du nom de son volcan perché à plus de 3700m. Malheureusement le temps ne nous permettra pas de l'apercevoir. Après un bref repas, nous remontons les Andes au Nord en passant par les villes de Zapala, Loncopue pour arriver à notre destination, la petite ville de Caviahue. Il est 00h30 et nous venons de faire 540 kms dont 70 de piste en terre. Caviahue est en fait un petit centre de ski situé à 1600 m d'altitude au bord d'un lac en forme de U. Je suis venu pour la première fois ici il y a 5 ans avec mon meilleur pote David. Nous y Avions passé une semaine exceptionnelle à grimper sur le volcan, tirés par une motoneige et un guide extraordinaire nommé Caniche ( prononcez Canitché , ça fait moins chien...). Depuis, je retourne là avec toujours autant de plaisir.
Arrivés sur place, je décide de monter la tente qu'on nous a gentiment prêté et ce malgré une tempête de vent d'une violence incroyable. Après avoir tourné un moment pour trouver l'endroit propice, nous nous décidons pour la cour d'un hôtel et son beau petit coin de pelouse. Je sors de la voiture mais je tiens à peine debout avec ce vent. Avec Gael nous déplions la tente mais...oui, il y a un mais, on se rend compte qu'il manque les sardines...et avec ce vent, c'est plutôt des thons qu'il nous aurait fallu pour arrimer le tout !! Bref, une seule solution s'offre à nous, dormir à 5 dans le vw multivan. ( heureusement qu'il fait camping car mais à 5 avec Tommi qui gesticule comme un malade, c'est vraiment limite....).Mais bon , avec la fatigue, on a quand même fini par trouver le sommeil, mais pas longtemps...Avec ce vent, toutes les tôles des toits s'envolaient, les plastiques aussi, les branches des arbres cassaient, bref, une nuit assez terrifiante.
Au petit matin, direction le refuge de Caniche, qui nous accueille comme des frères. Il nous offre avec sa femme un petit déjeuner et nous passons un bon moment à nous remémorer les sorties effectuées avec David, puis avec Ed, Yves et Chris Payo il y a deux ans..
Caviahue se trouve au pied du volcan Copahue, et à la particularité d'accueillir une forêt d'Araucaria, l'arbre emblème du peuple Mapuche. C'est tout simplement superbe, le tout entouré de geyser et de bain d'eau chaude à l'état naturel ou pas.
Après avoir quitté Caniche et ses amis, nous n'avons pas pu faire l'ascension du volcan comme prévu car il avait neigé. Nous sommes donc aller voir les geysers et prendre un bain d'eau chaude ( Gael, Tommi et moi ) , malgré les 6 degrés de température extérieure. On va dire que c'était pour le fun et les photos....Puis nous avons repris la route pour El Hueco où nos avons mangé puis pour Chos Malal où nous avons passé notre deuxième nuit, toujours dans le vw. Durant ces 194 kms de piste en terre, le décor était parfois irréel, de couleurs incroyables. Le plus marquant, ce fut de voir des dizaines de troupeaux de vaches, de moutons, de chèvres et de chevaux descendre des Andes pour rallier les plaines où passer l'hiver. Il y en avait tous les kms ou presque, nous obligeant à ralentir ou carrément nous arrêter. Ces troupeaux sont dirigés par les véritables Gauchos argentins et leurs chiens. Au moment de manger, ils sacrifient une bête qu'ils feront cuire à l'asado au bord de la route. Comme c'est samedi, ils sont accompagnés de la famille et nombreux sont les enfants à marcher à leur coté. Après une bonne douche au camping de la ville et en l'absence de vent, la nuit fut tranquille....
Le lendemain, dimanche23 avril, nous décidons d'essayer de remonter jusqu'à la ville de Mendoza, capitale du vin argentin. Nous commençons pas une longue piste en terre qui serpente à travers une sierra grandiose. Peu à peu, nous nous approchons du volcan Tromen, qui culmine à 3940 kms d'altitude. Le temps est spendide et son sommet saupoudré de neige fraîche. Ce volcan a été en éruption il y a peu de temps et on aperçoit les coulées de laves noires récentes. Nous partons récupérer des pierres ponces que les enfants veulent ramener à leur école. La coulée s?est arrêtée dans un champ mais forme un mur d?une hauteur de plus de dix mètres. Les roches sont cassées, fondues et témoignent de la force dégagée par la chaleur. Le spectacle est tel que nous n?arrivons pas à repartir?Moi qui rêve de voir une véritable éruption, je me dis qu?ici, ça le ferait bien. Après avoir pris plein de photos, nous continuons cette piste aux couleurs de l?automne jusqu?à retrouver le goudron à la ville de Barrancas. À la sortie de la ville, j?aperçois un homme et sa fille qui font du stop. Je réveille Ed qui somnole, demande aux enfants de faire un peu de place et j?embarque ce brave homme qui va à Malargue, à 200kms de là !!! Faire 200kms en stop, il faut quand même le faire?.En fait il va là-bas car sa fille vient d?avoir 8 ans et elle a besoin d?avoir son propre DNI, la carte d?identité Argentine. Et comme ils sont comme la majorité des gens de cette région sans voiture, ils se débrouillent comme ils peuvent?Durant ce trajet en sa compagnie, nous apprendrons beaucoup sur leur rythme de vie, ses envies, sa vision du futur, ses craintes aussi?.Le voyage jusqu?à Malargue emprunte la mythique ruta 40, qui va de la Bolivie au Sud de l?Argentine. Les paysages sont toujours aussi beau et on passe notre temps à s?arrêter prendre des photos. Les sierras succèdent aux plaines, les plaines aux sierras?, le tout sur des pistes sur lesquelles je teste la résistance de mon vw. Une petite pensée au Garage Guithon du Freney d'Oisans (38)à qui je passe bien le bonjour?.Ed me dit de ralentir car de derrière, elle le sent parfois bien chasser mais moi, je me régale bien qu?à
sept dans le véhicule, je n?ai toutefois pas envie de finir sur le toit et mes ardeurs rallystiques s?amenuisent peu à peu?
Après un grand abrazo, je les laisse à Malargue où nous profitons pour manger. Puis je reprends la route direction Mendoza. Ça y est, nous commençons à apercevoir les remparts de la cordillière des Andes. Le compteur affiche 741 kms aujourd?hui dont 93 de piste quand nous pénétrons dans Mendoza, 3 ème ville du pays avec ses 850000 habitants. Je retrouve une place en centre ville que j?avais connu lors d?un précédent passage ( toujours avec mon compère David ) et qui accueille tous les soirs, une multitude de petits artisans. Il est 22h30 et nous sommes bien fatigués. Pas de sortie au programme, demain la journée est encore longue.
Les enfants apprécient le voyage et adorent dormir dans leur vw. Pour ça, ils sont vraiment cool et aventureux?.
Lundi 24 avril.
Aujourd?hui, nous avons rendez vous avec le toit des Amériques, l?Aconcagua et ses 6959 m . La chance est avec nous car le ciel est limpide. La route depuis Mendoza serpente entre des sommets enneigés de plus de 6000 mètres, c?est magique et on se rend compte que l?on est vraiment rien face à ces géants. Au détour d?un virage, il est là, droit devant nous. Son sommet arrondi n?a pas la grâce de certains autres pics mais il est quand même impressionnant. Plus loin se trouve le cimetière des alpinistes ayant perdus la vie lors de son ascension, grosse pensée pour tout ces courageux enterrés là?.Un peu plus loin, toujours sur la route des Andes montant à la frontière du Chili se trouve une autre curiosité naturelle, le puente del inca, pont formé par des sécrétions au fil des ans. C?est un haut lieu du thermalisme aussi mais fermé depuis peu au public car la voute du pont menace de s?écrouler. Dans le temps, il y avait même un hôtel thermal qui fut entièrement détruit par une avalanche. On en voit encore les fondations.
La route monte toujours pour atteindre la station de ski Los Pénitentes, centre très réputé pour le hors piste et le ski de printemps. Nous voila à 3000 m à 1 kms de la frontière. Je décide alorss de m?aventurer sur une petite piste en terre qui mène à 4100 m , au Christ redemptor, monument à la mémoire du?..Christ. La montée est périeuse et je sens que mon vw s?essouffle de plus en plus. La route est de plus en plus étroite et poussiéreuse. Le vide est impressionnant et le moindre faux pas interdit. En plein milieu d?une épingle serrée, le vw cale, puis recale. J?ai mal pour lui mais dans un dernier effort, il s?arrache et accomplit les derniers kms sans trop de mal mais on a eu chaud !!!
De là-haut, la vue est extraordinaire sue toute les Andes, versant argentin comme chilien. L?Aconcagua est juste en face de nous, on a plus l?impression de sommet difficile, il est si proche?Après en avoir pris plein les yeux, nous rebroussons chemin. Il nous faut rejoindre à présent la province de San Juan et ses déserts. Je décide de changer de route et nous empruntons une piste magnifique de nouveau. Je m?imagine avec Yoann dans une voiture de rallye à lui dicter des notes..Je me régale, ça tourne, ça retourne, ça glisse et ça saute dans tous les sens. La descente est superbe avec une vue du tracet sur plusieurs kms. On dirait un coup de crayons dessiné au milieu de la sierra. Instant d?exception !!! Quoiqu?il me manquait 200 chevaux dans le moteur??
Nous rejoignons enfin la banlieue de Mendoza et fonçons vers le Nord. Pas mal de kms nous attendent ce soir. Nous stopperons vers 01h30 après 605kms dont 47 sur cette superbe piste. Nous sommes à Vallecito.
Mardi 25, nous décidons de continuer la route jusqu?à San Augustin de la Valle fertil, lieu de départ vers le parc national de la vallée de la lune et celui de Talampaya. Arrivée pour midi, nous mangeons à l?ombre d?une place arborée ( et oui, nous sommes à la porte du désert ). Soudain, on croit rêver et on met ça sur le compte de la chaleur mais non, c?est bien réel, un camping car immatriculé en France vient se garer à coté de nous. Lui aussi à vu mon véhicule. Il en descend une famille avec 2 enfants, Esteban 5 ans et Cléo 3 ans. Eux sont en Amérique du Sud pour un an après avoir tout plaqué en France ( Décidement, c?est la mode?.). Nous passons donc l?après midi ensemble à parler de nos voyages respectifs, de la suite du programme? Eux aussi sont ici pour voir les deux parcs nationaux. Du coup, nous passons un peu de temps à nous reposer, les enfants enfourchent tous les quatre leur vélo pendant que nous continuons à bavarder. Finalement, un peu de repos ne fait pas de mal et ce soir, le compteur indique seulement 271kms effectués ! Une bonne douche au camping de la ville et en route pour les 80 derniers kms de la journée. On veut être les premiers au parc et nous avons décidé de dormir devant l?entrée. La route qui nous y amène est particulière car elle ressemble à un ruban qui s?est déroulé. Elle est pleine de bosses et de passages de gués. Marine n?apprécie pas trop et a des haut le c?ur. Nous voici au porte de cette vallée de la lune. Le plus impressionnant quand on arrive en pleine nuit, c?est de regarder le ciel. Dans cette pénombre, on aperçoit des milliards d?étoiles. Le ciel est bien plus beau dans cet hémisphère.
Mercredi 26 avril. Il est 09h et nous entrons dans la vallée de la lune avec le vw, suivi des routard français avec leur camping car, d?une autre voiture occupée par un couple de ?Français, et d?un minibus de vieux ! Un guide a pris place dans la première voiture et nous commençons donc la visite de ce site si spectaculaire. Les dunes succèdent à des formations rocheuses de tout genres, au détour d?un virage nous apercevons même un troupeau de Guanacos pour le plus grand plaisir des enfants. Cette traversée va durer 3h entrecoupées d?arrêts. Dans cette vallée ont été découvert plein de fossiles de dinosaures et un petit musée est installé à l?entrée du parc. Tommi veut bien sûr une photo avec les gros tyrannosaures !!!
A peine la visite de ce parc terminée, direction le parc de Talampaya et ses falaises de grés rouge. Là, il est impossible de rentrer avec son propre véhicule et nous partons donc tous ensemble dans un minibus. Le spectacle est à couper le souffle. Certaines falaises, qui forment en fait un canyon, ont par endroit une hauteur de 150m. Là aussi, il y a des fossiles incrustés sur des pierres. Le décor est magique entre le rouge vif des falaises et le bleu azur du ciel. Soudain un énorme condor s?invite au spectacle et plane tranquillement au dessus de nous. Plus personne n?écoute les indications de la guide, on a tous les yeux rivés vers le ciel.
Durant 02h30, nous emprunterons ce canyon, et le soleil qui se couche accentue encore la beauté du site. A la sortie de cette fabuleuse ballade, nos amis en camping car veulent venir avec nous profiter du rallye d?Argentine. Nos faisons donc route ensemble pour nous rapprocher de Villa Carlos Paz, centre névralgique du rallye. On sera comme ça pas mal de français à supporter Sebastien Loeb. Nous nous arrêtons vers 01h du matin dans la ville de Chamical, après 336 kms dont 47 de piste.
Le lendemain, la journée est un peu particulière car c?est aujourd?hui que Gael nous quitte. En effet, cette nuit, à 01h du matin il doit prendre un bus pour Cordoba puis Buenos Aires pour son vol retour. La route est toujours belle, parsemée de marchands d?olives, de noix, de poivrons à l?huile?.on est pas mal chargé mais vu le prix ici par rapport à chez nous, on fait le plein. Arrivés au village de La Cumbre , nous empruntons une petite route en terre, le chemin des artisans. Nous retrouvons un ami de Pierrot qui nous loue son hôtel, et qui est ici depuis 18 ans. Juan de son nom fabrique de superbes bijoux en argent et pierres précieuses et son petit commerce a vraiment de la gueule. Comme Edwige est couverte de bijoux, je ne lui achète Rien !! Non !!! En fait, elle n?a rien voulu. Dommage, j?avais l?âme généreuse ce jour là !!
Nous finissons la journée à visiter Villa Carlos Paz, prenons une douche toujours au camping de la ville et partons faire développer quelques photos pour Gael et faire graver un cd de photos.Et oui, maintenant le départ est proche. En pleine ville devant l?office du tourisme nous improvisons un dernier barbecue ensemble avec nos amis français et à 01h00, départ de Gael dans un moment de panique, le bus partait 7 minutes à l?avance !!!!
Après son départ, nous retournons dans les sierras pour s?installer pour la nuit dans l?attende du rallye. Journée de 272 kms dont 24 de piste.
Je vais donc maintenant vous parler du rallye ?..
Bon ben je viens enfin de rentrer chez moi après ces 3 jours de rallye. Je viens de me taper 1768 kms de routepour revenir, ce qui nous fait un total proche de 5000 kms. C'est grand l'Argentine.....
C'était la deuxième fois que je venais voir ce rallye et comme pour la première, je n'ai pas été déçu. Avant de vous parler de la course en elle même, je vais un peu vous raconter les à- cotés, ceux qui font le charme de ce rallye.
Arrivée le jeudi après-midi, je n'ai pas eu le temps d'aller voir les super spéciales et je me suis dirigé vers la Es 3, première de la journée. La spéciale a lieu à 08 heures, mais ils ferment l'accès 4 heures avant. En fait, il y avait tellement de monde qu'à deux heures et demi quand je suis arrivé, je n'ai pas pu rentrer dans la Es et j'ai du me garer proche de l'arrivée dans un parking improvisé. Sur place, le propriétaire des lieus vous vend des fromages maisons, des saucissons, du pain....
Tout autour de nous, des dizaines de passionnés argentins sont là, venus en famille ou entre amis attendre LEUR rallye ! Ici c'est une institution et le rallye est le deuxième sport le plus populaire après le football. Il nous a fallu partir en Es à 05h du mat car après, même l'accés aux piétons est interdit. Ils ont tellement peur de l'annulation de Es qu'ils respectent à la lettre les consignes. Et ne vous amusez pas à traverser entre deux autos sinon, en plus des noms d'oiseaux vous recevrez des...pierres !!! Incroyable !!! Bref, j'ai attendu quasiment 03h le passage des autos mais ça valait vraiment la peine. Juste avant l'arrivée, 700 m de ligne droite entrecopée de légères bosses. Les plus impressionnantes, les 307.
Je regarde passer toutes les autos et j'ai eu mal en entendant arriver la clio super 1600 au rupteur sur une telle distance. Dingue ce qu'elle ramasse. Contrairement aux suzuki qui ne sont pas au rupteur.
L'après midi, je suis dans la ES 10 qui est juste à coté de la ES 3 du matin. Heureusement car tout est bloqué, impossible de circuler. Là, je suis en pleine sierra, un décor de carte postale, avec cette magnifique route en terre qui serpente à perte de vue. De là où je me trouve, on les voit sur au moins 2 kms...Un régal, ça saute, ça glisse, y'a une épingle en montée..GÉNIAL !!! Tous ont été impressionnant mais un petit plus pour Seb, Solbert et Galli. Le jour ou Galli sera un peu moins brouillon, il fera encore plus mal mais que dire de plus pour un premier rallye sur terre avec la 307 ? moi je dis respect !! Sordo pas mal non plus mais inconstant d'une ES à l'autre..Pourquoi ? mystère !!! Pons, pas top. Du coté des Ford, ben oui, quand ça marche, ça va vite mais comment se battre avec tout ces soucis. Un rallye ça va mais là, ça commence à faire.
Après le passage de toute les autos, je reste sur place car le lendemain, la deuxième Es de la journée reprend celle de cet après-midi. J'installe donc mon campement autour de tout ces aficionados du rallye, la nuit promet d'être terrible !!! Partout, les feux de camp pour faire l'asado s'allument, ça chante, ça joue de la guitare, ça répare des bagnoles aussi car ils roulent avec des caisses tellement pourries que les pannes sont inévitables. Plusieurs fois un vieux camion de pompiers viendra remorquer des poubelles pour les mettre dans un champ à l'abri du danger. Ça boit pas mal aussi et pas seulement le maté argentin, ça tourne à la bière ou au Fernet Coca, mélange qui se boit bien mais qui...fait mal à la tête !!! La musique sort de chaque voiture et les odeurs de grillades embaument l'atmosphère. Cela va durer jusqu'au petit matin puis un orage d'une violence rare calmera les ardeurs .
C'est donc sur un chemin tout boueux que débute la ES et dans le brouillard. Au fur et à mesure des passages, la route devient de plus en plus mauvaise et une fois de plus, j'admire les pilotes des super 1600 qui arrivent les derniers dans ce chantier. Quel courage !! Une fois de plus Seb fait son récital, passage impeccable, bravo l'artiste. Solbert suit de près mais lachera finalement beaucoup de temps et Galli nous régale toujours.
A la fin du passage, je décide de faire la ES pour voir un peu à quoi elle ressemble en entier. En fait, avec mon vw multivan, je n'ai pas dû dépasser les 30 km/h car je touchait de partout dans les ornières qu'ils venaient de creser mais que c'était beau. Il y avait toujours des centaines de supporters en train de faire griller de la viande ( ils mangent que ça ici !! ). Je peux te dire que cette ES est magnifique malgré son état au final........
Je me suis dirigé ensuite sur Cordoba au parc d'assistance et là aussi, de la pure folie. Rien que pour apercevoir Seb, des milliers de personnes s'agglutinent où ils peuvent. Sur les murs, des tubes en fer, les uns sur les autres. Je suis là avec mes gosses mais c'est à la limite du raisonnable et j'ai peur de finir écraser contre une barrière. Seb vient prendre le temps de parler et signer quelques autographes et parait plutôt content d'entendre Tommi gueuler en français !!! Petit sourire, signe de la main et c'est déja l'heure de repartir....
Je passe faire un tour pour voir l'équipe argentine Tango Rallye Team, qui n'est autre que l'écurie du tennismen David Nalbandian. Il fait courir 3 de ses amis Beltran, Pozzo et Ligato, tout trois de la province de Cordoba comme lui. Ils sont tout trois sur des Mitsu évo 9.( mais toujours accablés par la mécanique, y compris dans le championnat argentin...). Le stand est tres animé car ils ont en plus de Nalbandian, la visite du dieu Maradona, toujours là quand il s'agit de se montrer.Moi je rêve qu'une star de sport français monte son team à l'image de Nalbandian !! Imaginez un Zidane, un Henry ou un Tony Parker faire rouler deux ou trois gars de chez nous !!!! Bon allez, assez rêvé ! Je rencontre par la suite Sophie, photographe pour rallye magazine et Jacques, qui travaille pour la télé belge et qui filme de superbes vidéos (Rallye-Passion ). Petite fin de soirée avec lui devant une eternelle grosse viande et dodo, demain la route est longue.
Je n'ai pu aller voir les ES du dimanche mais tout en roulant, je les ai écouté à la radio et je peux vous dire que ls commentaires valent le coup. C'est digne d'un grand match de foot en Amérique du Sud !! Grandiose même si on ne comprend pas tout.
Voila, je suis de retour chez moi, vidé mais heureux, une nouvelle fois le rallye m'aura fait vibrer, m'aura permis de partager d'immenses moments de joies et de fêtes avec les locaux, il n'y a plus qu'à attendre l'année prochaine, pourquoi pas avec vous.......
Suerte y hasta luego del más hermoso país del mundo
Chris






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