Pour cette édition du Tour, Le Grand-Bornand est à la fois ville arrivée et ville départ. La station affirme ainsi sa vocation et sa passion pour le Tour de France et le monde cycliste. Ville repos en 1995, ville départ en 1999, ville arrivée en 2004, elle signe sa quatrième collaboration avec cet événement parlant au coeur de toute une population et d?un public passionné. Une passion vivante et joyeuse, vécue par de nombreux bornandins amoureux de la petite reine et pratiquants assidus des reliefs montagneux !
Samedi 14 juillet, l?ascension du col de la Colombière, première étape de montagne du Tour de France 2007, promet de belles émotions ! 16 kilomètres de montée à 6,7 % de dénivelée ; après une mise en jambe de 165 kilomètres, nos coureurs vont dessiner peu à peu un autre paysage, celui des prétendants en lice pour la victoire finale.

Deux jours de fête et d?effort !
> Samedi 14 juillet 2007, étape 7 : Bourg-en-Bresse > Le Grand-Bornand - 197 km: une montée éprouvante par Cluses , Le Reposoir et le col de la Colombière avant l?arrivée en fanfare dans la station !
> Dimanche 15 juillet 2007, étape 8 : Le Grand-Bornand > Tignes - 165 km: à l?assaut de nouveaux cols !


Toute une station aux couleurs du peloton

Résume de cette 1ére étape de montagne Bourg en Bresse / le Grand Bornand :

Gerdemann a osé
La première étape de montagne du Tour 2007 a sacré un novice du Tour, qui a tenté sa chance en se glissant dans une échappée de quinze coureurs formée en début d?étape. C?est dans les pentes les plus raides de l?ascension vers le col de la Colombière que Linus Gerdemann a lâché son dernier compagnon d?échappée, Dmitriy Fofonov. Dans le peloton des favoris, qui n?a franchi la ligne que 3?38?? plus tard, aucune sélection décisive n?a été observée. Gerdemann s?empare du maillot jaune, du maillot blanc et remporte le prix de la combativité.

L?apparition de Rasmussen
Le rythme élevé, qui tranche avec les étapes précédentes, contredit toutes les velléités d?attaque en début de course, y compris celle d?Alessandro Ballan au km 9. L?ambiance des étapes de plaine se poursuit momentanément avec la bataille pour les points du premier sprint intermédiaire : Boonen, Zabel et Bennati franchissent dans cet ordre la ligne. Mais l?air de la montagne gagne vite le peloton avec la première ascension, dans laquelle le double tenant du maillot à pois fait son apparition : Rasmussen passe en tête avec Verdugo, avec une marge symbolique sur Chavanel, désormais officiellement informé des intentions du Danois.

15 coureurs en tête
Les attaquants se dévoilent en nombre immédiatement après cette mise en bouche. La tâche est laborieuse, mais six coureurs, Gerdemann (TMO), Perez (EUS), Fofonov (C.A), Martinez (DSC), Lefèvre (BTL) et Vaugrenard (FDJ), parviennent à se détacher. Ils sont rapidement rejoints par Savoldelli (AST), puis le groupe s?étoffe jusqu?à atteindre 15 coureurs, avec les arrivées de Gutierrez (GCE), Flecha (RAB) et Tankink (QST) au km 55, et de Elmiger (A2R), Wegmann (GST) et Pineau (BTL) au km 72. L?échappée du jour atteint la ligne du sprint d?Anglefort avec un avantage maximal de 8?30?? sur le peloton.

De la Fuente joue les points aussi
Les équipes Predictor-Lotto et CSC, qui n?ont pas de représentants à l?avant, fixent le tempo du peloton afin que l?écart reste dans des proportions acceptables pour les favoris du Tour que sont notamment Evans, Sastre et Schleck. Après 100 km de course, l?écart s?est réduit à 7?. C?est suffisant pour les affaires de David De la Fuente, qui quitte systématiquement ses compagnons de route pour empocher le maximum de points au sommet des côtes de Cruseilles (km 122,5) et Peguin (km 134).

Gerdemann lâche Fofonov
La poursuite très régulière atteint exactement l?objectif fixé au pied de l?ascension vers le col de la Colombière : l?écart des leaders n?est plus que de 5?. C?est dans cette dernière difficulté du jour que se décompose le groupe, suite à une attaque de Gutierrez à 14 km du sommet. C?est toutefois un duo Gerdemann-Fofonov qui ouvre la route pendant la première partie de l?ascension. Lorsque la pente se raidit, à partir du village du Reposoir, l?Allemand lâche son éphémère partenaire. Il parvient seul au sommet, avec 18?? d?avance sur Landaluze, qui a finalement été le plus résistant des échappés.

Les favoris ne s?exposent pas
Sans que la sélection soit impitoyable, le peloton se réduit légèrement et perd notamment le porteur du maillot à pois. Rasmussen profite de l?absence de Chavanel pour opérer un rapproché au classement de la montagne. Les favoris les plus en vue ont formé un groupe d?une trentaine de coureurs. Aucun d?entre eux ne s?est risqué à une réelle contre-attaque, ce qui a permis à Gerdemann de prendre, en plus de l?étape, la tête du classement général. Vinokourov et Klöden, dont les prestations étaient attendues après leurs chutes dans l?étape 5, ont tenu le rythme.