Petit ski trip en Norvège associé à un petit road trip en R5, le tout au milieu des fjords...
Depuis Stavanger, on doit
aller jusqu'au Romsdal. A quelques 600km au Nord. Sauf que ce sont
600km norvégiens. Soit en prenant en compte les routes enneigées, les
ferrys pour passer les fjords et le contournement de ceux-ci...
Quelques 15h de voiture. La R5 tiendra-t-elle le coup ? Départ 17h de Stavanger. Premier ferry : montage des toutes nouvelles barres de toit. Bon finies les blagues, on commence le vif du sujet. On
prend un petit dèj dans une boulangerie du coin, et on se décide pour
faire une course de mise en jambe. Le Kirketaket, dont on aperçoit la
pente sommitale de loin. Montée au parking (moyennant une petite poussette de la R5), on s'habille. Hop une photo, pour la déconne... La longue crête parcourue...
Problèmes d'avions pour Rémy, il se retrouve a Roissy avec un 1er avion qui a 4h de retard, du coup correspondance impossible... changement de billet de trajet et d'aéroport en deux coups de cuillère à pot et c'est parti !
Chapitre 2 : Voyage voyage...
Voyage en avion sans encombre via Oslo. L'aéroport d'Oslo, on dirait un aéroport Ikéa. Tout en bois et tout :)
Et premières images de la Norvège. C'est tout blanc.
Arrivé
à Stav', il me retrouve (j'arrivais de Genêve via Amsterdam), puis Greg vient nous chercher au volant de
sa Supercinq ! Les péripéties de ce matin sont vite oubliées. Ça va
envoyer ce séjour !
En attendant le second ferry, nous arborons fièrement notre nouvelle installation.
Le voyage suit son cours toute la nuit. On tourne au volant. On prend des pauses dans les ferrys.
Et sur les coups de 9h du matin, le vendredi donc, nous voilà arrivés à Åndalsnes.
Chapitre 3 : Le Kirketaket.
Et c'est parti pour l'ascension du Kirketaket.
Le soleil au zénith s'entoure d'une couronne mordorée...
Malgré
un manque de sommeil effectif depuis quelques 48h, on enquille la
montée. Et très vite, la vue sur le fjord d'Isfjorden s'offre à nous.
Le
Kirketaket est une classique du coin. Malgré cela, la seule trace de
vie qu'on trouve est une trace de montée, faite ou bien par un gars qui
avait des peaux de ouf, ou bien par un gars qui savait par faire une
conversion...
On prend une petite pause sur une longue crête plate.
D'un côté, la magnifique vue sur le fjord... 
De l'autre, la superbe pente du Kirketaket qui nous attend...
Ca repart...

La
fin de l'ascesion est éprouvante, tant à cause de la raideur de la
pente que de celle de nos jambes alourdies par le manque de sommeil.
Cette course de mise en jambe en effet, fait ses petits 1400m de
dénivellé et s'étend sur une distance non nulle.
Mais bon, rien ne nous arrête et enfin....
Summiiiiit ! 
On met notre nom sur le carnet prévu à cet effet dans la boiboite accrochée au cairn.
Alors
vient l'heure de la descente. 1000m mètres de pente à 40° ! Superbe. La
neige est dure, mais le grip est bon. Ca reste bien agréable à skier,
surtout entourés de paysages comme ceux-là...
Photos... (désolé pour les photos non retouchées, mais l'info avant tout !)




Après
cette bien belle descente, on rejoint le parking sous les lueurs du
soleil couchant. En fait, une journée d'hiver en Norvège, c'est un peu
un très long lever de soleil suivi d'un très long coucher de soleil...
Mais au final la luminosité reste carrément acceptable de 8h à 18h.
Bon, comme on dit dans le jargon, première journée validée !
Chapitre 4 : En arrivant au beau logis en arrivant au beau logis...
Hotesse où allons-nous coucher me demanderez-vous...
C'est
là qu'interviennent les bons plans de tonton Greg. Il a réussi à nous
dégotter un logement dans le coin, dans l'appart du cousin norvégien de
son tuteur...
Hans, un norvégien pure souche qui ne parle pas un mot d'anglais. La communication est rude.
On se retrouve alors à loger dans un superbe appart, au chaud, avec de vrais lits, et une vue au balcon pas dégueu.



C'est une bien bonne nuit qui nous attend.
Chapitre 5 : le semi-échec du jour 2.
Grand
beau pour ce samedi. Au programme, l'ascension d'un sommet dont le nom
m'échappe (le Gjun-quekchose), et la descente d'un couloir de l'autre
côté.
Départ matinal.
Et montée dans l'ombre. Il fait bien froid, dans les -10°. Quitter les gants pour prendre une photo, ça fritte.
Mais on a encore droit à un cadre grandiose.

Ya
une couche de glace sous la neige. Ca devient chaud de monter en peaux.
On a deux paires de crampons et deux paires de couteaux pour trois. Rémy
continuera à skis avec mes couteaux . Greg et moi chaussons
les crampons.
Ca devient bien raidasse. Bizarre, le topo
n'indiquait pas une ascension si soutenue. Mais bon, la carte parait
formelle, fait monter par là, contourner cette barre, et arriver à ce
col, tout ça.
Alors on arrive à un petit glacier (à 1200m d'altitude, imaginez un glacier au Markstein...). On
s'encorde avec Greg. Rémy continue tant bien que mal à skis en contournant les
bosses de glace bleue.
Enfin, le col ensoleillé approche. On a fait toute la montée à l'ombre, il nous tarde la douce caresse des rayons du soleil.
L'arête finale...
Enfin...
Summiiiiit !

On se restaure. Il fait très, très froid. Le départ du couloir sur la face ensoleillée n'est pas évident.
Alors, l'évidence frappe Greg : "Vous voyez, le sommet à côté là ? Ben c'est là qu'on devrait être."
Héhé.
En remontant le vallon initial, on s'est trompé de combe et on s'est
retrouvé sur la mauvaise pente. Ce qui explique les difficultées
rencontrées.
Du coup impossible d'improviser une descente dans
les barres. On va reprendre la trace de montée. Ca reste une bien belle
pente, mais elle est à l'ombre. Tant pis pour les photos.
Arrivée à la voiture. Pas trop déçus malgré tout, la descente était sympa.
Notre attention est alors attirée par une feuille de papier subrepticement glissée sous un essuie-glace...
Une amende ! La route était payante en fait. Bon, comme c'est pas marqué où on est censé payer, ben tant pis...
Chapitre 6 : Coucher de soleil sur le Kirketaket.
Encore lui. En redescendant, il nous offre de bien belles images.
Chapitre 7 : Le Middagstinden.
J3. Dimanche. La météo se dégrade hélas.
On se prévoit malgré tout l'ascension du Middagstinden.
Départ sur la route (cette fois, on a vu la baraque de péage et on paie notre passage).
La périlleuse traversée d'un lac gelé...
Montée dans la forêt...
la
montée se raidit. Bien vite, on quitte les skis pour terminer
l'asension sur l'arête sommitale. Bien plus longue que ce qu'on pensait
!
Mais l'ambiance est magnifique malgré le brouillard. On sent que l'eclaircie est proche...
Alors, une quinzaine d'antécimes plus tard...
Summiiiiiit !
La encore, on inscrit nos noms sur le carnet, pour la postérité...
Et vient l'heure de la descente. Sur le haut, ça touche un peu hélas. La quantité de neige n'est pas optimale pour la saison.
Mais ensuite, ça devient largement meilleur, et le soleil fait son show.

Les pentes sont soutenues, comme souvent dans le coin, on a pu le remarquer. Et la descente est bien classe !
Soudain,
c'est le drame. Greg perd une rondelle de baton. Bon s'pas si grave me
direz-vous. Sauf qu'au virage suivant, ledit baton s'enfonce un peu
trop et...
Voilà voilà ! J3, done.
Chapitre 8 : Poudre et brouillard...
Lundi.
La météo est degueu. Mais bon, on va quand même pas rester tranquille
au chaud, alors on se tourne vers une petite ascension pas trop risquée.
Il a pas mal neigé. Trop pour la R5, qui faillit sur la montée au parking. Tant pis, on finira à ski.
L'ascension débute. La neige est super. Pas la météo.
On
continue à monter un peu à l'aveuglette. Mais très vite le brouillard
s'intensifie est pas moyen de voir plus loin que nos spatules...
Impossible de savoir où on va. Demi-tour.
La neige est bien
sympa. Mais la visibilité laisse à désirer sous la neige. Ou bien je
mets mes lunettes et elles se couvrent instantanément de buée. Ou bien
je les enlève et là c'est l'attaque des flocons. Autant skier les yeux
fermés quoi. Prochain investissement : un masque.
Bref, après un petit run en forêt bien marrant. Nous revoilà en bas pour manger.
Après, on remonte une piste d'une station de ski fermée, et on la redescend pour profiter de la poudre. Ski plaisir quoi.
Chapitre 9 (le titre vulgaire) : Ya pas à tortiller du cul pour chier droit, la Norvège, c'est classe.
En redescendant, le ciel s'éclaircit un peu et nous donne de belles images des fjords alentours.


Puis, rendez-vous au Trollvegen, la plus haute paroi de Norvège -1400m-, avec des voies de gros keum dedans. Ca impressionne.
Chapitre 10 : Back to Stavanger.
Voilà.
Après ces 4 journées de ski bien remplies, il est temps de rentrer dans
le Sud. Un long trajet nous attend. Mais cette fois, une grande partie
se fera de jour, l'occasion de contempler les paysages fjordiens en
non-stop...
Soit en images...









Le
retour se passe sans encombre. A l'exception d'un petit "Oh pitin la
congère-Oh pitin la glissière-Oh pitin la congère-Oh pitin la
glissière, ah non ouf" en début de trajet.
On arrive à Stavanger vers 23h et on mange le BK tant attendu.
Epilogue :
Moins de rebondissements pour le voyage retour en avion.
On se sépare dans nos contrées respectives.
Retour à Barcelone pour Rémy, inscription à la fac, foule, métro, gens, voitures, monde...etc.
Retour en Alsace pour ma part.
Super séjour. Belles montées, belles descente, bonne neige, belles images. Merci à Greg d'avoir organisé tout ça !

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