Que faire un 11 novembre? Direction "côte belle" (2028 m) petit sommet du sud Isère.

11 novembre 2010 .

Je décide de faire ma crête préférée et rituelle à cette saison : Côte Belle dans le sud Isère. A ma grande joie, la pente est vierge de traces à mon arrivée. 15 bons centimètres de neige à 1600 mètres où je gare ma voiture.

Le temps d'enfiler mes bottes de surf, prendre mon sac à dos, mon casque et ma planche et j'entame la montée à pied. Je ne croiserai que 6 personnes se suivant en file indienne en ballade sur le "sentier" permettant de rallier le col de Lière mais pas de randonneurs à ski.

En montant, pleins d'itérations météorologiques -dans mes pensée cette neige est là pour l'hiver désormais- , de velléités de cimes me viennent à l'esprit en voyant les sommets alentours. J'envisage même de faire le journal (enfin Roche Courbe) situé de l'autre côté de la vallée, en ce week en prolongé.

La montée commence à se faire plus difficile à partir de 1800 mètres où la quantité de neige atteint 30-35 centimètres et beaucoup plus dans les endroits ventée. La neige se fait plus légère également.

J'atteins enfin la crête de "Côte Belle" (2028 mètres après 50-55 minutes de marche). En haut, le vent me glace le sang. Le temps d'admirer l'Obiou et voir qu'au loin les pistes de Laye en Champsaur ou Super devoluy sont déjà enneigées et je commence mon ride.

La neige est poudreuse, légèrement travaillée par le vent mais agréable. L'approche est prudente pour mes premiers virages de cette saison 2010-2011 d'autant que cette montagne de "près à vache " (pas de méprise, on est quand même à 2000 mètres d'altitude avec les dangers inhérents surtout en hiver) est piégée par quelques pierres et rochers saillants que dame nature au gré, de ses mouvements, nous a laissé en offrande.

A partir du passage du chemin menant au col de Lière, la descente se fait plus sûre, on ne trouve presque plus de cailloux dans la pente. La neige devient légèrement croutée en surface à partir de 1700 m environ mais se ride aisément en attaquant la pente de façon plus frontale. Je décide d'aller chercher la neige en quantité plus abondante et moins exposée au soleil et au vent sur ma droite.

Je rallie mon véhicule après une courte descente en dénivelé (400 mètres) mais néanmoins sportive et riche en endorphine.

La nature reprendra ses droits et 2 jours plus tard, la pluie aura nettoyée la face de quasi toute trace de neige mettant fin à mes autres "rêves de cimes" envisagés lors de la montée.