Nouvelle journée, nouvel objectif. Cette fois-ci nous nous rendons à la cabane du Grand Mountet au départ de Zinal. La randonnée s'annonce un peu plus sportive que les précédentes. 1400 mètres de dénivelés, 20 km aller/retour. Les pieds vont chauffer.
Lever à 6h du mat', arrivée à 7h30 à Zinal (pas très efficaces au niveau de nos préparations matinales ;)). Une toute autre ambiance cette fois-ci, avec les nuages qui obstruent le ciel, la fraîcheur et le vent vif qui nous réveille. Le long de la Navizance nous croisons quelques courageux joggers qui se sont levés bien tôt pour mélanger leurs foulées aux pas des vaches qui paissent tranquillement. Le chemin est un peu long jusqu'aux premiers panneaux indicateurs. Nous aurions pu nous rendre jusqu'à ce lieu en voiture par un chemin carrossable, mais un avertissement "Réservé aux ayant-droit" placé à son entrée nous en avait dissuadés !
Nous pouvons enfin commencer l'ascension, d'abord par une piste carrossable. Pas le type de chemin que nous apprécions beaucoup, mais qu'importe. La suite de la randonnée s'annonce tout à fait différente. Une fois que nous franchissons la Navizance par un petit pont de bois, la piste se transforme en un chemin étroit qui taille sa route à travers la végétation. Il se redresse très vite et nous nous retrouvons à l'assaut des contreforts du Besso.
Dans notre dos, nous pouvons déjà constater notre progression. La Navizance semble bien loin et le point de départ a depuis longtemps disparu de notre champ de vision.

Ni le soleil ni la chaleur ne sont à l'ordre du jour, nous pouvons continuer à monter à bonne allure. Le chemin alterne replats et ressauts, le tout avec une vue imprenable sur le fond de la moraine sur notre droite et avec le Besso qui nous surveille de ses hauteurs, sur notre gauche.

Lorsque les premières difficultés apparaissent, nous pouvons constater les efforts fournis par le CAS et l'armée suisse pour tailler ce sentier. Ainsi, la traversée de ce ravin se fait à l'aide de cordes, chaînes et même un pont en béton qui fait aussi office de "parapierres".

Le sentier continue toujours à monter, une dernière fois avec un raidillon cherchant son chemin à travers les rochers. Le chemin aurait pu être un calvaire pour quelqu'un craignant le vide comme moi, mais les câbles mis en place sécurisent fort bien mes pas. Une fois ce passage franchit, un long faux plat nous attend qui nous fait traverser un immense champ de rochers.

On finit enfin par trouver un peu de verdure...

...et même des fleurs. A vrai dire en un seul et petit endroit, à plus de 2800 m d'altitude, toute une variété de végétaux ont élu domicile. Je vous fait grâce de toutes les espèces capturées sur le silicium de notre appareil, mais voici un extrait des couleurs rencontrées et qui tranchent avec le gris du ciel, des glaciers et des roches.

La cabane n'est plus très loin. Pas de risque de se tromper, on est bien en Suisse :)

La grisaille est tenace et ne semble ne pas vouloir prendre congé. L'ambiance est donc toute particulière, les glaciers plus noirs qu'à l'habitude et les sommets bien emmitouflés.

Pas pressés de redescendre nous en profitons pour faire un petit tour dans les environs du refuge puis de faire une petite sieste. En effet un peu de bleu se profile à l'horizon et il n'est pas impossible que le temps se dégage.

On peut enfin un peu mieux contempler la magnifique Dent Blanche...

Un petit florilège des sommets et glaciers formant la couronne impériale...





L'embellie fut cependant de courte durée, les nuages ont rapidement repris le dessus. Nous nous sommes donc enfin décidés à reprendre le chemin de la descente, laissant derrière nous des ravins abrupts...

Des moutons typiques de cette région, des nez noirs du Valais...

Le chemin doit nous mener jusqu'à Zinal. Vu d'ici la route s'annonce encore bien longue !!

Quand nous arrivons (enfin) au parking du départ, les pieds auront bien fumé. Le replat final fut un petit calvaire, la prochaine fois qu'on aura besoin de partir dans ce secteur nous nous rapprocherons quitte à risque le PV...
Prochaine sortie prévue le lendemain, ce sera une petite randonnée de repos !
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Nous revoilà partis pour une deuxième journée de découverte des merveilles locales. Aujourd'hui la météo locale nous promet un temps arrosé voire un peu orageux. Au lever du jour le ciel semble plus cléments et ne renonçons pas si facilement à passer la matinée dans les hauteurs. Nous ne prenons néanmoins pas de risques et choisissons une randonnée à volets.
Départ tôt le matin du barrage de Moiry, direction le basset de Lona puis le lac de Lona, avec la possibilité de monter au Sex de Marinda si le temps le permet.
Le lac de Moiry se montre sous un air de fjord norvégien avec ses eaux de couleur turquoise sur fond de glaciers.

Passage par l'alpage de Torrent.

La montée est facile et faite de longues traversées permettant d'admirer tranquillement le paysage.
Motta Blantse :

Lac et glacier de Moiry :

Le glacier de Moiry et Grand Cornier au premier plan, dominés par la magnifique Dent Blanche.

Les mêmes vus d'un plan plus large.

De l'autre côté du Val d'Anniviers, au dessus de Zinal, le Bishorn et le Weisshorn.

On arrive finalement au basset de Lona, où un vent tempétueux nous attend. La vue de l'autre côté du col tranche franchement avec les paysages vus jusqu'ici. Les Becs de Bosson se montrent au dessus d'un paysage fort lunatique.

La météo semble devoir être moins humide qu'annoncée, nous décidons donc de monter au Sex de Marinda pour profiter de la vue panoramique qu'offre ce sommet. La montée est très raide et rapide, on se retrouve vite sur une crête relativement vertigineuse côté main gauche. Le vent y est encore plus violent, la marche se doit prudente et il faut parfois s'assoir pour éviter d'être mis à terre par les rafales !
Le village de Grimentz vu du sommet :

Le panorama sur le lac et le glacier de Moiry ainsi que la couronne impériale de Zinal (voir panorama de l'entête de l'article) est saisissant.

Un coup de zoom sur le magnifique Ober Gabelhorn, à droite sur la photo (tous les sommets sont décidément magnifiques ici...).

Le vent insiste pour que nous ne traînions pas trop là haut, nous redescendons donc rapidement et continuons notre chemin en direction du lac de Lona.

Il est midi, on peut enfin s'installer et déguster notre pic-nic. Après une pause relativement longue, les nuages commencent à se montrer plus menaçants et nous prenons tranquillement le chemin du retour.
Une petite dernière photo pour la route : en Anniviers il n'y a pas que des rochers et de la glace, alors voici une petite photo plus... végétale :)

Voilà, c'est tout pour cette fois-ci. Cette rando fut encore sportivement très tranquille, mais on commence à bien s'acclimater aux altitudes élevées, avec le sommet du Sex de Marinda culminant à 2906 m.
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Deux semaines qu'on n'est pas prêt d'oublier ! Cette année nous avons choisi le Val d'Anniviers pour passer nos vacances estivales, avec pour but d'échapper à la foule habituelle et de s'offrir des randonnées à la fois sportives et gratifiantes. Tout un programme largement rempli !
Nous avons choisi comme point de chute le très pittoresque village de Grimentz, une vraie merveille de vieux chalets de mélèzes noircis par le soleil.

Pour une première mise en jambe, nous choisissons un but facile, la cabane de Moiry. Le rapport efforts/spectacle est excellent :) Moins de monde que ce que nous craignions (les divers topos que j'ai pu lire à ce sujet me faisait craindre une véritable autoroute...), mais à l'arrivée la cabane est en plein chantier. Heureusement en continuant un peu on se retrouve directement face au magnifique glacier de Moiry !
Dès le départ la vue sur les glaciers est extra, ici avec la Pointe de Mourti et le bas du glacier de Moiry.

Montée le long d'une moraine.

La vue est impressionnante en contrebas...

...ainsi que sur les séracs.

Un petit lac s'est formé entre la moraine et les contreforts, dans lequel se mirent le sommet enneigé du Mourti et la pointe de Moiry.

Au delà du refuge de Moiry, la vue sur le glacier du même nom est imprenable.




En pleine pause contemplative.

A la redescente, la nature joue avec les textures.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Une petite rando mais déjà on est sous le charme de la vallée :)
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Je pense que les mots ne suffisent pas pour décrire cette journée hors normes. Que dire sinon que pour moi le mois de décembre restera toujours celui où l'on peut faire les plus belles photos de ski. Après un décembre 2006 calamiteux, voici décembre 2007 où neige et grand soleil nous permettent de "prendre la pause" devant l'objectif.
Après avoir tatonné pendant deux heures où nous rencontrerons une neige diversement transformée, nous finissons par repérer une petite face atteignable depuis le sommet du TS Peyron. Nous prendrons soin de laisser nos empreintes entre rochers et poudreuse légère jusqu'à ce que le soleil finisse par rejoindre l'horizon...
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[Lundi 24 Janvier]
Voilà, étant donné que de temps en temps des gens demandent des impressions sur les Thunder, je me suis dit que d'écrire tout le long de la saison ce que j'en pensais pourrait m'aider à y répondre, et puis quand j'en aurais la flemme je pourrais renvoyer directement à cet article :)
Commençons donc tout de suite par
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Un petit compte-rendu de ce que j'ai pu tester au mondial 2004... Pour info je fais 1.65m pour 60kg (je précise parce que y a des gros steacks qui traînent sur ce site et pour qui des skis de moins de 2m sont des patinettes ;))
Movement Thunder 175
Pas le temps d'arriver samedi que je me jette sur la dernière paire de Thunder en 175, pour tout dire je suis monté au mondial pour tester ces skis. Alors j'était tout heureux d'en trouver une paire :)
Première impression : la vache ils pèsent leur poids !! Le temps de chausser sur la glace derrière les pioches et de descendre du coté du funiculaire je me familiarise à ces drôles d'engin bien larges sous le pied (je passe de 66 à 87 ça change un peu :)). Je me sens empoté mais je me dis que c'est la première descente depuis 5 mois d'arrêt, c'est un peu normal ! Aller pour voir ce qu'ils ont dans le ventre je décide de descendre jusqu'à l'intermédiaire du jandri à 2600. Sympa il y a de la trafollée, juste ce qu'il me fallait pour tester les Thunder. Résultat : bah elle est où la trafollée ?? Les Thunder arrachent tout sur leur passage, on peut prendre de la vitesse, ils donnent une confiance quasi suicidaire (surtout quand on a les jambes qui brûlent, c'est un peu violent comme échauffement). Bref de quoi envoyer des grands virages quasi carvés dans cette petite couche de neige fraîche tracée parsemée de cailloux traîtres. Le temps de continuer de descendre et me voilà dans un petit couloir pas raide du tout mais très glacé. Surprise encore, les Thunder donnent vraiment confiance, on pivote sans souci, on dérape en contrôlant bien, ça fait plaisir. Bon voilà y a plus qu'à remonter au jandri à pattes, alors j'en profite pour zieuter la gueule des semelles : aie aie une gros trou jusqu'au noyau et une gros entaille qui fait une grosse bavure. Ils ont pas aimé les gros cailloux... De retour sur le glacier je profite du peu de temps qu'il me reste pour me faire une descente depuis le funi sur les larges boulevards, pour me faire une idée de ces skis sur piste. Je ne sais alors vraiment pas à quoi m'attendre vu tout ce que j'ai pu lire sur les fats patati patata. Et là c'est là révélation : je n'ai jamais pris autant de plaisir en carving qu'avec ces skis !! Ils ont à mon avis le rayon de courbure parfait (22m, comme un ski de géant), ce qui permet à l'envie d'envoyer des grands virages dans un confort et une stabilité que je n'avais jamais connu, tout comme des petits virages bien enchaînés. Et comme en hors piste ils donnent l'impression que rien ne peut arriver. De plus, ce ne sont pas des skis sans caractère, ils te jettent à la sortie de chacun de tes virages. J'ai testé des skicross 10 rn 170 le lendemain pour avoir une idée de ce que donnait un ''vrai'' ski de piste, et pour tout dire le Thunder s'en tire honorablement, voire plus qu'honorablement, car en comparaison je l'ai trouvé plus stable, tout aussi crocheur, avec seulement moins de ''kick'' (sur les skicross fallait faire un peu attention aux passages de carres pour pas se faire éjecter). Mais finalement je préfère un peu moins de vivacité, on est plus en confiance et ça permet d'envoyer du plus gros :)
Pour finir, et ça je ne l'avais pas remarqué tout de suite, mais même sur la glace il est gentil avec son rider, car il reste stable, facile à mettre en dérapage, et ne fatigue pas par d'horribles vibrations comme le faisaient mes anciens skis (que j'ai skié juste après les thunder pour voir la différence... j'ai failli les jeter direct à la benne après ça ;))
Bon je ne vous le cache pas, pour mon utilisation 50% piste 50% HP, les Thunder sont mon choix, et ce seront mes skis de tous les jours cette année !
Scott Santiago Mission 178
Première impression : cool c'est bien plus léger que les Thunder. Je les mets au pied, je prend la file d'attente à la pioche : ils sont bien plus maniables que les Thunder, légers sous le pied. Hop c'est parti pour une bonne descente me dis-je, mais là c'est le désarroi : ok en virages courts il est sympa. Ok il est léger et maniable. Oui, léger, trop léger même. Je commence à prendre de la vitesse, et là c'est la cata. Impossible de se mettre sur un rail, le ski se dérobe, dérappe, tappe de partout. Quelle différence avec le Thunder !!! Je n'arrive pas à trouver son sweet spot, je ne me sens pas bien dessus. Je n'arrive pas à trouver le rayon sur lequel il se sent bien. Bref, il est recalé à la première descente. Certes en HP il doit être joueur et très maniable, mais ce n'est pas ce que je recherche. Point.
Dynastar Skicross 10
Ayant recalé le santiago mission, me voilà à la recherche dans le village d'un autre fat-mid-fat. Pas de bol, y a plus rien ! Avec amertume je me mets à la recherche d'un skicross : plus rien chez Ato, alors direction Dyn qui, il faut le dire, ont amemé un stock impressionnant de skis ! Résultat, deux petites descentes avec les skicross, et vraiment j'ai bien kiffé ces skis, pas traîtres pour deux sous, grosses prises de vitesse malgré la mauvaise visibilité, bref j'avais le sourire en bas de la piste (et les boyaux retournés ;)).
Dynastar Legend Pro 186
Ah, voilà la deuxième raison de ma venue sur le mondial. Je me demandais ce qu'une paire de skis comme ça pouvait donner sous les pieds d'un criquet comme moi :) Pour tout dire il m'ont fait hésiter avec le Thunder ! Je n'aurai jamais cru qu'un ski aussi grand et large pouvait être aussi maniable ! A petite vitesse et en petits virages, il est capable de bien boucler (quelque chose que je n'aurai jamais cru possible avec un rayon de courbure aussi grand !). Mais là où il faut le skier, c'est à pleine vitesse et en grands virages (ou tout droit :)). Mazette ! C'est stable, et à force de persévérence, ça carve nickel (bon ok il y a plein de neige fraîche et douce, mais même là ou c'est plus dur ça carve pas si mal). Bref une grosse surprise. Par contre à force de le tester j'ai dû le recaler pour deux raisons : 1/ ça fatigue de mener ces engins là, je me vois pas traîner ça tous les week ends ! 2/ en comparaison du Thunder ça carve pas des masses (faut être super positionné sinon le ski se dérobe) et il n'a pas beaucoup de nerf. Enfin, c'est pas un ski pour la piste quoi :)
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Bon ben, juste histoire de tester un peu ces carnets, je mets ici quelques photos de mes dernières vacances au pied des écrins et de la Meije !
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