C'était un beau week end de printemps. un de ceux ou la neige se réfugie a l'ombre pour ne pas trop transpirer.
J'avais depuis longtemps entendu parler de cette bête a poil laineux qui vivait quelque part dans les Aravis... Que ce soit au bar du village ou bien de la bouche des anciens (qui trainent au bar du village) cette bête n'était discrète que lorsqu'on voulait la rencontrer.
Habituellement, je suis pas vraiment ce que l'on appele 'un ami des bêtes', disont que je suis plutot du genre à les laisser en paix, mais ce jour là changea la donne. Au hasard de mes recherches de magazines favoris, je tombe sur une annonce officielle parue dans 'créature magazine': 'Offre de 2500 kopeck pour toute personne qui ramènerait une photo vivante de la bête (ou alors l'inverse?) à poil laineux des Aravis'.
Je n'hésita pas une seconde, je fonça chez moi en me rappelant les histoires des anciens. Mon sac fut prêt en quelques minutes, quelques kilometre en voiture et je fut au pied du sommet autour duquel se cachait la bête...
Une marche d'approche me permis d'atteindre au bout de quelques heures la première étape du périple, au pied d'un grand cirque enneigé. Le moment était alors idéal pour les premiers repérages visuels: traces dans la neige, présence de nourriture, entrée de grotte, etc... Mais rien de visible ne transparraissait: R.A.S.
Je commençait a comprendre que la tâche ne serait pas si évidente. Qu'à cela ne tienne, je commence à m'équiper pour l'ascension de la combe, car une fois arrivé au col, la bête ne pourrait rester invisible plus longtemps :)
La montée fut rude, car la neige était encore bien épaisse pour une progression a pied, mais la motivation était totale! Rien n'aurai pu m'arrêter (euh, si en fait, mais en le disant ça casserait le charme...)! Pendant toute la (très) longue montée, je n'ai que peu pensé à la descente... Et c'était peu être mieux ainsi.
Après quelques glissades, changements de cap et autres frayeurs, je fini par atteindre le col tant convoité! Yaouh! Quelle vue, quelle solitude, quelle finesse de crête... Certainement mon premier orgasme montagnard... Je ne sait plus combien de temps je suis resté là haut. 2 heures? 30 minutes? Je ne sais plus, j'en ai perdu la mémoire! Ai-je vu la bête?
Je me souviens juste qu'à un moment donné j'ai commencé à m'inquiéter de quelle manière je pouvait descendre... La neige était lourde et profonde, la pente était raide... Quelques tentatives me rendèrent à l'évidence: et je du descendre en glissant sur mon sac à dos (assis, je vous rassure!).
Ce fut la plus grande, la plus rapide et la plus longue descente que je n'avai jamais faite sur les fesses! Quand je pense au heures qu'il m'a fallu pour monter, et aux quelques minutes de descente... C'est toujours pareil!
Une fois de retour à la voiture, je me rendi compte que j'en avais oublié la bête. Quel dommage... Tous ces efforts pour rien!
Je repense alors à ma ballade et je me dis que finalement, ça en vallait la peine même si le résultat n'était pas celui escompté...
La bête n'à qu'à bien se tenir: je reviendrai!



réactions (2 réactions)
t'as un problème avec la ''descente'' mais c'est du bon