Date de la sortie : 18/06/05 et 19/06/05

Vendredi 17/06/05, nous partons dans l'aprés midi moi et mes 3 accolytes de chemin (yo,franfre et mael) pour Elne, ville bien sympathique de la côte méditéranéenne ou réside l'incroyable GéRaaaaaaaarD, héros local du à sa présence intensive dans le Bar-PMU ilibérien (ou Elnois si vous préférez).

Petit Bivouac donc dans notre baraque de pecheur favorite (que de souvenirs...) et Go Go pour faire les provisions absolument indispensable à notre rando.
Dans notre petit panier de pique-nique, nous emportons donc les incontournables BOLINOS (tt les parfums), du lait concentré, des barres énergétiques mais surtout le saucisson, le paté de campagne et les chipolatas accompagnées de quelques merguez...
On achète même une petite grille manière de se faire plaisir une fois dans la nature. Hé oui, les bon repas font de bons souvenirs, et au moins on chie pas en spray une fois en altitude !!!

Couchés vers minuits aprés un platrass de Carbonara hardcore bien crémeuse made by Pépé as Franfrois, on se tape une petite session de 5h de sommeil pour se lever... à 5h du matin (oui oui j'ai bien compté).

C'est parti pour une ascenssion vers les étangs des camporells et le Puig PeriC. On se tape 1h30 de caisse pour arriver d'abord à Mont Louis, où l'on s'arrête pour acheter du pain (hé oué on va pas manger les saucisses sans pain ca va pas ?), et se boire un kawa à l'air frais et soleil levant. Puis, on continue notre route jusqu'au parking de la station de Formiguières, où débutera notre périple.

Au départ, le plan était de prendre le télésiège de formiguières car la voiture qu'on m'avait prété ne ressemblait en aucun cas à un 4*4. Le problème est qu'arrivés en bas, le télésiège était en phase de test et donc fermé au public. Obligé donc de se taper toute la piste de caisse, à pied avec nos sac à dos blindés (de tte façon chez moi c'est un problème récurrent). Pas passionnant cette session sur la piste mais une fois rattrapé l'arrivée du TS, ça commence à devenir intéressant...

On croise les premières accumulations de neige et le soleil se voile, laissant apparaître quelques nuages bas. Au fur et à mesure du trip le relief se pèle et on se croirait presque au Pérou, déambulant à grand pas sur la cordillère des andes. Mael, tellement barraque se bloque un muscle (décompression du stress des exams...) et n'arrive plus à respirer ! (enfin si mais bon on va dire à 1/5 de sa capacité).
On récupère donc son saco, et on se le fait tourner le long de la descente.(c'est assez cho de porter deux sacs de 70 litres, un devant et un derrière, le tout en marchant à l'aveuglète...Heureusement qu'on était 4).

L'arrivée sur les étangs est des plus magnifiques. 4 ou 5 lacs s'alimentent les uns les autres en contrebas d'un cirque semi-enneigé et dominé par le Pic PeriC, culminant à 2810m.
Le bord du lac le plus haut est couvert de neige donnant des reflets bleu turquoises dans l'eau, comme lorsqu'on regarde la partie supérieure mais immergée d'un ice-berg (enfin j'en ai jamais vu mais la télé c'est formidable, vive la cinquième !).
Une fois rassasiés du paysage, on se décide à se faire notre premier graillou, et à installer le bivouac. Il est 13h et on se dit que de toute façon, on aura bien le temps de se faire le Peric le lendemain, et de revenir à la voiture tranquile.

Graillou du midi standard, sans trop de superflu même si c'est vrai que le rouge était bien horrible...
Le terrain est une zone pastorale... donc couvert de bouses fraiches ! Difficile d'installer la tente et les raffales affessent la toile en déchirant une couture sur toute sa longueur !!! Le bivouac n'est pas bien placé et on se décide alors de s'installer prés du refuge, ou squattent une quinzaine de pêcheurs à la truite de montagne, la soixantaine flamboyante.
On se cale au bord du lac, où le vent ne souffle preque pas, et où le panorama est grandiose. L'aprés-midi sera mise à profit pour faire des clichés, magnifiques par endroit car la vallée regorge de lieux sympathiques, comme la rivière sous-terraine montrée plus bas.

20h : On est pas là pour déconner alors on attaque le graillou du soir, mais cette fois ci bien champêtre : Grillade de merguez sur sa mie de pain et sa moutarde de Dijon, Saucisson fraichement coupé à la lame de couteau de Rambo, Fruits frais accompagné de son Gateau de riz caramélisé ultra compact et le fin du fin : des BOLINOS façon carbonara pour faire descendre le tout.
Encore une fois, je ne vous raconte pas le 'perfect on the toilettes'...

21h30 : Dodo pour attaquer le rando de bon matin.

10h : 'Putaaaaaaaaaaaaaain on a pas mis le réveil'. On se regarde les uns les autres et on s'apperçoit qu'on est vraiment bouffis. L'alcool ? La drogue ? Non pas en montagne... En fait on est complétement brulés, rouge écarlates sur toute la face, les bras et les molets.
Examen donc obligé du tube de crème que l'on avait la veille. Un mini tube piz buin qui fait stick lèvre et créme solaire. Le deux en un qu'ils disaient. En fait c'était pas le deux en un. D'abord c'est le stick lèvre. Aprés avoir dévissé le capuchon c'est la crème solaire... On s'était tartiné la face de stick lèvre méga-gras, façon fond de friteuse... Mais puuuuuuuuuutain !!! Ils sont vraiment trop balaises à PiZ BuiN pour faire tenir deux produits dans un tube de 4cm de long !!!

Cette fois ci on se laisse pas faire et on met de la crème. On met le bonnet jusqu'au bas du front, les lunettes de soleil et c'est parti pour le Peric : départ 11h...

On traverse un ruisseau avec Yo sur un pont de neige qui s'effondre sous notre poids (je vous raconte pas le coup de speed), puis on entame l'ascenssion. On monte à vue d'oeil car la rando n'est pas balisée. Aprés avoir monté un petit col on arrive à la base de la crête et commençont à gravir l'engin. La pente est raide mais on a pas les sacs alors ça se passe plutôt bien.

Arrivés au Petit Peric (2650m environ), on se refait une bouffe standard vers 14h et on profite du panorama. A notre droite un cirque de pierre et d'éboulis, et à notre gauche, la vallée ou se tient le lac des Bouillouses. Le grand Peric de dresse devant nous et nous nous posons quelques questions. Par où redescendre ? Quelle heure est-il ? Est-ce que tu crois que ça craint si je démoule un cake et le planque sous un caillou ?
Aprés mûre réflexion et vu l'heure, nous entamons la crête du Peric mais n'effectuons pas l'ascenssion, trop incertains du chemin pour redescendre. Nous nous précipitons donc dans un sentier se dirigeant à l'intérieur du cirque. Le sentier est instable et nous glissons sur les caillous avec nos chaussures. C'est plutôt pas mal ! Pour rajouter du plaisir je sors mes batons de rando et entame qulques grandes courbes... que du bonheur !!!
Arrivés en bas, plus de sentier, juste une étendue immense de caillasse à perte de vue. Là on commence à galérer ! On croise une colonie d'izards à quelques centaines de mètres de nous et on déambule dans les rochers difficilement.

C'est parti !!! Heureusement, des plaques de neige s'étendent par-ci par-là et on s'y engage avec franfrois en éclaireur, vérifiant qu'il n'y ait pas de crevasse devant nous avec les batons. On progresse façon cordée d'alpiniste dans les pyrénées et sans corde, mais tout se passe bien et on rejoint le refuge vers 15h30, plutôt fiers de notre expédition (êt même si c'est vrai qu'on a plus bouffé que marché !).

On récupère nos sacs et on repart en sens inverse vers la station. On croise les pecheurs qui tracent en 4*4 sur la piste et on avance... La descente est interminable et on a trop trop mal partout. Nous coupons finalement à travers champs en longeant un tire-fesses assez hardu et regagnons la voiture vers 18h.

Petite dernière connerie : on est repassé par Perpignan pour revenir à Toulouse, du coup 4h de caisse et pas des moindres... (fallait passer par Foix)

Voila voila, je termine cet article sur cette session aux camporells en arrachant le dernier morceau de peau brulée au bout de mon nez, allez-y ça vaut le détour et n'hésitez pas à embarquer guitares et percussions les soirs d'été car la rando à partir du haut du télésiège de Formiguières est vraiment accessible.
Ah oui j'oubliais : n'oubliez pas le Grrrrrraillou !!!!

Que le saucisson soit avec vous... et la montagne dans votre esprit. ITWT.