Il suffit d'un rien parfois...
Une phrase, une image, quelques notes de musique, une pensée ou une rencontre.

Pour une émotion.

Un de ces sentiments qui vous fait tenir quand tout va mal. Une de ces trucs qui peut vous fait pleurer et que les autres ne comprennent pas.



Au détour du chemin, un chemin fréquenté, dans un endroit pas vraiment perdu. Un chemin caillouteux tout bête, qui descend du sommet vers la vallée.
Là, quelques dizaines de mètres en contrebas.

Un lac.

Un lac de montagne comme il en existe des centaines. Une tâche bleu translucide dans un univers de roches et d'éboulis.


Des cailloux et de l'eau.
C'est simple. Je trouve ça beau.


Les randonneurs passent. S'arrêtent 10 secondes. Jettent à peine un regard.

Pas d'émotion.

Eux ne doivent pas avoir envie d'y plonger. De rester assis au bord de l'eau jusqu'à ce que la nuit estompe la limpidité.
Ils ne s'imaginent pas triton, unique habitant de cette eau, violeur inconscient de cette pureté liquide.


Je scrute le fond, je fouille du regard les profondeurs bleutées.
Et j'y cherche le passage pour le royaume d'Avalon.