Samedi 26 Novembre 2005

Il a neigé dans la nuit du jeudi au vendredi.
A peine rentré de Lyon le matin même on décide de partir en rando raquette.
Pas besoin d'aller bien loin vu qu'il y a de la neige de partout. On part donc en direction du Manival pour ensuite rejoindre le Col de Baure.
On part vers les 11 heures dans 20 cm de poudreuse qui n'affichent que quelques traces. La montée jusqu'à la Cabane Forestière est facile et permet de remettre les jambes en marchent pour une première de la saison.
On regrette de ne pas avoir pris les skis cailloux pour redescendre dans cette première neige de la saison (en plaine). Nos regrets sont vite effacés lorsque l'on crois un randonneur qui redescant skis sur le dos en disant '' ça racle à chaque tournants''. En effet quelques mètres plus loin on voit les traces de skis qui mordent les cailloux enfouis sous la neige comme des traitres.

On arrive à la cabane Forestière et après un bref répis on attaque sur le versant plus raide de la montagne. C'est agréable de se promener sous les arbres encore recouverts de neige. Il n'y a qu'une trace solitaire devant nous ce qui nous permet d'évoluer sur un tapis de neige confortable. Le chemin fait des travers et croise sans cesse des couloirs qui laissent rêveur: on reviendra avec les skis lors d'une chute de neige ultérieure et plus importante.

Malheuresement l'orientation du versant fait que la neige commence à se transformer et la neige colle aux raquettes. on à l'impression de soulever des blocs de béton à chaque pas.

Quelques virages plus loin et quelques centaines de mètres de dénivelé plus haut, et avec des jambes en moins bon état qu'au départ on atteint le sommet.

Bien que la seconde partie de la montée eu été pénible et un peu fatiguante pour une prémière de la saison, le spectacle au col en vaut la peine. La Dent de Crolles qui est éclairée par un soleil radieux, offre ses pentes couvertes de neiges. Quelques randonneurs ne se sont pas fait prier pour aller tracer quelques courbes, ce qui nous rend un peu jaloux. Un snowboarder remonte en direction du Col de Baure par l'autre versant à travers un champ de poudreuse légère qui n'a pas transformée vu l'orientation de la pente; il va se faire plaisir c'est sur.

Belledonne a elle aussi revêtu son manteau blanc.
Le vue est magnifique mais elle ne nous fait pas oublier la température surement négative qui reigne ici.
On redescent.
On décide de prendre un couloir que l'on avait repéré à la montée. Malheuresement la couche de neige est posée sur un tapis de feuilles qui part sous notre poids ce qui rend l'expérience plus dangereuses qu'amusante. On reprendra le chemin, tant pis. La neige est encore plus collante qu'à la montée et les couloirs se purgent d'eux même comme si on était au printemps. La descente est rapide jusqu'à la cabane forestière et l'on rejoint le chemin du manival qui est maintenant recouvert de traces. Il faut chercher les rares endroits de neige fraiche pour amortir nos pas.

Plus on se rapproche des habitations plus il y a de monde dans les champs, à tel point qu'on se croirait sur la côte méditerrannée en été.

Comme quoi la neige plait à tous le monde.