Pour ne pas laisser le monopole du ski d'été aux skipasseurs pyrénéens, j'ai mis mes
skis dans la voiture et je suis allé dormir au col de l'Iseran avec ma coéquipière
préférée,Emilie.
Bonne nuit froide pleine de promesse pour la qualité de la neige.
Réveil 4h du mat'. petit dèj à la frontale sur le capot de la voiture. puis vient le
moment de s'équiper et là c'est le drame : au moment ou je décolle violemment ma
peau de phoque en arquant mon ski, le voilà qui pète juste au dessus de la
fixation. Douleur! Fini mes vieux 4*4 vertical! il me l'avait bien dit il y a 5 ans le
gars du vieux campeur que ça allait les fragiliser de les repercer pour les fixs
randos! bon ils m'auront quand même rendu de fiers services!

bon ben c'est pas tout ça mais il est 5h du mat, et il s'agit pas de redescendre
dans la vallé sans avoir taté cette neige. donc nous voilà parti,Emilie en ski moi en
chaussure de ski. la neige est dure et porte bien et la marche se révèle agréable.
La rando est une vraie partie de montagne russe avec deux descente (col du
bézin,col des roches) avant d'arriver au sommet. on ira d'ailleurs pas au sommet
mais on se rabattra sur un sommet secondaire moins raide et moins loin (c'est que
je suis à pied et je voudrais pas rentrer trop tard pour pas galérer dans la neige
molle).
à la descente Emilie se régale et fait chauffer la neige pendant que je descend sur
les fesses. on se retourne et on compare les traces: la mienne est directe quand
celle d'Emilie fait plein de virons. petit à petit la pente s'adoucit et je ne peux plus
glisser. bon ben tant pis je vais profiter du paysage...
au retour au dernier col,Emilie remonte encore une petite pente bien belle et pas
abimé par le ravinement,et se fait plaisir en signant la plus belle trace de sa courte
carrière de skieuse.
retour en ski à la voiture tranquille. la route du col est annexée par les motards
allemands et un rally de fiat 500... retour rapide à la civilisation.

pour conclure, une belle journée en montagne, du bon ski facile encore possible
moyennant un départ de bonne heure.
croisé des djeunz qui montaient à midi. pourquoi pas mais faut aimer cuire au soleil

Jibé