Le 25 juin dernier, j'avais tenté avec 2 amis une entreprise folle, la traversée de la Chartreuse, partant de La Plagne (Entremont le vieux), voulant atteindre Grenoble. J'avais fait l'itinéraire dans l'autre sens 2 ou 3 ans avant, en 2 fois... Certain que ça passé, mais l'état d'arrivé m'étais totalement inconnue. La météo prévoyait des orages pour la fins de journée... le seul que nous avons vu était à 8h du matin, avant le col de Bellefond. Il vaut toujours mieux se dire : ''J'aurai vraiment du y aller'' plutôt que : ''Qu'est ce que je fous ici!!!'' Ca nous a pris 45 min pour faire demi tour, il a fait beau dans la demi-heure qui a suivi notre changement de direction, mais passer le col dans les conditions ou on allez le faire aurai pu être vraiment crétin (éclair à moins de 2secondes....on a préfère faire demi tour dans la foret, avant l'Aup du seuil...)
C'est sur ce goût d'échec que nous repartons le 6 Août. Pas d'orage prévu cette fois, on commence à marcher à la même heure (4h), et c'est parti.
Montée au col de l'alpette, puis refuge de l'alpette, on part vers le pas des échelles. Le ciel s'éclaircit, mais des nuages se présentent...
On arrive au habert de la Dame, il commence à bruiner... Comme en Bretagne, on sent l'eau sur les bras, mais on ne voit rien... Mais pas d'orge en vue, pour le moment, on continue...
Peu avant l'aup du seuil, la vraie pluie arrive. Le temps de passé une veste, de protéger le sac, elle s'arrête... Ce sera la seule de la journée. Heureusement...
La traversée de l'aup du seuil et la montée au col de Bellefond sont un plaisir. Nous avons dépassé le point de la dernière fois. Cette fois, nous finirons!!!
Du col, direction la Dent de Crolles par la crête. Cette vue sur la vallée du Grésivaudan et la chartreuse est superbe. Elle aurai été encore mieux si il n'y avait pas cette brume sur Belledonne... enfin bon. Apres le pas de Roche plane Nous arrivons la ou doit se trouver la cheminée du paradis... Autant quand on vient de la Dent de Crolles, elle est facile à trouver, autant là, j'en chie... et pas moyen de passer ailleurs, c'est vraiment trop haut pour sauter...
Bon, on finit par la trouver, ne reste plus qu'a rejoindre la dent de Crolles...La haut, nuage et vent, on va pas traîner... d'autant que notre soutien logistique (=les sherpas qui montent de l'eau au col du coq en voiture!!!) ont décidé de venir nous rejoindre au col des Ayes... picnique sur place, puis on les laisse finir leur tour... Nous, cela fait près de 8h qu'on crapahute. Un bonne journée de marche en soi... mais il nous en reste à peut près autant pour finir... va falloir être fort mentalement. On récupère l'eau, et on par pour le col de la Faita. La, la fatigue commence à se faire ressentir... le rythme est tombé, le groupe s'étale... Tant pis, on est ensemble, on attendra les derniers... Au col, des framboises nous ralentissent encore, puis un chemin mal indiqué nous fait perdre un peu de temps... rien de grave, on est pas à 15 min prés... Un peu plus un peu moins...
la commence la partie pénible. En effet, le choix que nous avons fait de suivre la crête pour éviter de descendre au Sappey pour remonter au St Eynard ne semble plus forcement si évident. En effet, le chemin et mal tracé, peu utilisé passe son temps à monté et descendre d'une 10ene de metres, a eviter ou enjamber un arbre tombé, en bref, une progression lente et laborieuse, impossible de trouver son rythme... Enfin bon, quelque craquage et fou rire font passer le temps, mais quelle joie de retrouvé le GR... L?arrivée au St Eynard se fait sans encombre.
De la, il nous semble qu'il n'y a plus qu'a plonger sur Grenoble, qui nous temps les bras... La descente sur le col de Vence est fermé (depuis Avril, du à un éboulement, mais rien n'a été fait...no comment) mais nous l'empruntons quand même. L'idée même de faire un détour n'est pas envisageable... Cette descente rappelle à chacun que cela fait pas loin de 14h qu'il marche. Et la remonté du col vers le mont Rachais nous rappelle 2 choses :
1) la définition du col : point bas entre 2 sommets... Si on va de l'un à l'autre, forcement on remonte
2) qu'il ne suffit pas de plonger vers Grenoble, il reste du chemin...
La descente jusqu'a la bastille se fait avec la tête, les jambes commençant à dire merde... La descente de la bastille en elle même fut aussi un grand moment. Près de 45min pour le faire par les escaliers et les jardins du Dauphin. L'arrivé à Grenoble est un soulagement, l'impression d'avoir fait un truc crétin, inutile et splendide totale... J'appelle Oulabop pour lui dire que le Granier demain, ça va pas être possible... plus de 16h qu'on crapahute... Vivement mon lit...
J?aime Grenoble !
Traversé de la Chartreuse
par Darth Slovas, mercredi 10 août 2005



réactions (5 réactions)
N empeche que t aurais pu tenter le Granier dans le brouillard le lendemain