A l'automne 2004, 12 jours en Ecosse avec mon père; au lieu d'être la fac, la saveur incomparable d'être en vacances, loin...

J'avais bien préparé ce voyage, quelques apres midi passés sur la carte à réfléchir au parcours et devenir incollable sur la géographie écossaise.
Nous allons faire le tour du pays, remontant vers le nord en longeant la côte ouest, pour ensuite redescendre par le centre est.

Bref, 30 octobre, c'est parti! Décollage a l'aube to Edinburgh, temps...écossais en arrivant, c'est à dire de la pluie et du brouillard. La journée, découverte de la ville, très sombre, mais ça ne manque pas de charme. Le soir, (re)découverte de l'ambiance inimitable d'un pub britannique. Mais lever matinal, alors dodo matinal.

Le lendemain, c'est avec une certaine impatience que nous commençons notre voyage dans les Higlands d'Ecosse. Juste après Glasgow, le Loch Lomond est notre premier loch, première sensation d'Ecosse. En allant vers le nord, le paysage devient plus austère, et nous plus impressionnés. On rentre alors dans le vif du sujet, le relief s'éleve, les vallées(glens) se creusent, pour notre plus grand plaisir. La première vraie surprise est que le jour tombe vite, à 15h il y a déja une lumière de fin d'après midi. Nous dormiron à Oban, sur la côte ouest.

Le lundi 1er novembre, grand beau temps, si, si, c'est possible! La côte est déchiqueée, beacoup d'îles, dans tous les sens. Nous allons passer la journée dans le Glen Coe, large vallée flanquée de ''hautes montagnes, un must écossais. Avec la lumière d'automne, le paysage prend des teintes rousses magnifiques. Vue sur le Ben Nevis en haut. A 17h, il fait déja bien sombre. Nuit à Fort William, après avoir remonté un grand fjord.

Le mardi, temps un peu nuageux. Le matin, dans le Glen Nevis(le Village de Mel Gibson dans Braveheart), randonnée boueuse. Pique nique au bord du Loch Shiel, lumière extraordinaire, silence total, pas un chat. Le rêve! Nous prenons la route des îles vers l'est, passage près du Loch Morar, large et profond loch, austère, mais ça a de la gueule. Coucher de soleil sur l'île de Skye, arrivée a Mallaig, port désert.

Le mercredi, couvert, nous prenons le ferry pour Skye. Véritable labyrinthe, ou, entre les îles, grandes et petite, le ''continent'', les fords, on ne sait plus exactemnt ce que l'on voit. Le temps devient pourri, excursion malgré tout dans les Cuilins, mélanges de sommets volcaniques ocres et de l'autre coté du glen, de pics noirs presques sinistres. Nous finissons la journée à Neist Point, pointe nord ouest de l'île, temps pourri, mais ambiance dantesque avec de grandes falaises noirs qui tombent dans un océan déchainé. 2mn dehors chrono, mais trempés!

Le jeudi, toujours Skye, ciel ''lavé'' le matin, tour du nord de l'île, paysage de tourbes, très vert, presque breton. Ensuite,entre deux averses, montée à the Old Man of Storr, bizarre pointe noire d'ou l'on a une belle vue sur l'entrelac d'îles en contrebas.

Vendredi, visite d'Eilan Donan,(vu dans Higlander), remontée vers le nord, temps gris, vastes fjords sombres(Torridon), puis brouillard et pluie, on ne verra plus rien du coin qui parait il est superbe, très sauvage.

Samedi, remontée vers le nord, sous la pluie, paysage désolé, nu, alternance de fjords et grandes baies. Nous atteignons Ulapool, sur la côte nordouest, au fond d'un fjord, et traversons l'Ecosse vers l'est et Inverness, toujours sous la pluie.

Dimanche, le Loch Ness, rien d'extraordinaie en fait à cet endroit là, hormis que c'est le plus grand des innombrables lochs que compte l'Ecosse. L'après midi, randonnée boueuse dans le Glen Affric, vallée isolée, et ce qui est rare, très boisée. Nuit à Inverness.

Lundi, randonnée au dessus des nuages dans les Cairngorms, sorte de Massif central à l'écossaise, mais en tout cas du vrai soleil, ça fait du bien. Dodo à Pitlochry, petite bourgade sympa.

Mardi, un chateau le matin, et dernières saveurs d'Ecosse l'apres midi, au bord des Lochs Tummel et Rannoch, avec une superbe lumière. Retour un peu triste vers Edimbourg.

Mercredi, revisite d'Edimbourg, et le navion le soir. Mais si il n'y avait pas un nuage ce jour la, il tombait une petite bruine typiquement...écossaise en arrivant à Paris. ;)

Bref, peut-être un peu long comme résumé, mais je suis encore enthousiaste.
Cela restera un excellent souvenir, parce que nous n'avions aucune containte exterieure hormis celle du temps.
Ensuite parce que l'Ecosse est un pays sauvage, et qu'a cette époque de l'année, il n'y avait personne, ce qui était très appréciable, notamment pour le logement, pas besoin de réserver 3 mois à l'avance.
Et surtout parce que c'est un pays superbe, ''vide'' et dépaysant , mais pourtant pas loin de la ''civilasation''.
Beau parce que le paysage est sauvage et a cette époque de l'année, prenait des teints pourpres magnifiques. Ensuite la présence de l'eau ajoute au charme de l'endroit. La côte très déchiqutée, les inombrables lochs, petits ou grands, intimes ou austères, ajoutent au dépaysement.
Mais, la seule inconnue(et laquelle!) est le temps(non, il ne pleut pas tout le temps!). Une belle lumière, un jeu soleil/nuage, et on prend plein les yeux.
Bref, l'Ecosse, c'est parmis ce que la combinaison eau/terre/ciel peut donner de mieux.