Je suis un skieur alors dès qu'arrivent les premières pluies froides de novembre, mon coeur s'emplit de joie. La neige tombe en altitude et même en vallée. Je ne résiste pas longtemps à l'appel de la montagne.

Novembre 200*, nous sommes le 11 et j'ai déjà 3 jours de poudre à mon actif. Ce week-end prolongé paraît idéal pour ajouter quelques sorties au cru de l'année. J'aime l'atmosphère qui règne en cette période de l'année. L'hiver est tout proche. Cependant les jours sont encore long. Dans la vallée, nous sommes encore loin du tumulte et de l'effervescence habituels. Les remontées sont fermées. Le seul accès à la montagne : les peaux. 

Nous crapahutons dans la montagne à la recherche de belles pentes, de neige souple et agréable.

Chaque sortie est une quête ou la recherche d'une combinaison de plusieurs paramètres ; la neige, la pente, l'ambiance montagne, le panorama. En fait, ce moment de plénitude, très subjectif, où tu te dis : « Putain ? »
Que signifie ce « Putain » ? J'en sais rien. Que puis-je savoir de ce qui traverse l'esprit à ce moment là ? Pour moi c'est l'apaisement. Pour toi ? Et je m'en fous ! Mon pote et moi échangeons peu. Parfois un regard suffit, pour apercevoir sur le visage de l'autre la satisfaction d'être là. Que dire de plus ? Nous restons là, cois devant le spectacle offert par la montagne.

Voilà, c'est pour vivre cet instant T que je parcours la montagne. Un instant de bonheur prélude à de folle soirée. Je suis un mec heureux, je pars répandre la bonne parole et faire la fortune de quelques cafetier. Ce soir là, si ma mémoire est bonne, les compteurs se sont arrêtés à une bouteille de vodka-caramel par personne. Joie intense, grosse performance : une bonne fête !