Hier, 20h, le téléphonne sonne :
-OOOOoohhhhh Manuuuuuuu !!!! (mon oncle m'appelle comme ça depuis le jour où je lui ai dis que j'étais monté dans le téléphérique avec Manu Gaidet). Qu'est ce que tu fais demain?
-Rien
-Bon alors rendez-vous demain 7h30 à Saint Jean de Sixt, on va se faire la pointe percée
-Ok pas de problème...
Le temps de matter les prévis (on va se les geler), un topo vite fait (merde ça monte !!) et de préparer les affaires, me voila au lit pour une bonne nuit de sommeil de 5h...
Petit topo de la rando : départ du col des Annes (alt 1700m), on passe par le refuge de Gramusset (alt 2000m), le col des Verts (alt 2550m) et ascension de la Pointe Percée (alt 2750m). On redescend par une voie différente de celle de la montée pour rejoindre le refuge. On finit par rejoindre le col des Annes en revenant sur nos pas.
Montée : 3h
Descente : 3h
Résumé de la rando : on arrive au col des Annes vers 7h45. La température est fraîche (il faisait 6° à Saint Jean, 3°au col), et la visibilté est quasi nulle car un énorme nuage nous fait honneur de sa présence. Le temps de s'équiper et c'est parti. Le chemin monte à travers les alpages pour arriver au télésiège du col des Annes, qui appartient au domaine du Grand Bornand. La première offensive hivernale a bien eu lieu : il y a du givre sur les plantes et les sapins, je finis même par mettre les gants.
Le chemin continue sur la droite pour atteindre le col de l'Oulettaz (1925m). Le vent souffle et le temps finit par se dégager petit à petit, laissant apparaître la vallée. Après quelques passages plus rocailleux au milieu des lapiaz, on aperçoit le refuge de Gramusset (alt 2150m). Petite pause, le temps de regarder la Pointe Percée, et son ascension par le col des Verts. Il nous a fallu 1h20 pour monter, alors que le temps indiqué au départ était d'1h55.
Le temps est plus dégagé, et on commence à grimper dans un pierrier sinueux pas facile (il faut suivre les flêches vertes), qui devient même carremment dur dans les derniers mètres. A quelques pas du col des Verts, la neige (oui, de la neige!) fait une apparition et saupoudre le chemin, qui en plus d'être raide, va devenir glissant. Un bruit sourd accompagne toute notre montée : ce sont des pierres qui déboulent de partout, je pense que le port d'un casque n'aurait pas été de trop...Nous arrivons enfin au sommet du col des Verts (alt 2500m), d'où nous pouvons voir un panorma...euh...bouché. Vraiment dommage, on aperçoit juste le glacier des Bossons et le massif du Mont Blanc dans les nuages.
Le chemin se poursuit sur une arrête rocheuse qui surplombe toute la chaîne des Aravis, et nous amène devant la dernière partie de l'ascension, et pas la plus facile. Les flèches (jaunes et vertes) nous indiquent d'aller tout droit. Le soucis, c'est que tout droit, c'est la montagne, droite comme un ''i''. Je me remémorre le topo de la veille qui parlait d'une ascension finale ressemblant plus à de l'escalade que de la rando. Ils avaient pas tord.
-Mon oncle : ''De toutes façons, maintenant qu'on est là, on va pas la regarder sans rien faire!''.
-Moi : ''bah vas-y. Tu ouvres et je te suis.''
Et c'est parti. Il y a environ 250m ''d'escalade'' avant d'atteindre le sommet de la Pointe Percée. Ca s'appelle les ''cheminées de Sallanches''. Et on a fait les ramoneurs. Il faut suivre les flèches, qui se planquent au milieu des rochers, des lapiaz et des bouts de shiste qui dégringolent. 2-3 passages assez techniques, quelques insultes par-ci par-là, et on aperçoit la croix au sommet (alt 2750m). Une dernière arrête rocheuse à franchir et nous y voilà. Il est 11h05, le temps est sec et ensoleillé; il faut en profiter car ça ne va pas durer. La météo avait annoncé que l'après midi serait plus perturbée que le matin. Le temps de laisser un message sur le cahier, d'avaler un truc, de boire un coup et nous voilà reparti.
On décide de redescendre par une autre voie, la voie ''normale'' de l'ascension, empruntée par d'autres randonneurs qui montent également. Le chemin est moins technique, c'est vrai, mais rendu beaucoup plus dangereux par les nombreuses chutes de pierres. La descente s'effectue dans un pierrier ravagé par l'érosion. Les flêches sont oranges, et le chemin redescends jusqu'au refuge de Gramusset. Il aura fallu 1h30 pour effectuer cette descente.
Le temps se couvre de plus en plus et le vent du nord souffle toujours. Le temps d'avaler le repas de midi, et nous voila reparti vers le point de départ. On reprend le même chemin qu'à l'aller, toujours dans le brouillard. On croise un troupeau de moutons et quelques abondances et nous voila rendu au point de départ. Il est 14h15.
En conclusion, c'est une rando difficile, voire très difficile pour l'ascension finale. Un casque n'aurait pas été de trop dans les équipements à prévoir. Les cheminées de Sallanches ne sont pas destinées à n'importe qui, surtout les personnes sujettent au vertige.
Voici quelques photos
Le Col de la Vanoise La montagne l'été
Rando à La Pointe Percée
par Bast03, dimanche 18 septembre 2005


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réactions (13 réactions)
En tout cas, tu m as donné envie de la refaire, s. j étais au mont blanc au meme moment en pleine tempete avec vent et neige
C'est vrai que les cheminés de Sallanches c'est assez aérien, je l'ai pas encore faite à la descente, mais pour infos pour les autres, il y a des anneaux et avec une corde je pense que ça se descend bien.
j'ai trouvé des randonneurs hauts savoyards qui m'ont proposé de faire cette ascension avec eux.
rando sympa mais un peu technique