Je rêve d?aller au mont blanc. Juste pour me dire je suis aller la haut. Mais voilà, personne n?a le temps de m?emmener cet été. J?en parle à mon frère. Pareil, il ne souhaite pas une course qui ressemble à une autoroute. Le 29 juillet, je reçois un texto de mon frère : « prépares tes pieds, j?t?emmène au Mont Blanc par l?arête de Bionnassay ». Youhou? j?ignore exactement ce qu?est l?arête de Bionnassay, je sais juste que c?est assez vertigineux? je n?en sais pas plus. Ce qui m?inquiète le plus, c?est l?altitude... Est ce que j?ai la capacité de monter aussi haut ? Parait-il qu?on ne le sait qu?une fois sur place? alors je verrais bien.
Samedi 31 juillet : je retrouve mon frère à Chamonix. Nous laissons sa voiture à Chamonix, puis nous roulons vers les Contamines, un petit parking sous le village Miage. C?est partie : direction le refuge Durier. Chouette marche, on se croirait bien loin de la haute montagne tant que les nuages cachent le dôme.
Arrivée au refuge : Wahou, il y a du monde? le mauvais temps à forcé quelques cordées à taper le carton une journée entière au refuge. Un pompier dormira sur la table, faute de lit dispo.
Après une bien drôle de nuit (chaleur étouffante à whatmill dans le refuge), p?tit dej? avec deux de tensions et zouh on file? mon frère n?a pas la forme? mais alors pas du tout? Je ne l?ai jamais vu aussi fracassé. Il prend sur lui, il ne veut pas me gâcher mon cadeau? j?le sens moyen quand même. Je suis gênée? pauvr? frangin :-(
Objectif : les arêtes de Bionnassay puis montée au Mont Blanc assez vite, pour pouvoir chopper la benne du soir à l?Aiguille du Midi.
Je vis un moment extraordinaire sur ces fameuses arêtes. Je me découvre un coté ultra concentré? Je n?entends plus mon frère. Je suis contente d?être là, mais pressée d?en finir et de me retrouver sur de la neige ferme, sans vide autour ! C?est long? Une fois fini, j?adooore, j?ai envie de revivre plein de moments comme ça !!! La marche est encore longue, mais le plus stressant est fait.
Arrivée là haut, il fait froid, il y a du vent, je voulais prendre le thé, manger un bout là haut? mais non, il y a trop de vent : nous redescendons? je suis heureuse? dans ma tête, je remercie mille fois mon frère lors de la descente.
Le plus chiant, le plus dure, le plus pénible : l?aiguille du midi un 1 août à 17h30 !!!! on mettra environ 1h30 / 2h à descendre, à faire la queue, poirauter... ect?
Peu importe, je re-regarde mes photos et ne dé-scotche pas le sourire.
Arrivée en bas, mon frère prend la route. Pour ma part, j?suis naze, j?installe le duvet dans ma ZX break matelassée, garée au contamine, et je dors, des images plein la tête ! Merci frangin :-)

Quelques images... j'ai pris une telle quantité d'image, dommage j'en ai assez peu sur les arêtes, j'avais trop peur de tomber :