Ça faisait des années que j'attendais l'occasion d'y aller: voir la descente Coupe du Monde du Lauberhorn.. et cette fois a été la bonne. Très bonne même:

Dimanche 13 janvier 2008.

Partis de la maison à 6h00. Arrivée à Lauterbrunnen, et on embarque dans le train à crémaillère qui monte sur Wengen et la Jungfrau. Pas de Japonais aujourd'hui, mais des hordes de voyageurs de tous âges et venus de tous les cantons. Beaucoup ont déjà bien entamé l'apéro, faut dire que c'est jour de fête. Ambiance course d'école-carnotzet.

 

On passe Wengen, on continue à monter et un peu plus tard on sort à Wengernalp, 1873m. L’endroit est bien choisi, il s’agit du lieu dit Hundschopf. On monte y faire un tour, histoire de voir de plus près le fameux saut de la Tête de chien. Impressionnant. Ebouriffant. Détonnifiant même.

 

Puis on va s’installer sur la colline qui fait face à la piste, et qui va faire office de gradin pour des milliers de spectateurs. Des fondues par-ci par-là, beaucoup de bouteilles de blanc, des bonnets ovomaltine, des drapeaux suisses et des toupins : grosse grosse ambiance. Génial !

 

12h40, la Patrouille Suisse fait son show dans le ciel de Wengen. Les avions se croisent, tournent autour du Lauberhorn et frôlent l’Eiger qui domine la piste. Impressionnant, démontant même. Mais pas autant que les deux corneilles qui suivent, enchaînant toe-loop et boucles-piqués en synchronisé. Sont quand même forts à l’armée suisse.

 

12h50, un skieur s’élance sur la piste, caméra au bout du bras sous une ovation populaire. C’est Brunon Kernen, qui saute même le Hundschopf plus loin que les ouvreurs à venir. Impressionnant, explosant même.

 

13h00, le premier skieur s’élance. Marrant de voir la variation des réactions du public à chaque coureur. Pas grand-chose quand c’est un autrichien, mais la folie quand les Suisses et Buechel descendent. Bon, les skieurs se suivent, et puisque ni Défago ni Buechel n’ont brillé, tout le monde trépigne en attendant Miller et Cuche. Gros applaudissements pour l’américain ; en remerciement il explose  de 1’’33 le meilleur temps qu’avait fait Osborne-Paradis. Ça va être chaud pour Cuche.

Effectivement c’est chaud, puisque les chronos intermédiaires défilent, et notre bon vieux Didier reste désespérément derrière Miller. Malgré des encouragements en 4 langues et 26 accents du public.
Tant pis hein.

 

La descente se fera à pied pour certains et à ski pour d’autres, et c’est pas forcément les plus sobres qui sont à pied.

 

 

Santé!... et à samedi prochain !

 

 

Classement final :

1. B. Miller (USA)

2. D. Cuche (SUI)

3. M. Osborne-Paradis (CAN)

 

Données techniques :

Départ : 2315m

Arrivée : 1287

Dénivelé : 1028m

Longueur : 4’480m…