pour qui s'intéresse à l'économie des media (we do forcément), voici un rapport choc de Magazine Publishers of America sur les revenus de la presse magazine US au premier trimestre 2009, comparés au premier trimestre 2008.



Déjà que ça n'allait pas top, la paralysie induite par la crise chez de nombreux annonceurs, dont les extra-sportifs aux poches jadis profondes (ne citons que l'industrie auto, très présente outre atlantique dans les action sports), accélère le mouvement : le chiffre d'affaire Pub est en baisse de 20% en moyenne tous titres confondus, -30 à -40% sur le ski (ouch). Du coté du snow, c'est moins pire (-10%)
Le nombre de pages de pubs vendues dans les mags de ski reste stable pour sa part (traduction = autant de pubs, mais elles sont vendues beaucoup moins cher qu'avant).

Au delà de cette crise de la pub qui n'est pas une grande nouvelle, ce que je trouve le plus marquant à la lecture de ces chiffres, c'est que les mags de ski US, avec de tels chiffres d'affaire pub (des dizaines de millions de $ annuels pour les plus gros titres), n'aient pas été foutus de négocier le virage digital à l'époque où les caisses devaient littéralement déborder, en investissant ne serait-ce qu'un ou 2 millions. En fait ce n'est pas si étonnant : pourquoi remettre en question son modèle ou chercher à la compléter lorsque tout marche (encore) tout seul?
Considérant la taille du marché US, lecteurs et annonceurs, on serait en effet en droit de penser qu'il existerait un site qui ferait 10 fois la taille de skipass (tout comme le marché de la presse ski fait 10, 20x la taille de celui de la France). Ce serait juste logique. Ben non, il n'y a pas de vrai gros acteur Web ski aux US, ni issu de la presse, ni pure player. (et non, on n'a pas prévu de s'y attaquer ;) )