Les Echos lancent leur version mobile sur lecteur e-paper.
J’avais eu l’occasion de tripoter rapidement le modèle Sony (destiné aux livres mais la techno est à priori similaire) à Tokyo cet hiver : le confort de lecture est déjà au rendez-vous (absence de scintillement, feeling visuel proche du papier) , c’est pas mal on sent qu’on n’est pas loin... Le modèle choisi par les Echos semble d’ailleurs plus performant, faudra que je trouve le moyen de tester (encore un peu cher pour l’instant).

Bon, si on peut imaginer lire dès demain les Echos, le Monde ou le Daubé sur un tel terminal, il va falloir attendre encore un peu pour le National Geographic...

Cependant, à la vitesse à laquelle vont les choses dans notre monde ma bonne dame, on peut sans grand risque penser qu’on pourra d’ici quelques années s’affranchir du papier en tant que support. Le développement et la démocratisation des tablettes ou des écrans souples pourrait bien faire basculer toute une industrie dans le numérique : un seul support compact et léger, un nombre illimité de sources, une qualité d’affichage à terme supérieure à l’imprimerie, plus tout ce que le Web a déjà apporté au traitement de l’information (interactivité, personnalisation, intégration multimédia...). Ce n'est qu'une question de temps.

A la croisée des chemins de la presse dite traditionnelle et du Web, cela promet des développements bien intéressants.
De notre coté, on imagine déjà parcourir nos portfolios en grand format, beaux comme du papier glacé, dans le métro, sur un banc public ou aux toilettes (le St Graal de la presse en ligne). Allez, on dit 5 ans?