Google, qu’on ne présente plus, offre un service de mail de bonne facture appelé Gmail... Le service est gratuit, il est simplement demandé à l’utilisateur d’accepter la présence dans ses messages des fameux liens contextuels Adwords qui sont à la base du modèle économique de Google. Jusque là tout est normal, c’est du donnant donnant entre Google qui fournit un service gratuit et l’utilisateur.

Là où ça se corse, c’est que ces publicités sont évidemment fonction du contenu de l’e-mail et quand l’e-mail en question est votre newsletter, vous avez la surprise de voir apparaître à coté de votre contenu (destiné à vos lecteurs) des pubs pour des produits et services de votre univers, y compris de concurrents...
C’est également ce qui arrive quand vous intégrez ces pubs sur les pages de votre site, mais dans ce cas c’est une démarche volontaire de l’éditeur de contenu qui touche une commission sur les revenus de ces publicités et qui a de plus la possibilité de filtrer les annonceurs indésirables (concurrents par ex.)
Sur Gmail, l’éditeur fournit à son insu son contenu et ses clients, gratuitement et sans contrôle possible.

Sur l'exemple ci-dessus, les annonceurs sont là "par hasard" mais il n’est pas bien dur d’imaginer qu’un annonceur malin puisse par une surveillance rapprochée des newsletters de sa concurrence déclencher des campagnes Adwords ponctuelles basées sur les mots clés des dites Newsletter, mots clés discriminants et si possible anodins (tant qu’à faire c’est moins cher). De quoi s’assurer d’être vu par les abonnés Gmail de la newletter visée. Difficile de rêver meilleur ciblage.

Que l'utilisateur accepte de la pub dans son contrat avec Gmail est une chose, mais que Google monétise la base d'abonnés et le contenu de la newsletter d'une société à son insu en est une autre.

j'avais remarqué ce problème depuis plusieurs mois et en fouillant sur le web je n'ai pas trouvé grand écho, si ce n'est quelques articles datant de 2004, dont celui-ci avec une explication pour le moins fumeuse et limite comique de Google.

De mon point de vue celà s'apparente à du parasitage, un autre avis?

(bon, y'a pas le feu au lac tout de suite, les abonnés Gmail représentant 1,1% de nos abonnés mais ce n'est pas une raison pour admettre le principe)