On parle norvégien, anglais, slovaque, suédois, allemand, finnois et français sur la ligne de départ de la finale du North Face Ski Challenge, ce dimanche à Val Thorens. Les 73 kids de 11 nationalités (dont 8 filles), âgés de 12 à 18 ans, sélectionnés depuis cet automne dans toute l'Europe se retrouvent à Val Thorens pour tenter de décrocher le gros lot : un contrat de partenariat de deux ans avec les sponsors de l'évènement (North Face, Lange, Dynastar). C'est Tom-Oliver Hedvall (Suède - en photo) qui gagne dans la catégorie Kings (les plus grands) et devient donc pro-rider.
Dans les autres catégories, Max Fornier gagne chez les teens et Erik Nordin (Suède) dans la catégorie kids. Du côté des filles, c'est la Slovaque Suzana Stromkova qui l'emporte. Cest la fin d'un tour européen qui a mené la caravane de Jipé Baralo et de son équipe aux Pays-bas, au Royaume-Uni (à Manchester), Zermatt, Garmisch, Are (Suède), Ruka (Finlande) et Chamonix pour passer au crible la nouvelle génération de skieurs. Quelques wild cards provenaient de clubs français (les Houches, La Clusaz, Chatel, le Grand Bornand et quelques locaux de la vallée des Belleville). L'organisateur, Jipé Baralo, nous explique l'idée de cet évènement : mettre en avant des skieurs complets, car il y a une vie hors du park.
Samedi le mauvais temps avait forcé les organisateurs a annuler le freeride. Aurélien Ducroz improvise alors une recherche Arva, le rail occupe les kids impatients d'en découdre pendant que tous prient pour que la météo soit clémente le lendemain. Dimanche : Blue Bird Day et planning serré avec les deux épreuves de freeride et de freestyle. Une petite face d'environ 200 m de dénivelé offre un théâtre sécurisant pour les skieurs dont certains ont été sélectionnés en ski dome (Manchester et Landgraaf aux Pays-Bas). L'épreuve de freestyle se déroule sur un snowpark reconstruit après les chutes de neige de la semaine précédente. "En freeride, on veut voir du ski, de l'habileté et les juges notent le choix de ligne, l'agressivité, la fluidité, la vitesse, le contrôle... critères habituels d'une compétition de freeride. En freestyle, c'est pareil, les skieurs sont jugés sur l'amplitude, la difficulté, la créativité, le contrôle et la réception", précise Jipé Baralo.
A la tête des juges, on trouve Michel Beaudry, journaliste, juge de freeride, local de Whistler (Canada), vieux routard et figure du ski nord-américain. Il insiste sur la polyvalence qu'il souhaite mettre en avant pour distinguer des skieurs de demain qui ne soient pas des rats de snowpark (terrain park pour Michel) et l'importance de cet effort pour l'avenir du ski. "Le freestyle est une mode, la montagne non".
Texte et photos (sauf mention) : Guillaume Desmurs

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Y a déjà du level chez ces gosse ça promet!!
Du gros sur le park, des cork 10, bio 10 ....
Un front flip sur le nolle