Le Grand Raid Gore Tex n'est pas un évènement qui porte la bonne parole du freeride et du ski avec un mégaphone, de la retransmission en direct et du prize money livré par la Banque de France. Tout au contraire, le Grand Raid Gore Tex, sous la houlette depuis 17 ans de Hervé Favre, créateur de l'école Evolution 2 à Tignes, laboure son terrain, celui du ski, du vrai ski, un ski qui ne la ramène pas, avec une tournée en France et une finale à Tignes, remportée dimanche par Nicolas Anthonioz et Sébastien Pichot.
Ligne de départ, ligne d'arrivée, terrain non préparé et pas de reconnaissance possible pour les 32 équipes inscrites et âgées de 15 à 56 ans. Voici pour les règles, comme le rappelle Thibaud Duchosal, freerider habitué du Grand Raid, ajustant son masque avant le départ de la deuxième spéciale (sur les quatre de la journée), quelque part dans le brouillard, sur une corniche :
Le ski du Grand Raid, c'est celui que l'on pratique depuis toujours, qui demande des qualités authentiques de skieurs élevés à l'ancienne, aux cuisses bio et nourries au plein air : solidité des jambes, réactivité et instinct à toute épreuve. L'un des meilleurs à ce jeu-là, c'est Cédric Pugin, vainqueur du Grand Raid Master 2006, l'édition anniversaire des 10 ans : "il faut skier intelligement : quand ça va droit, il faut prendre droit, quand c'est accidenté, il faut lever le pied pour ne pas s'étaler, c'est vite faite de perdre des valises de secondes ou de se faire mal. Il faut arriver à regarder loin devant et prévoir les mouvements de terrain, les changements de direction et l'état de la neige". Les yeux travaillent aussi vite que les jambes, comme nous l'explique Hervé Favre, impressionné par ces skieurs :
Après Val d'Isère, La Rosière, La Clusaz, La Plagne et Chamonix (La Mongie et Auron ayant été annulés), les vainqueurs de chaque étape se retrouvent sur les pentes de Tignes pour se disputer le grand titre et ajouter leurs noms sur la liste des vainqueurs (dont Guerlain Chicherit ou Manu Gaidet) inscrite sur un grand ski dans les bureaux d'Evolution 2. On retrouve au sommet de la pente, attendant leur tour, principalement des amateurs et aussi des noms connus comme Cédric Pugin, Cyril Meynet ou Nicolas Anthonioz (vainqueur du Derby de la Meije 2008 et du Grand Raid 2005). Au vu de ces noms, on devine déjà la physionomie du podium. En 17 ans de Grand Raid, de sacrées bêtes de courses se sont succédées et leurs performances donnent un intéressant résumé de l'évolution du ski, comme l'explique Hervé Favre.
Sous le soleil indécent d'avril, le podium est donc composé de :
1-"Les Petits Baigneurs", l'équipe de Nicolas Anthonioz et Sébastien Pichot (membre du groupe Coupe du monde du super G et slalom). Nicolas donne les recettes de son secret : "rester debout !".
2-"Vélociraptor", l'équipe de Cédric Pugin et Jacques Chaudan.
3-"Merlin l'Eclateur", avec les deux frères Cyril et Olivier Meynet qu'on ne présente plus, multiples vainqueurs du Derby de la Meije et du Grand Raid.
Texte et photos dans le brouillard : Guillaume Desmurs
Photos au soleil : Caroline Gonin
Ligne de départ, ligne d'arrivée, terrain non préparé et pas de reconnaissance possible pour les 32 équipes inscrites et âgées de 15 à 56 ans. Voici pour les règles, comme le rappelle Thibaud Duchosal, freerider habitué du Grand Raid, ajustant son masque avant le départ de la deuxième spéciale (sur les quatre de la journée), quelque part dans le brouillard, sur une corniche :
Le ski du Grand Raid, c'est celui que l'on pratique depuis toujours, qui demande des qualités authentiques de skieurs élevés à l'ancienne, aux cuisses bio et nourries au plein air : solidité des jambes, réactivité et instinct à toute épreuve. L'un des meilleurs à ce jeu-là, c'est Cédric Pugin, vainqueur du Grand Raid Master 2006, l'édition anniversaire des 10 ans : "il faut skier intelligement : quand ça va droit, il faut prendre droit, quand c'est accidenté, il faut lever le pied pour ne pas s'étaler, c'est vite faite de perdre des valises de secondes ou de se faire mal. Il faut arriver à regarder loin devant et prévoir les mouvements de terrain, les changements de direction et l'état de la neige". Les yeux travaillent aussi vite que les jambes, comme nous l'explique Hervé Favre, impressionné par ces skieurs :Après Val d'Isère, La Rosière, La Clusaz, La Plagne et Chamonix (La Mongie et Auron ayant été annulés), les vainqueurs de chaque étape se retrouvent sur les pentes de Tignes pour se disputer le grand titre et ajouter leurs noms sur la liste des vainqueurs (dont Guerlain Chicherit ou Manu Gaidet) inscrite sur un grand ski dans les bureaux d'Evolution 2. On retrouve au sommet de la pente, attendant leur tour, principalement des amateurs et aussi des noms connus comme Cédric Pugin, Cyril Meynet ou Nicolas Anthonioz (vainqueur du Derby de la Meije 2008 et du Grand Raid 2005). Au vu de ces noms, on devine déjà la physionomie du podium. En 17 ans de Grand Raid, de sacrées bêtes de courses se sont succédées et leurs performances donnent un intéressant résumé de l'évolution du ski, comme l'explique Hervé Favre.
Sous le soleil indécent d'avril, le podium est donc composé de :1-"Les Petits Baigneurs", l'équipe de Nicolas Anthonioz et Sébastien Pichot (membre du groupe Coupe du monde du super G et slalom). Nicolas donne les recettes de son secret : "rester debout !".
2-"Vélociraptor", l'équipe de Cédric Pugin et Jacques Chaudan.
3-"Merlin l'Eclateur", avec les deux frères Cyril et Olivier Meynet qu'on ne présente plus, multiples vainqueurs du Derby de la Meije et du Grand Raid.
Texte et photos dans le brouillard : Guillaume Desmurs
Photos au soleil : Caroline Gonin


Mots clés : 
Les réactions : 75%
25%
(8 réactions)
ça c'est du vrai ski
Bon bah j'ai quelques prédispositions...
Itw sympas.
c'est tous des malades mentaux! et en plus ils ont même pas peur!
mais que de souvenirs après un tel w-e...
on l'aime bien nicolas mais le grand raid, c'est aussi des amateurs qui s'en sortent des fois mieux que certains pro donc n'oubliez pas de parler d'eux
Super neige, super organisation, super ambiance....
Que du bon, comme pour les autres étapes.
bref vivement l'année prochaine!!!!!!
Un grand merci à nos "décideurs" ...